J’adore fouiner sur la blogosphère. Cette petite fenêtre sur l’univers intime des gens regorge de plusieurs merveilles. Moment publicitaire ici. Hier, je suis tombée sur un billet qui m’a fait extrêmement réfléchir tout au long de la journée. Monsieur le Tapageur silencieux, comme sa tout bêtement, lance dans les airs une petite question qui s’est mise à faire fonctionner le petit rougeur, coureur de la roulette de mon cerveau.
Avez-vous des manies, si oui lesquelles.
Lorsqu’on me connait, on sait qu’il est EXTRÊMEMENT dangereux de s’aventurer sur se terrain. Le personnage même que j’incarne au quotidien, moi, est remplie à craquer de manies absurdes, loufoques et troublantes qui devraient rester cachées au reste du monde.
Impossible.
Par souci thérapeutique, je me suis empressée de répondre à la question en mentionnant la dernière manie accomplie, soit celle de m’entrainer à devenir Colette Provencher (mais en mieux et moins blonde… je crois). Oui, j’aspire à dérober l’emploi de Miss Météo Nationale de TVYA. Chaque soir, toujours au rendez-vous, j’écoute assidument la météo. Puis, imprégnée de l’énergie phénoménale que me procure un bulletin météorologique, pour lui montrer ma gratitude, je dicte avec elle en unisson les numéros gagnants des tirages. Oui, je vous l’avoue, il cours en moi ce besoin intarissable de nommer les numéros de la loto.
Suite à cette confession, j’ai du, pour dompter la paranoïa qui gravitait en moi, répertorier les habitudes obsessives qui cours dans mes veines. Dit de cette manière, sa semble plutôt inquiétant. Et vous avez raison de vous inquiéter. Avec une confession comme celle-ci, je ne suis pas du pour quitter le bureau du psychanalyste.
Et tant qu’à être dans les confessions, aussi bien continuer dans cette direction. La scientifique que je suis à toujours aimé faire de la culture bactériologique. Ghyslaine qu’elle s’appelait. Ghyslaine la sandwich. Son habitat naturel était situé dans le tableau de bord de ma voiture. Elle s’y installa dès la première journée de cette acquisition douteuse. Comme j’ai la manie de me laissé trainer dans les espaces qui n’appartienne qu’à moi, tel une case, un bureau, une chambre ou encore une voiture, Ghyslaine à du gouter elle aussi à cette médecine.
Mon habituelle somnenbulisme éveillé à toujours fait en sorte que j’oubliais et j’oublie toujours de me nourrir convenablement à des heures régulières. Voilà donc que mon goûter complet trônait à la vu de tous les passager de la ”Val Mobile” et ce depuis le jour un de sa possession. Les spectateurs de la section V.I.P (dans le vrai sens du terme, pas le personnage) semblaient dégoûtés de constater qu’au fil des jours, malgré l’état déplorable qu’empruntait Ghyslaine, elle restait toujours en place sans que j’y accorde aucun soin.
- Alors, quand est-ce que tu la jettes?
- Qu’est-ce qu’il faut que je jette?
- La sandwich juste là.
- Ah! Ghyslaine! Je ne sais pas… Pourquoi?
- Tu l’as nommé?
Par respect de mon obsession de tout nommer, je ne pouvais tout de même pas laisser anonyme ma plus fidèle passagère. Et puis, elle ne dérangeait personne. Elle était vêtu de sa combinaison à radioactivité translucide. Aucune émanation de toxicité ne pouvais nous atteindre.
- Alors? Tu t’en débarrasses ou pas? Tu n’es quand même pas pour la garder jusqu’à ce que tu te défasse de ton auto!
- Ah! Je n’avais pas pensé à ça. C’est une très bonne idée!
Et c’est de cette façon que Ghyslaine s’accrocha à mon quotidien. Il m’a fallu la surveiller pour ne pas que de vilains brigands nous séparent. Car tous et toutes appliquaient des tentatives pour que j’effectue mon sevrage. J’ai donc du redoubler de méfiance et instaurer un service de douane avant que tout corps étrangers prennent le vol à bord de Air Val Mobile.
Il a même fallu que je donne des instructions à mon garagiste afin qu’il en prenne bien soin les soir où mon bolide reposait sous son toit. Il faut quand même respecter ma manie de vouloir toujours tout expliquer. Je lui ai formellement interdit de mettre de l’ordre dans ma voiture, sous peine de châtiment. Il a donc été servit de l’histoire de Ghyslaine et des péripéties de sa vie. Et je lui ai souligné à plusieurs reprise que si elle n’est plus dans les parages lorsque je récupérerai ma voiture, qu’il risquerait d’assister à la furie du siècle.
Puis lors de mes rendez-vous mensuel, il s’informait de Ghyslaine. Je le soupçonne même de l’avoir nourrit en cachette. Il aimait Ghyslaine autant que moi et à respecter sa destiné. Ghyslaine devait trôner jusqu’au moment de la déchéance de la Val Mobile.
Un jour, mon garagiste se transforma en prêtre. La cérémonie ne s’annonçait aucunement joyeuse. La roue de ma voiture qui avait violemment décidé de visiter le fossé nous avait fait faire une visite impromptu au paradis des mécaniciens. Après de longues minutes à tourner et retourner en rond dans la petite pièce d’attente, je l’aperçu enfin. J’ai tout de suite compris. Il tenait le cadavre de Ghyslaine dans ses mains. Elle n’avait pas survécut à la tragédie. Ma voiture s’en alla encré bien solidement à une remorqueuse.
- L’expérience bactériologique est terminée. Tu peux t’en défaire maintenant.
Et Ghyslaine me quitta.
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non!!! pourquoi elle!!! elle n’avait rien d’une chose menacante!!!
dégueulasse certe!! mais menacante!!?? du tout!! 
Commentaire par Le Poète Urbain Mercredi, 12 mars, 2008 @Moi aussi je donne vie aux objets… Mais je ne donne pas de nom encore! Mais quand je perd un crayon j’ai de la peine! Même si j’en ai 12 pareilles!
Commentaire par DavidB Mercredi, 12 mars, 2008 @Avec sa douce robe ‘’smooth and creamy”…Ghyslaine me manque. Elle était ma compagne de voyage et j’ai toujours eu du respect pour elle. Malgré tout ce que vous pouvez croire et contre toute attente, Ghyslaine se conserva très bien dans son scafendre Ziplocien!! Douce complice de ma boule disco ‘’su’à poignée de porte” R.I.P. Gigi(pour les intimes), sans toi je rêve à des jours meilleurs!!
Commentaire par Fa! Vendredi, 14 mars, 2008 @Excellent post! Je pense qu’une grosse majorité de gens, dont moi, ont également cette tendance à baptiser les choses où à leur donner des sentiments, des intentions. Je trouve que ça donne du piquant et rehausse la vie.
Commentaire par Le Tapageur Samedi, 15 mars, 2008 @