Valérie Magique ou L’interminable Périple Labyrinthique


Les Retrouvailles (et non, pas celles de Claire)
Lundi, 7 avril, 2008,
Classé dans : Le Monde Inusité du Web | Tags: , , ,

C’est à mon tour se soir de chialer de ”Facebook”. Personnellement, je déteste le concept. Retrouver des gens qu’on a oublié depuis déjà longtemps qui nous remémorent des tranches de vie qui ont été enfouies dans un tiroir caché de nos souvenirs depuis très longtemps. C’est complètement atroce. Je trouve le tout semblable à faire de l’archéologie sur un site où a vécu d’ancienne civilisation et de trouver des cadavres en train de se sodomiser mutuellement. L’image est a en vomir, mais le tout décrit amplement mon expérience.

Depuis mon inscription sur le site, je n’ai que des photos d’enfance où j’ai l’air d’un garçon ou encore des gens qui m’écrivent des messages sur des expériences du passé qui m’ont pris 3 ans de thérapie pour m’aider à vivre avec ses événements sans en avoir de séquelles. Il n’y a pas à dire, ”Facebook”, c’est de la grosse marde.

Dans la même ligne de pensée, j’ai eu droit à une conversation d’internaute qui a su égailler ma petite journée d’atrocités au travail. Parce que, vous savez, le lundi c’est complètement affreux comme concept. Je l’ai affectueusement surnommé ”Journée Internationale de l’Horeur”. Je vous explique le concept de cette journée. Chaque lundi, suite à une fin de semaine de procrastination, de je-m’en-foutisme et de masturbation intellectuel sur leurs vies merveilleuses de babyboomers grassement entretenues, la clientèle de mon entreprise se rend compte comme par magie que la vie continue et que malheureusement, ils doivent vaquer à leurs occupations. Ils s’affèrent donc à tous appeler en même temps pour payer de moins en moins cher pour plus, encore plus, beaucoup plus de services en bande de gratte-cennes qu’ils sont. Le tout bien évidement en s’assurant de chialer au maximum de leurs poumons. Enfin!

C’est toujours plaisant d’avoir de jolie surprise en rentrant le soir venu.

- Salut ça va?

Wow, ça doit bien faire une éternité que je n’avais pas eu des nouvelles de lui. Au moins depuis la merveilleuse épopée cégépienne.

- Je voulais savoir tu en étais où dans la vie. Prendre des nouvelles. J’ai lu ton blog.

Encore plus de surprises! Je ne sais pas ce qui me surprend le plus entre la première ou la deuxième partie de l’affirmation. Le tout est suivi de quelques échanges sur nos parcours respectifs. Puis, sans crier guard, la question qui fait mal

- Alors les amours?

Le calme plat depuis un moment. Oui, je l’avoue, il n’y a rien de croustillant à relater dans ce domaine depuis quelques temps. Je dois avouer que mon cocon de célibat ne me déplais pas. Et que j’ai décidé de penser à moi pour une fois, donc les messieurs ces derniers temps…

- Toi? Tu étais en couple? C’est une blague!

Euh… Non, aucunement. Pourquoi cette exclamation! Je donnais l’illusion d’une vieille folle aux chats au Cégep ou quoi?

- Tu ne te rappels pas ce que tu m’as dit un jour?

Non, je dois avouer que la majorité de mon Cégep s’est déroulé sous l’influence de plusieurs substances. Le terme à jeun. Les bêtises qui ont sorties de ma bouche, je ne pourrais pas m’en souvenir malheureusement (plutôt heureusement).

- Que nous les hommes étions tous des objets.

Moment de gêne extrême. Il n’y a pas à dire, je devais être loin de la terre à ce moment.

- Oui, effectivement. Tu bois autant qu’avant?

Bien, je dois avouer que non. Avant, je ne me souvenais plus mes soirées du à la surconsommation d’alcool, aujourd’hui, je ne me souviens plus une soirée où j’ai consommé un surplus d’alcool.

- J’imagine que tu ne te souviens pas non plus comment tu me surnommais!

Je dois avouer ici que j’ai un énorme blanc de mémoire.

- Mon fantasme agricole.

Ah mon Dieu! Je l’avais oublié celle là! Et non chers lecteurs et lectrices, ne vous imaginez pas ici de torrides scènes de triple x jovialement pratiquées sur un amas de balles de foins vêtu uniquement de chapeaux et de bottes de cowboys dans un décor emplie de bovins. Le surnom provient du fait qu’il était un très joli étudiant en horticulture. Rien de plus.

- J’en crois pas ce que j’entends! Tu travailles dans le domaine financier!

Je sais. Qui l’eut crut! La jeune fille toujours couverte de la tête au pieds de peinture et de plâtres, portant une collection inimaginable de t-shirts vintages ramassés au fil du temps dans les sous-sols d’églises et dans les armées du salut, avec des jeans usées et des runnings shoes troués. Toujours un crayons dans les cheveux avec son calepin (ce détail là est resté par contre), criant après l’humanité entière les injustices que peut vivre une jeune fille de 18 ans incomprise de la société. Pathétique.

- Je n’en reviens pas tout à fait.

Et non! Je crois que moi non plus je n’y crois pas vraiment. J’ai troqué le tout pour les talons hauts, le tailleurs, le fer plat et le maquillage. Il reste toujours quelques vestiges, mais tout de même. Cette petite discussion m’a bien fait réfléchir. Elle m’a fait un bien énorme même. Il m’a fallut cette petite étincelle pour faire mon examen de conscience du mois et me faire sentir bien dans ma nouvelle peau de jeune femme. Une conversation tout simple qui m’a aider à franchir une nouvelle étape de ce périple labyrinthique.


2 commentaires jusqu'à présent
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Tu en as de la chance.

Moi, à part avoir la honte de revoir des photos de classes du primaire sur Facebook, j’y ai pas encore trouvé d’utilités.

Et honnêtement, me revoir en ‘jogging’ des Ninja Turtles, c’est pas mon moment le plus glorieux.

Commentaire par Stephane Mardi, 8 avril, 2008 @

Ah oui je comprend… surtout savoir que mon ex avait trouvé quelqu’un d’autre ça m’a profondément attristé! aha!

Commentaire par DavidB Mardi, 8 avril, 2008 @



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