Valérie Magique ou L’interminable Périple Labyrinthique


Du beurre sur vos Popcorn?
Jeudi, 28 février, 2008,
Classé dans : Les Tentatives Amoureuses | Tags: , , ,

Vous savez, j’adore le cinéma. Tout dernièrement, je ne cesse de dévorer encore et encore le même film Persepolis. Je vous le conseil fortement. Pour ma part, je l’ai tellement adorer que je retourne le visionner continuellement.

Récemment j’y ai initié un tout nouveau cobaye. Fraîchement sur le marché du célibat, une petite sortie avec un membre du sexe opposé ne pouvait sans doute pas me faire de tort. De plus, je me suis dit que de vivre un peu d’énervement, l’angoisse de l’avant, du pendant et de l’après ne peut que m’apporter un peu de piquant. Ce sentiment me semblait si lointain que je pensais l’avoir oublié.

Grave erreur. Les sueurs froides et l’accumulation de gaffes du au stress ont très vite pris le dessus sur ma personne.

Première étape, l’avant première. Pour rester fidèle à mes habitudes un peu maladives, même s’il ne s’agit que d’une simple soirée sans plus ni moins, je dois absolument me procurer un nouveau morceau de vêtement pour l’occasion. Je me retrouve donc à sillonner les boutiques. Je fini de peine et de misère à trouver LE chemisier idéal.

Je rentre en vitesse pour l’enfiler. Vraiment, ce chemisier me va comme un gant! Classique mais avec un brin de folie, discret avec une pointe provocatrice, simple en respectant le souci du détail éclatant et sexy sans dévoilement de la quincaillerie tout en entier. Hum… Peut-être qu’un décolleté de la sorte n’est pas approprié pour une simple soirée dans le noir complet d’une salle de cinéma… Bien non! Pourquoi m’en ferais-je justement, si nous nous retrouvons dans le noir!

Deuxième étape, le début du spectacle. Le premier contact de la soirée se déroula sensiblement de façon positive. Après quelques échanges sur de multiples banalités, il y eu un silence plutôt inconfortable. Je senti que ses yeux, malgré un effort déployé pour que le geste se fasse incognito, se posèrent sur l’échancrure qui ornait ma poitrine. Pourquoi ai-je choisi ce chemisier!?! J’ai donc du redoubler de stratégie pour éviter que l’ouverture ne crée pas trop de remous.

- Alors! On y va au cinéma?

Malaise écarté, le son de ma voix le ramena de son hypnose tout en laissant au passage un voile écarlate sur mes joues qui venait me trahir. Pour rattraper son geste maladroit et pour épater la galerie par la même occasion, monsieur s’occupa de la facture et alla même jusqu’à m’offrir un gigantesque format de popcorn.

- Du beurre sur vos popcorn?

Non merci! Des plans pour qu’avec ma grande maladresse, je me retrouve complètement aveuglé par ce lubrifiant alimentaire étendu au maximum sur mes verres. Il faut maintenant déterminer l’emplacement parfait pour le visionnement. Après quelques calculs et compromis, il ne resta plus qu’a s’installer en se délectant de popcorn une fois que ce dernier fût bien en sécurité entre ses mains afin que le tout ne se retrouve sur le sol. Le seul problème est que je dois sans cesse m’étreindre pour apaiser mes soudaines gourmandises. Pour éviter de gigoter sur mon siège pendant la totalité du visionnement, je décide d’appliquer la technique du paresseux. Le tout consiste à prendre le maximum de morceaux dans mes minuscules mains et de les grignoter discrètement un par un pour conserver le plus longtemps possible mon butin. Je m’applique du mieux que je peux pour dissimuler le fait qu’une fois sur deux ce n’est pas dans ma bouche que tombe le popcorn mais plutôt au beau milieu de mon corsage. Étant trop préoccupé par le spectacle devant nous, je reste ni vu ni connu.

Pour ne pas attirer d’avantage l’attention sur certaines parties de mon anatomie, je décide simplement de laisser le popcorn en place. Vous imaginez être à sa place, vous vous retournez et m’apercevez fouillant vigoureusement entre mes seins. Moi non plus non plus je ne veux pas trop penser à la vision absurde que cela donnerait. Et puis, il doivent être confortable ces popcorn? Moelleusement au chaud. Ils y restent!

Troisième étape, la grande final. Comme je suis toujours fidèle à mes habitudes, je n’ai aucune idée de comment agir dans ce genre de situation.

- Viens-tu prendre un café à la maison?

Pourquoi pas! S’il ne s’est pas encore sauver, c’est qu’il n’a pas eu conscience de mes bévues dissimuler par l’obscurité. Probablement parce que c’est avec la présence de spectateurs qu’elle décide de se montrer le bout du nez. Et c’est de fil en aiguille qu’elles décident de se détériorer et souvent au moment le moins opportun, surtout une fois que que mon encolure dégager à fait son charme.

Son charisme à tout de même réussit à me faire oublier ce que je dissimulais sous mon chemisier. Jusqu’au moment précis où, suite à notre magnétisme mutuel il glissa sa main sous mon corsage. Il figea net, glacé par cette soudaine découverte. Il tâtonna la poignée de popcorn toujours bien caché. Face à cette trouvaille, son visage changea. Il se demanda probablement si j’étais un petit rongeur cachant ses réserves ou simplement timbrée. Je le quitta aussi rapidement qu’un écureuil peut prendre la fuite.

Cette semaine, c’est seule, vêtue d’un col roulé que je me rendit au visionnement de mon film.



Absance prolongée
Mercredi, 27 février, 2008,
Classé dans : Insomnie | Tags: , ,

J’ai absolument rien à vous dire aujourd’hui. J’aurais beau me vomir les tripes à l’écran, je crois que le résultat en serait plutôt déplaisant.

Le tout émane de ma drôle de journée. J’y ai flotté comme transporté par une curieuse transe. Probablement causé par mon manque de sommeil de la veille. Un étrange mélange de café au lait et d’aveux inusités qui ont fait travailler ma tête sans interruption jusqu’à l’inévitable effondrement. Je me suis perdu au fil de mes pensées et mon insouciance ne m’a définitivement pas aidé. Aurais-je du déposer tout au long du chemin de petits cailloux scintillant m’aidant à reprendre la direction du retour? Probablement pas… Ma tête s’en serait retrouvée à la renverse alourdi par le poids du gigantesque labyrinthe tricoté par le tracé que j’ai emprunté.

Résultat de cette insomnie? J’ai donc du m’absenter du travail. Exilé dans les recoins les plus sombres de mon esprit, c’est une automate qui a su prendre la relève le temps de retrouver le chemin vers la réalité. Gestes robotisés, paroles standardisées, mouvements saccadés, regard absorbé. Paradoxalement, nul n’a semblé distinguer la moindre anomalie. Il faut dire qu’une fois que nous somme tous enlignés, chacun et chacune dans nos enclos en rangés, il n’y a plus vraiment rien qui importe.

Et bien que je me retrouve dans le confort douillet de mon salon, je ne suis pas toujours pas de retour.



Il Faut Sortir les Vidanges
Mardi, 26 février, 2008,
Classé dans : La Famillia | Tags: , , ,

- Mon fils a eu son permis de conduire aujourd’hui. J’aimerais l’ajouter à ma police ainsi que sa nouvelle auto.

- Ah oui? Quelle auto s’est-il procurer?

- Le tout nouveau modèle de l’année.

Quelle malchance! Je trouve un peu triste de constater que cet adolescent aura à conduire une voiture toute neuve. Dans mon cas, ma première auto était un désastre total. Il n’y avait rien de plus horrible: rouge éclatant ou s’entremêlait rouille et auto-collants pour donner un effet sublime de rebut mouvant. Et pour bien spécifier qu’elle m’appartenait, elle était ornée d’un magnifique écriteau vert lime ”Val Mobile”. Tous le monde me saluait au passage et m’interpellait par mon nom dans les rues.

Ce jeune n’aura jamais la chance d’expérimenter les péripéties que peuvent procurer une toute première auto usagée. Il faut dire que personnellement, mes connaissances mécaniques et mes techniques de conduites étaient équivalente au plus faible des novices.

- Papa… Je crois que ma voiture est brisée.

Vous ne pouvez vous imaginer le courage qu’il ma fallu pour lui annoncer la grande nouvelle. Depuis mon retour de l’école que j’anticipais la scène. Il est important de spécifier que mon père n’est pas de nature calme et réceptive.

- Qu’est ce que tu as fais, ENCORE!

La puissance de ses paroles fut tellement intense que la bourrasque qui sorti de sa bouche vînt entremêler mes cheveux.

Et puis comment ça ”ENCORE”!!!

Récapitulons! Donc, hier, je suis aller mettre de l’essence avant de rentrer. J’y étais allée plus tôt mais j’imagine que j’avais dû faire beaucoup de kilométrage au courant de la journée. Puis ce matin, j’y suis retournée encore une fois pensant que j’avais oublié de le faire la veille. Et cette après midi aussi. J’ai du passer à la station service suite à mes commissions avant de retourner à l’école. Finalement une dernière fois avant de rentrer à la maison. Voilà! Je crois que c’est tout.

- Combien !?!

Dans ma tête de petite fille, j’imagine que ce ne devait pas être beaucoup… Peut-être y avait-il quelque chose d’inhabituelle si cette énumération causais désormais une tornade avec un seul mot.

- Bien… 100$…

Toujours usant de son tact hors pair, il débuta son habituel ritournelle implorant tous les sacrements inimaginable de la Sainte Église Catholique. Hum.. Il devait définitivement y avoir quelque chose d’anormale.

Puis, il sorti en laissant résonner la porte dans un son sourd comme seule une porte peu effectuer en étant violemment remis à sa place. Le calme avant la tempête. J’essayais de m’imaginer la scène en espérant que le pire n’arriverait pas. Impossible. L’attente me paru la plus longue qu’une jeune fille peut vivre, laissé dans l’ignorance complète de ce qu’il advenait. Il réapparu en bondissant de nul part tout comme le fait un clown horrifiant aux airs terrifiants lorsqu’il sort d’une boîte à surprise.

- Embarque dans ta vidange.

Habituellement, avec un ton comme celui-là, j’exécute sans trop me poser de question. Une fois au volant, je me souviens qu’il n’y a plus d’essence. Devrais-je le mentionner? Peut-être est-il préférable de ne seulement rien dire.

- Là la, écoutes moi bien. On s’en va au garage. Suit moi. Si JAMAIS les feux sont rouges, COUPE LE MOTEUR.

Les instructions semblent tout de même facile à suivre. De plus, il conduit un énorme 4×4. Impossible de le manquer parmi les autres conducteurs qui fourmillent pendant cette heure de pointe achalandée à laquelle nous sommes rendu.

Tout va comme sur des roulettes! Déjà trois feux de signalisations sans obligation de couper le moteur. Évidement, il fallait que ma joie prématuré sois démolit par cette lumière orangée à l’horizon. Mon père freina sec en avant de moi. Sa tête reluisante de sueur sortie de la fenêtre de son véhicule. Le soleil étincela au contact de ses verres fumés pour que les multiples conducteurs témoins de la scène le discerne plus facilement. Son teint devenait de plus en plus écarlate, comme s’il allait exploser.

- Ferme le moteur de ta maudite vidange! T’as compris? Awaille, AWAILLE! FERME LA TA VIDANGE! Tu m’entends quand je te parle!?!

Le public en délire qui se trouvaient au première loge de ce spectacle ne purent s’empêcher de lancer leurs acclamations face à cette scène unique en son genre.

- Non mais t’es malade!

- Ça va pas crier après les gens comme ça

- Maudit fou!

Trop amusé par la situation, je sortie mon visage à mon tour.

- Ouin! T’as compris?

En complète furie, s’apercevant que la lumière allait bientôt mûrir, je senti ses yeux transpercer ses lunettes dans ma direction tout juste avant de me donner les instructions à suivre.

- Toi ma petite maudite! PART TA VIDANGE. Pis suis moi!

C’est dans une cacophonie totale, emplie de coups de klaxon et d’insultes dirigées vers mon père que nous sommes arrivés au garage.

- Papa, j’avais compris la première fois. Non, non, pas quand tu a réussit à te ridiculiser, quand tu me l’a mentionné avant de partir.



Un Verre De Lait, des Fois c’est Bien
Lundi, 25 février, 2008,
Classé dans : Les Aventures Farfelus | Tags: , ,

- Ah oui? Vous voulez VRAIMENT aller là?

C’est ce que j’ai dit à mon amie en naviguant sur la page personnelle d’un inconnu.

- Ah oui. Tu vas VRAIMENT aimer l’expérience.

Sincèrement, je ne suis pas le genre de personne qui va critiquer lorsque quelqu’un me propose une nouvelle activité, mais ça!

- Ah oui! Moi c’est pas mêlant, j’en rêve à toutes les nuits.

Elles sont bizarres ces filles là. Peut-être que c’est moi. Je ne comprend pas beaucoup l’engouement qu’il peut y avoir à regarder un homme faire balancer son sexe nu devant une salle remplie d’hystériques hypnotisées par leur manque disgracieux de plaisir sexuel.

- Bien non! Ce n’est pas comme ça.

C’est vrai… Désolé! Il ne sont pas comme ça ces messieurs. Ils se proclame danseurs nus, mais en vérité, le tout reste bien rangé à sa place.

- Alors! Tu viens ou pas?

Je continuais d’observer les multiples clichés de cet homme sur le web. Il y abordait diverses positions: dans un lit de satin rouge se caressant les mamelons, dans une salle à saveur médiévale brandissant une épée gigantesque (non, pas la sienne (gratuit)) mais surtout dans la douche se versant des litres et des litres de lait sur son torse moite et dénudé. C’est exactement à ce moment que j’ai eu une de faiblesse.

- O.K. D’accord.

Ce ne fut qu’une simple confirmation de ce que j’avançais. Je me suis retrouvée prise au piège dans une énorme cage remplie de fauves sanguinaires qui voulaient toutes et chacune son morceau de viande fraîche. Puis, en gardant les yeux fixés sur la sortie, me dessinant dans la tête des tactiques d’évasion digne d’une agente secrète, j’ai eu la surprise de ma vie. Le laitier chers lecteurs et chères lectrices! Il s’avança langoureusement dans une démarche sensuel, un podium à la main, le sourire en coin tout en mettant de grands efforts pour avoir l’air coquin. Il déposa devant moi son pied d’estale (qui soit dit en passant était une caisse de lait) et y grimpa afin de débuter de curieux mouvements de bassins en prenant bien soin de les diriger vers mon visage.

Prise comme par une incontrôlable force, je n’ai pas pu m’empêcher d’éclater d’un rire si puissant que les employés ont du ramasser des morceaux de ma rate jusqu’au lendemain matin.

Il reprit donc de plus belle, comme s’il voulait, par les mouvements de son corps, faire de la crème fouettée. Tous ce qu’il a accomplit est d’intensifier de plus en plus mes rires.

Il s’arrêta sec! Comme pris dans du beurre.

- Non mais! Tu as fini de rire de moi?

- Je suis désolée mon petit coeur. C ‘est qu’il te manque une pinte de lait à la main pour que tous soit parfait!

Il redescendit sur le planché des vaches, prit sa petite boite et ne termina jamais sa danse.



Le cellulaire
Lundi, 25 février, 2008,
Classé dans : Mon Monde Perdu | Tags: , ,

Moi et la technologie, nous n’avons jamais été de très grandes amies. C’est quand même un beau paradoxe que je me vide à vous par le biais de cette dernière… Enfin.

- Votre appel est important pour nous.

C’est la première fois de ma vie que je décide d’acheter un cellulaire. Quelle mauvaise idée. Moi qui est aucunement à l’ordre dans mes affaires, un autre compte facile à délaisser et perdre complètement le file de ce qui se passe avec cette bebelle la. Surtout que les grosses compagnies de télécommunications nous simplifient tellement la tâche en prenant le tout en main et en nous laissant dans l’ombre de ce qui advient avec la facturation de produits gadgets… En tout cas.

- Désolé pour ce temps d’attente. Un préposé sera avec vous dans quelques instants.

Vous savez qu’il faut faire son changement d’adresse? C’est le genre de chose que je ne faisais pas avant. Mais, plus maintenant! Je me prend en main! Je suis donc devenue par défaut responsable dans un certain sens. Depuis le mois de Juillet que je veut le faire. Mais c’est fini ce temps la. Je ne fais plus juste vouloir le faire, je le fais pour vrai. En y pensant, c’est peut-être pour cette raison que je ne recevais plus mes factures. Hum, aurais-je résolu le mystère de l’aventurier du courrier perdu?… Incroyable!

- Veuillez garder la ligne afin de ne pas perdre votre priorité d’appel.

Non, mais, ils sont quand même sympathique les représentants dans les centres d’appels. Sincèrement, c’est avec ces gens la que j’ai les conversations les plus profondes sur le sens de la vie. Pas besoin de se payer des séances avec des psychologues ou encore avec des thérapeutes. Ces gens la sont payés pour répondre à nos questions et selon les règles de la compagnie, ils sont dans l’interdiction total de raccrocher. C’est nous cher clients et clientes qui décidons si la conversation est terminée ou pas.Vous avez déjà discuté de grandes questions philosophiques avec eux? Une expériences inoubliable!… N’importe quoi!

- Du à un taux d’appel plus élevé qu’à l’habitude, nous sommes désolé de ce temps d’attente imprévu.

J’imagine que, bien, si j’ai réussi à passer tout ce temps sans changer mon adresse, ce n’est pas quelques mois de plus qui feront la différences… Je veux dire, personne s’en est rendu compte sauf moi (et vous par la même occasion). De toute façon, je déménage probablement cette été. Je le ferai lorsque je connaitrai ma nouvelle adresse. Au diable les bonnes intentions de maturité!… Bon! C’est assez!

- Oui bonjour, mon nom est Bruno. Que puis-je faire pour vous aider? … Allo? Allo?



Vol plané
Lundi, 25 février, 2008,
Classé dans : Le Merveilleux Monde du Travail | Tags: , , ,

Vous savez, quand la vie nous force à avoir un nouveau commencement, il y a plusieurs mises au point qui accompagnent le tout. Il faut, dans une sens, atteindre la perfection. Eh oui, je l’admet, j’ai quelques défauts et même en y travaillant fort, j’ai de la difficulté à m’en défaire… surtout un en particulier.

Appelons le V.I.P. Vraiment Incapable à Porter dans son coeur. Vous savez, le genre de personne que, malgré de très grands efforts, jamais, JAMAIS vous ne serez capable d’être sympathique avec lui. Même qu’à la longue, vous vous surprenez à affectionner maladivement le fait de le détester.

J’adore voir quelqu’un tomber. Je trouve qu’il n’y a rien de plus drôle au monde. Surtout quand il s’agit de moi. Les gens qui me voient m’exécuter ont souvent tendance à croire que je me fais très mal. Probablement parce que je reste couché par terre en riant d’un fou rire interminable. J’imagine que mon rire ressemble à des pleures dans ces moments spécifiques (au pluriel oui, car je dois avouer que je tombe assez régulièrement).

Cette semaine fut la première fois répertoriée au monde que je n’ai pas ri en voyant quelqu’un tomber, moi incluse.

Encore une autre belle journée de travail accompli. Je quitte pour la journée. L’attente semble interminable face aux ascenseurs en demandes à tous les étages. Le délais est tellement long que tout peut arriver. Ah non! V.I.P se présente au bout du corridor. Vite!!! Ouvre toi la porte!!! Il avance, il s’en viens, il y est presque. ALLER LA PORTE!!! Merde… Il arrive au même moment où l’ascenseur me fait l’honneur de se présenter. Bon, ce n’est pas parce que nous sommes tous les deux que je suis obligée de lui parler. Évidement, il engage la conversation. Ahhhhhh désolé, le son de mes écouteurs est beaucoup trop fort pour entendre ce que tu me dis. Quoi! Il a le culot de me les enlever! Heureusement, il ne reste plus qu’un seul étage. Bon enfin arrivé. Mais j’oubliais, il n’y a rien d’aussi simple dans la vie. V.I.P décide de me suivre. Non, non, je ne vais pas chez moi, je n’ai pas besoin que tu viennes me porter à la maison. Oui oui je suis sûr. Aller, byebyebyebyebye

J’adore Montréal. Par contre, je ne comprend pas pourquoi la ville installe des trottoirs en pente de 45°. Surtout que ces trottoir la en particulier se trouve à la sortie des stationnements réservés aux personne V.I.P. Et c’est toujours au moment précis où ce dernier décide de sortir du stationnement que mes pieds glissent sur l’énorme plaque de glace qui orne le trottoir-pente pour me propulser en vol plané sur le capot de mon V.I.P préféré. L’auto n’a rien et moi j’ai eu un énorme coup à mon orgueil…