Classé dans : Les Aventures Farfelus
Il y a deux types de femmes dans la vie. Celles qui portent un attention particulière au nombre de jours qui se sont écoulés depuis leurs derniers cycles. Et il y a les autres. J’appartiens à la deuxième catégorie. Celles qui ne s’en font pas trop jusqu’à ce que dans leur petite tête, le sentiment de me-semble-que-ça-fait-longtemps leur mitraille le cerveau.
Puis, le grand jeu de points de repaires temporels débute. J’étais à tel endroit, avec quelqu’un pour une occasion x. Donc c’était il y a environ un certain laps de temps… Puis comme cette méthode est inefficace, la panique débute.
Bon.
Première leçon de vie féminine (pour les personnes qui ne le savent pas… probablement les personnes de sexe masculin). Le stress ralenti le processus. Plus il y a de stress, plus le début de la semaine de douleur est retardée. Plus elle est retardée, plus le stress augmente. Vous comprenez probablement le principe de la roue qui tourne rendu à ce point.
Le moyen le plus efficace que j’ai trouvé pour réduire ce stress est de faire pipi sur un petit bâton qui coute environ entre 6$ et 20$, tout dépendant de la marque en particulier ou des spéciaux offerts à la pharmacie. Il y a aussi la possibilité, pour les personnes désirant dépenser le moins possible, de s’en procurer au magasin du dollar, mais je dois tout de mettre une bémol la dessus. Un test de grossesse du dollorama, c’est comme vouloir mettre toutes ses chances dans un gros sac brun et le garrocher au bout de ses bras dans un caniveau. Enfin.
Donc messieurs, si vous rencontrez une poulette, êtes ramené dans sont poulailler, décidez de fouiller dans la salle de bain en allant à la salle de bain pour savoir quel genre de maladie elle peut trimballer dans son plumage et tombez sur des testes de grossesse, ce n’est pas nécessairement qu’elle vous a tendu un piège pour que vous l’engrossiez. Par contre, vous aurez la certitude qu’elle pratique certaines formes d’activités sexuelles.
Voilà donc que samedi, je me rend chez mon ami Jean, Jean Coutu, vérifier l’état des soldes. Je me procure un bâton à pipi pour la modique somme de 8$ (pas de spéciaux) et je reviens a la maison.
Deuxième leçon de vie féminine. Pour ne pas biaiser les résultats (comme mentionné dans les instructions) je dois avoir une concentration de pipi assez élevé. J’ai deux choix : boire jusqu’à ce que ma vessie explose en mille ou attendre au lendemain matin après une jolie nuit de sommeil. Donc, inutile de s’énerver pour le moment et attendons jusqu’au petit matin.
Dimanche. Doux levé dans le lit moelleux et douillet que j’occupe. Après des étirements interminable, le levé s’impose. Je cours à la salle de bain et essaye de retenir le flot qui écrase ma vessie tout en faisant d’immense signaux de détresse envers l’emballage qui retient emprisonné le petit examen. Puis, une fois en contrôle de la situation, je me soulage directement dessus en évitant du mieux que je peux de viser mes doigts.
Il ne me reste plus qu’a attendre un petit cinq minutes et le tour est joué.
Bon. J’ai peut-être oublié le test prêt du lavabo de la salle de bain pour plus de cinq minutes. Disons, une majeure partie de la journée. Il n’y a rien de dangereux pour les résultats mais plutôt imprudent… de se faire prendre le bâton à l’air.
- Est-ce que je peux utiliser tes toilettes? m’a dit ma maman en dandinant sur une patte avec un air de ”la Danse de St-Guy” en débarquant en furie dans mon paisible chez moi.
Pas le temps de répondre et la voilà déjà enfermé dans la minuscule pièce qui contient le bain.
J’entends la chasse d’eau, mais le lien ne se crée pas.
J’entends le robinet, mais toujours rien dans mon esprit.
J’entends un cri d’animal féroce rare en voie d’extinction et je comprend. Je comprend que j’ai oublié la petite boite avec les instructions et le petit échantillon maculé d’urine.
La porte de la salle de bain s’ouvre violemment. Ça y est, je vais mourir abattu comme un animal sur le bord de la 20.
- Veux-tu bien m’expliquer ce que c’est?!? me crie ma maman en secouant le test pris entre ses griffes de toute ses forces.
J’essaie de m’approcher pour lui dérober des mains, mais je suis attaquée de projectiles. Des gouttelettes provenant de la tige volent dans tous les sens et m’empêche de m’approcher sous peine d’en recevoir une dans les yeux. Le problème majeur ici est le fait que je ne sais pas qu’elle est le résultat inscrit.
- Euh… Maman, moi, si j’étais toi, je lâcherais ça tout de suite. J’ai pissé dessus!
- Franchement ma p’tite fille! Je t’ai changé de couches! Tu penses que c’est un peu de pipi qui va m’empêcher d’avoir des explications? a-t-elle renchéri en secouant frénétiquement l’objet à l’inscription inconnu.
Puis, dans son énervement monumentale, et parce que la force de titan qu’elle appliquait sur le petit bâton a quand même des limites, elle l’échappa et alla se planter directement dans mon œil droit. Je ne pouvais pas voir les résultats de plus près, même avec un œil qui chauffe à cause de mon propre pipi.
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mais encore !!!!!!!
Comment par martin Samedi, 19 septembre, 2009 @ 6:53