Déménager.
Toujours la même histoire.
Tout ranger, le plus soigneusement possible, dans des cartons ramassés un peu partout. Tout étiqueter pour faciliter l’étape de tout replacer une fois rendu sur place. Mettre sa vie en format compact pour se perdre pendant quelques jours dans cette cacophonie.
Ranger, plier, tenter de mettre l’ordre pour essayer de se retrouver dans son fouillis. Plus la tâche avance, plus les découvertes archéologiques sur les différentes couches de sa vie s’approfondit. Puis voilà que les souvenirs enfouis rejaillissent même s’ils ne sont pas désiré.
J’ai trouver une vieille boite empoussiérée, bien rangée sous le lit. J’avais enfin réussit à l’oublier. Une toute petite boite qui porte en elle le poids d’une vie d’avant. Celle qu’on à mise de coté pour ne plus y penser. Les cartons empilés disparaissent de notre univers pour nous laisser seul, assis, la petite boite sur les genoux. Elle nous fixe pendant de longues minutes, peut-être même des heures. Le temps s’est figé pour me laisser penser.
Penser à cette journée ensoleillée de Juillet. Celle où le temps n’importait pas. Celle où nous avions flâner des heures en regardant par la fenêtres des boutiques. Je t’avais pointer ces jolies boucles en boutons. Celles dont je te parlais depuis déjà des semaines. Celles qui je savais seraient déjà mes préférées. Celles que tu m’avais déjà acheté mais que tu me décrivaient comme étant ridicule pour ne pas que j’entre dans la boutique pour me les procurer.
Sans raison, tu me les a offerte. Tu me les a mises et ma regarder avec ton plus beau sourire. Sans raison, tu m’as fait le plus grand plaisir, sans jamais penser que cette journée, tout comme toi et moi se terminerais.
Je les avais rangées au plus loin de mes souvenirs dans cette petite boite quand le soleil s’est coucher sur cette journée, tout comme sur toi et moi. Ce bonheur, je l’ai gardé enfouit jusqu’à aujourd’hui, où le hasard a voulu que je les retrouve.
J’ai voulu les remettre, pour y penser un peu, mais elles se sont brisées lorsque j’ai voulu le faire, tout comme toi et moi.
Probablement pour me rappeler qu’aujourd’hui, c’était ton anniversaire.
J’ai ranger les boucles brisées dans leur boite afin de les oublier. Je l’ai retrouverai dans un an. J’aurai peut-être su trouver le courage en les revoyant de t’appeler pour te souhaiter Joyeuse Anniversaire.