Classé dans : Les Tentatives Amoureuses | Mots-clefs: chemisier, cinéma, date, popcorn
Vous savez, j’adore le cinéma. Tout dernièrement, je ne cesse de dévorer encore et encore le même film Persepolis. Je vous le conseil fortement. Pour ma part, je l’ai tellement adorer que je retourne le visionner continuellement.
Récemment j’y ai initié un tout nouveau cobaye. Fraîchement sur le marché du célibat, une petite sortie avec un membre du sexe opposé ne pouvait sans doute pas me faire de tort. De plus, je me suis dit que de vivre un peu d’énervement, l’angoisse de l’avant, du pendant et de l’après ne peut que m’apporter un peu de piquant. Ce sentiment me semblait si lointain que je pensais l’avoir oublié.
Grave erreur. Les sueurs froides et l’accumulation de gaffes du au stress ont très vite pris le dessus sur ma personne.
Première étape, l’avant première. Pour rester fidèle à mes habitudes un peu maladives, même s’il ne s’agit que d’une simple soirée sans plus ni moins, je dois absolument me procurer un nouveau morceau de vêtement pour l’occasion. Je me retrouve donc à sillonner les boutiques. Je fini de peine et de misère à trouver LE chemisier idéal.
Je rentre en vitesse pour l’enfiler. Vraiment, ce chemisier me va comme un gant! Classique mais avec un brin de folie, discret avec une pointe provocatrice, simple en respectant le souci du détail éclatant et sexy sans dévoilement de la quincaillerie tout en entier. Hum… Peut-être qu’un décolleté de la sorte n’est pas approprié pour une simple soirée dans le noir complet d’une salle de cinéma… Bien non! Pourquoi m’en ferais-je justement, si nous nous retrouvons dans le noir!
Deuxième étape, le début du spectacle. Le premier contact de la soirée se déroula sensiblement de façon positive. Après quelques échanges sur de multiples banalités, il y eu un silence plutôt inconfortable. Je senti que ses yeux, malgré un effort déployé pour que le geste se fasse incognito, se posèrent sur l’échancrure qui ornait ma poitrine. Pourquoi ai-je choisi ce chemisier!?! J’ai donc du redoubler de stratégie pour éviter que l’ouverture ne crée pas trop de remous.
- Alors! On y va au cinéma?
Malaise écarté, le son de ma voix le ramena de son hypnose tout en laissant au passage un voile écarlate sur mes joues qui venait me trahir. Pour rattraper son geste maladroit et pour épater la galerie par la même occasion, monsieur s’occupa de la facture et alla même jusqu’à m’offrir un gigantesque format de popcorn.
- Du beurre sur vos popcorn?
Non merci! Des plans pour qu’avec ma grande maladresse, je me retrouve complètement aveuglé par ce lubrifiant alimentaire étendu au maximum sur mes verres. Il faut maintenant déterminer l’emplacement parfait pour le visionnement. Après quelques calculs et compromis, il ne resta plus qu’a s’installer en se délectant de popcorn une fois que ce dernier fût bien en sécurité entre ses mains afin que le tout ne se retrouve sur le sol. Le seul problème est que je dois sans cesse m’étreindre pour apaiser mes soudaines gourmandises. Pour éviter de gigoter sur mon siège pendant la totalité du visionnement, je décide d’appliquer la technique du paresseux. Le tout consiste à prendre le maximum de morceaux dans mes minuscules mains et de les grignoter discrètement un par un pour conserver le plus longtemps possible mon butin. Je m’applique du mieux que je peux pour dissimuler le fait qu’une fois sur deux ce n’est pas dans ma bouche que tombe le popcorn mais plutôt au beau milieu de mon corsage. Étant trop préoccupé par le spectacle devant nous, je reste ni vu ni connu.
Pour ne pas attirer d’avantage l’attention sur certaines parties de mon anatomie, je décide simplement de laisser le popcorn en place. Vous imaginez être à sa place, vous vous retournez et m’apercevez fouillant vigoureusement entre mes seins. Moi non plus non plus je ne veux pas trop penser à la vision absurde que cela donnerait. Et puis, il doivent être confortable ces popcorn? Moelleusement au chaud. Ils y restent!
Troisième étape, la grande final. Comme je suis toujours fidèle à mes habitudes, je n’ai aucune idée de comment agir dans ce genre de situation.
- Viens-tu prendre un café à la maison?
Pourquoi pas! S’il ne s’est pas encore sauver, c’est qu’il n’a pas eu conscience de mes bévues dissimuler par l’obscurité. Probablement parce que c’est avec la présence de spectateurs qu’elle décide de se montrer le bout du nez. Et c’est de fil en aiguille qu’elles décident de se détériorer et souvent au moment le moins opportun, surtout une fois que que mon encolure dégager à fait son charme.
Son charisme à tout de même réussit à me faire oublier ce que je dissimulais sous mon chemisier. Jusqu’au moment précis où, suite à notre magnétisme mutuel il glissa sa main sous mon corsage. Il figea net, glacé par cette soudaine découverte. Il tâtonna la poignée de popcorn toujours bien caché. Face à cette trouvaille, son visage changea. Il se demanda probablement si j’étais un petit rongeur cachant ses réserves ou simplement timbrée. Je le quitta aussi rapidement qu’un écureuil peut prendre la fuite.
Cette semaine, c’est seule, vêtue d’un col roulé que je me rendit au visionnement de mon film.
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