Comme c’est l’été qui arrive en courant et que du à mon nouvel emploi, ma garde-robe est complètement désuète, je me suis dit qu’une petit séance de magasinage s’imposait. Je déteste magasiner en plus. Je n’aime pas les vendeuses, elles m’énervent à me suivre partout dans les boutiques me prenant pour une voleuse à chaque fois que j’ai le malheur de prendre un item qui se trouve sur les cintres. Je n’aime pas non plus la quantité de gens qui se trouve dans les magasins. Il semblerait que les gens s’y amasse au plus grand nombre possible quand je dois y aller pour mieux me rentrer dedans avec leur sacs et leurs airs de morons. Enfin… Je me suis accordée un délais maximal de 2h pour faire le tour en courant et revenir avec un morceau de vêtement qui pourra servir autant pour le travail que pour ma vie personnelle parce que j’ai découvert au cours des derniers mois qu’entretenir deux garde-robes distinct, ce n’est pas de tout repos pour le porte-monnaie.
Me voici donc prise dans la panique de la jungle des centres d’achats, prenant bien soin de retirer les écouteurs de Monsieur Spooky qu’en cas extrême du genre, demander si il y reste ma grandeur ou encore si je peux payer, sinon, je ne parle pas à personne. Pas question de m’éterniser dans cet endroit.
Je me suis également fixée un but d’ordre personnel pendant mon périple aux enfers. Comme à tout les été, je tente l’expérience. Essayer de revenir avec au moins un item qui n’est pas de couleur noir. J’ai horreur de porter de la couleur. Je ne me sens pas très à l’aise avec la couleur. Même que je suis en train d’en faire une maladie. J’ai beau essayer, avec tout les plus grands efforts du monde, je n’y parvient pas.
Enfin, après le délais alloué pratiquement écoulé, je me suis dit que j’avais bien le droit de me gâter un peu. Un tour chez le disquaire, c’est toujours bien mérité. Surtout avec la surprise qui m’y attendait et qui m’a ébranlé pour le restant de la soirée.
J’entre dans la boutique. Seul endroit où je me sens confortable de retirer mes écouteurs ornés de têtes de morts. Je vois au loin un démonstrateur pour la Wii avec tout juste à l’avant l’ombre d’un enfant qui joue. L’idée de l’effrayer pour qu’il quitte sa place et me laisse la console à ma guise me semble une très bonne méthode de m’emparer du jeu. Pourquoi pas!
Je m’approche, avec mon plan derrière la tête. J’ai un gros sourire d’étendu sur le visage. Et c’est à ma grande surprise qu’au moment fatidique où j’arrive pour faire peur à la personne qui monopolise la Wii, je me trouve face à face avec un nain. Je suis quand même reste bouche bée. Mais ce n’est pas pour cette raison que mes deux bras sont allés se fracasser sur le sol.
- Hey.., Salut! Tu veux jouer avec mon Wii?
J’ai été incapable de répondre. Je venais tout juste de me faire aborder par un nain. Je n’en reviens toujours pas.
