Il y a toujours de curieux personnages dans nos vies. Mon père, le plus grand classique de tous. Juste pour vous donner une idée de qui il est au quotidien, laissé moi vous le dépeindre un tantinet. Ça va comme suit. Sa plus grande idole à vie est sans doute (la grande…) Michèle Richard… Pour lui, l’homme politique le plus influant et bénéfique pour le Québec est Maurice Duplessis… Il est un homme des bois, bûcheron de profession et grand chasseur (de 5′5”). Son plus beau trophée de chasse s’est retrouver, tête saignante , attablé comme centre de table lors d’un repas de noel de mon enfance. Il n’y a pas a dire, mon père est en clash total avec la société de maintenant. Imaginez quand il vient faire son tour dans la grande ville……….. (j’ai l’impression qu’il n’y a pas assez de petits points possible pour manifester mon désarrois)
Mon père et moi sommes reconnu pour nos prises de bec intensives, notre capacité invétéré à nous tenir tête et nous souffrons de la maladie d’être celui qui à toujours raison, et ce, même s’il est évident que nous avons tord. Il n’y à pas à dire, le feu contre le feu qui s’affrontent dans une lutte infinie de qui est le plus fort. J’affirme par la même occasion que, même si ma mère est à l’emploi d’une certaine société canadienne de livraison postale, je ne proviens pas du facteur. Il aurait peut-être été possible de dire du laitier si j’avais les cheveux roux, mais ce n’est pas le cas, enfin.
Malgré tous les efforts que mon père peut faire pour être désagréable, il faut souligner le fait qu’il fait des efforts. Et pour toutes les méchancetés que je peux, ai pu, a, aurait pu ou planifie de dire et/ou faire, mon papa restera toujours mon papa dans mon coeur.
Je me suis procurée un sofa. Soyeux sofa de 7 pieds de bonheur de long. Un vrai. Ceux du type où il est possible de s’allonger de tout son long sans se faire chier. Il est très beau mon sofa tout neuf. Tout noir en tissu et doux comme le paradis. Le genre de sofa où on rêve tous de mourir, encastré comme un lave-vaisselle hors d’usage. Mon sofa, je t’aime.
Évidement, la vie est beaucoup trop belle. Il fallait qu’un seul petit et mince détail pour venir rallumer la flamme du ”pognage de nerfs” collectif qui existe dans ma famille.
- T’as pas pris les mesures!?!
Qui d’entre vous prend les mesures pour voir si un si jolie meuble monstrueux de taille va entrer dans un minuscule appartement cordé de la belle métropole? Je vous le confirme, si la tendance se maintient, pas moi. C’est probablement la dernière chose sur la liste de mes soucies les plus importants lors d’un déménagement, loin derrière le confort et l’esthétique.
Le forman paternel, aux commandes opérationnelles de déménagement nous casse les oreilles sans bon sens depuis la matinée, juste pour une question de ruban à mesuré laissé sur la tablette.
COMMENT ENTRER UN SOFA DE 7” DANS UN 3½
- Pogne ton bout.
- Oui oui. Tu penses que je fait quoi comme ça? Des pauses de catalogues Sears?
- Aille! Niaises moi pas.
- Tu ne trouves pas que je ferais un bon modèle? Les pause Sears, c’est moi qui en est la master incontestée. Regardes…
Pas de réponse. Il est rouge et luisant. On dirait qu’il se prépare une crise cardiaque. Je me demande si c’est parce qu’il a chaud, parce qu’il est en maudit qu’on est mis dans son auto la collection entière de Playboy collés qu’on à trouvé dans le bac à recyclé commun de mon nouvel habitat, appartenant a mon voisin désaxé, ou encore parce que je le niaise définitivement depuis déjà plusieurs heures. D), toutes c’est réponses.
Je n’ai pas d’escalier en colimaçon, non. C’est plutôt une cage d’escalier à multiples étages dans lesquels il faut tourner comme dans une valse. Avez-vous déjà valsé, accompagné d’un cavalier en furie en transportant une tonne de doux bonheur moelleux? Ce n’est pas toujours évidents. Surtout la première fois. Non, ce n’est pas la première fois. Je fut déjà l’heureuse propriétaire d’un sofa brun fleuri avec la structure en bois, directement sorti des années 1970. Trimbaler ça jusqu’au troisième étage, c’est intensif.
Toujours est-il que les deux étages d’ascension furent comme du beurre qui fond dans un poêle bien brulante. Le sofa, il faut le positionner dans le salon. Mon appartement est parfait. Vous savez, la majorité des appartements montréalais son fait de la même manière. D’un coté se trouve un long corridor bien droit et de l’autre toutes les pièces. En général, un couloir possède une largeur standard. Si vous avez le minimum de connaissance en disposition tri-dimensionelle, retourner un sofa de sept pieds de façon à l’inclure dans l’office d’une porte est possible à une condition : il ne doit pas y avoir de moulure dans le haut du cadre de porte. Condition non rempli dans mon cas en particulier.
- As-tu un marteau?
- Un quoi?
- On va l’arracher la maudite moulure!
Je ne suis pas certaine que de massacrer l’appartement fera plaisir à mon nouveau propriétaire. Surtout pour une question de sofa.
- Papa, et si on le rentrait par le balcon?
Est-ce que vous avez déjà vu, un 1er juillet, une bande de déménageurs inexpérimentés essayer des tactiques utopiques afin de mener à bon port un item de mobilier? C’est à ce genre de retardés mentaux que nous ressemblions. Spectacle gratuit en plein milieu d’une artère achalandé, représentation unique seulement.
Pour essayer de couvrir le maximum de distance possible entre le sol et mon balcon, mon papa recula son beau jeep sur le trottoir juste en bas de l’appartement. Puis, muni de grosses cordes jaunes, le sofa fut attaché du mieux possible. Le plan était que une fois la sécurité de la corde confirmé, le sofa allait être mis sur le toit du véhicule. Ensuite, une fois bien installé sur le haut du véhicule, il ne suffisait que de tirer à bout portant de bras la mince corde jaune par le haut et à force humainement possible par le bas… du haut d’un 4×4… sur le trottoir. Une fois le sofa hissé à une telle hauteur qu’il est impossible de l’atteindre du toit du véhicule, mon père qui est en bas se mit a courir pour me prêter main forte avec la corde qui me tailladait les mains.
Il eu le simplement le temps de descendre de son podium. La corde céda. Dans un vacarme époustouflant, suivant les lois de la physique, le sofa alla s’écraser sur l’effroyable véhicule du paternel, pulvérisant par la même occasion le toit. La bête sanguinaire qui sommeillait allait être relâché. La catastrophe fut suivi d’un cris animalier appartenant à la pire espèce des plus féroces carnivores à survivre sur la planète.
La vision était splendide du haut de mon balcon. La bave emplie de rage bouillait au contour de la bouche de mon père. La totalité des veines qui occupent son corps sortait de sous sa peau et ses muscles contractés déchirait pratiquement ses vêtements de déménageurs. Seul le rouge écarlate qui éblouissait mes yeux m’empêchait de le prendre pour un certain super héro vert.
- Papa, t’as ton cellulaire? Appel ton assureur!
J’ai eu le temps de verrouiller la porte avant qu’il ne franchisse les deux étage d’un seul bon dans le but de venir me démolir.
C’est pourquoi il y a quatres chaises dans mon salon.
À tous les papas, vous qui êtes de fervents lecteurs de mon blog, je vous souhaite une jolie fêtes des papas! En espérant, pour ceux qui ont l’âge de mon père, que vos enfants tondent la pelouse pour vous aujourd’hui et les papas qui ont mon âge, en espérant que votre petit poupou ne vomisse pas sur le beau chandail que vous avez reçu en cadeau. Par la même occasion, j’aimerais remercier les papas qui sont mes fidèles lecteurs… probablement juste un… et ce n’est pas mon papa. Enfin. Je vous remercie d’être toujours au poste.
En parlant de mon papa, pour ceux qui connaissent le personnage, attendez vous probablement à un magnifique billet haut en couleur. Oui oui, pour fêter l’occasion, mon papa à droit à un tour de grande ville. Courageusement sortie de sa campagne à des kilomètres et kilomètres de la civilisation, pour célébrer le fait qu’il s’est reproduis jadis, ses deux progénitures lui ont concocté des aventures urbains.
Est-ce que l’homme des bois saura garder son sang froid? Le tout risque d’être assez spécial.
À suivre…
Chers lecteurs et chères lectrices, on dit tous un GROS MERCI à ma petite grande soeur qui va me donner un beau cadeau. Oui oui, elle fait ça, même quand ce n’est pas du tout la date de mon anniversaire.
Je suis convaincue que votre esprit curieux est en train de travailler très très fort pour savoir de quoi il s’agit. Imaginez vous donc qu’elle m’a gracieusement offert une copie crackée achetée d’un certain logiciel qui corrige les fautes. Parait-il qu’il s’agit du meilleur. J’ai l’intention de rudement le mettre à l’épreuve.
Après un long questionnement, j’en suis venu à la conclusion que le cadeau allait être beaucoup plus pour vous et elle que pour moi. Ah ha!
Donc tous en coeur, nous la remercions.
Alors tu viens installer ça quand?
Voici la seconde partie de ma version du conte de la Chasse-Galerie
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- Ma petite fille, si un homme est capable de le faire, toi tu peux le faire encore mieux.
Cette phrase à toujours guider mes pensées, mes gestes, mes actions, ma vie. J’ai toujours imaginé ma grand-mère, une femme forte, solide, répétant cette loi indestructible à la petite fille qu’était ma mère. Elle qui était entourée de garçons tout au long de son enfance et qui à du se battre le reste de sa vie auprès des hommes pour tailler sa place de femme d’affaire exceptionnelle et de maman aimante et extraordinaire, et ce, malgré toutes les embuches qui se présentaient le long du chemin.
Aujourd’hui, le 8 mars. Je vous présente donc mon spécial pour cette Journée Internationale de la Femme. Je vous rend hommage à ma façon à vous, les deux plus grandes femmes de ma vie. Vous qui m’avez façonnées, élevées, inspirées, appuyées, écoutés, aidées, guidées, acceptées, aimées.
Pour vous, voici ma version de mon conte préféré, mais cette fois si, où les femmes en deviennent les héroïnes.
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- Mon fils a eu son permis de conduire aujourd’hui. J’aimerais l’ajouter à ma police ainsi que sa nouvelle auto.
- Ah oui? Quelle auto s’est-il procurer?
- Le tout nouveau modèle de l’année.
Quelle malchance! Je trouve un peu triste de constater que cet adolescent aura à conduire une voiture toute neuve. Dans mon cas, ma première auto était un désastre total. Il n’y avait rien de plus horrible: rouge éclatant ou s’entremêlait rouille et auto-collants pour donner un effet sublime de rebut mouvant. Et pour bien spécifier qu’elle m’appartenait, elle était ornée d’un magnifique écriteau vert lime ”Val Mobile”. Tous le monde me saluait au passage et m’interpellait par mon nom dans les rues.
Ce jeune n’aura jamais la chance d’expérimenter les péripéties que peuvent procurer une toute première auto usagée. Il faut dire que personnellement, mes connaissances mécaniques et mes techniques de conduites étaient équivalente au plus faible des novices.
- Papa… Je crois que ma voiture est brisée.
Vous ne pouvez vous imaginer le courage qu’il ma fallu pour lui annoncer la grande nouvelle. Depuis mon retour de l’école que j’anticipais la scène. Il est important de spécifier que mon père n’est pas de nature calme et réceptive.
- Qu’est ce que tu as fais, ENCORE!
La puissance de ses paroles fut tellement intense que la bourrasque qui sorti de sa bouche vînt entremêler mes cheveux.
Et puis comment ça ”ENCORE”!!!
Récapitulons! Donc, hier, je suis aller mettre de l’essence avant de rentrer. J’y étais allée plus tôt mais j’imagine que j’avais dû faire beaucoup de kilométrage au courant de la journée. Puis ce matin, j’y suis retournée encore une fois pensant que j’avais oublié de le faire la veille. Et cette après midi aussi. J’ai du passer à la station service suite à mes commissions avant de retourner à l’école. Finalement une dernière fois avant de rentrer à la maison. Voilà! Je crois que c’est tout.
- Combien !?!
Dans ma tête de petite fille, j’imagine que ce ne devait pas être beaucoup… Peut-être y avait-il quelque chose d’inhabituelle si cette énumération causais désormais une tornade avec un seul mot.
- Bien… 100$…
Toujours usant de son tact hors pair, il débuta son habituel ritournelle implorant tous les sacrements inimaginable de la Sainte Église Catholique. Hum.. Il devait définitivement y avoir quelque chose d’anormale.
Puis, il sorti en laissant résonner la porte dans un son sourd comme seule une porte peu effectuer en étant violemment remis à sa place. Le calme avant la tempête. J’essayais de m’imaginer la scène en espérant que le pire n’arriverait pas. Impossible. L’attente me paru la plus longue qu’une jeune fille peut vivre, laissé dans l’ignorance complète de ce qu’il advenait. Il réapparu en bondissant de nul part tout comme le fait un clown horrifiant aux airs terrifiants lorsqu’il sort d’une boîte à surprise.
- Embarque dans ta vidange.
Habituellement, avec un ton comme celui-là, j’exécute sans trop me poser de question. Une fois au volant, je me souviens qu’il n’y a plus d’essence. Devrais-je le mentionner? Peut-être est-il préférable de ne seulement rien dire.
- Là la, écoutes moi bien. On s’en va au garage. Suit moi. Si JAMAIS les feux sont rouges, COUPE LE MOTEUR.
Les instructions semblent tout de même facile à suivre. De plus, il conduit un énorme 4×4. Impossible de le manquer parmi les autres conducteurs qui fourmillent pendant cette heure de pointe achalandée à laquelle nous sommes rendu.
Tout va comme sur des roulettes! Déjà trois feux de signalisations sans obligation de couper le moteur. Évidement, il fallait que ma joie prématuré sois démolit par cette lumière orangée à l’horizon. Mon père freina sec en avant de moi. Sa tête reluisante de sueur sortie de la fenêtre de son véhicule. Le soleil étincela au contact de ses verres fumés pour que les multiples conducteurs témoins de la scène le discerne plus facilement. Son teint devenait de plus en plus écarlate, comme s’il allait exploser.
- Ferme le moteur de ta maudite vidange! T’as compris? Awaille, AWAILLE! FERME LA TA VIDANGE! Tu m’entends quand je te parle!?!
Le public en délire qui se trouvaient au première loge de ce spectacle ne purent s’empêcher de lancer leurs acclamations face à cette scène unique en son genre.
- Non mais t’es malade!
- Ça va pas crier après les gens comme ça
- Maudit fou!
Trop amusé par la situation, je sortie mon visage à mon tour.
- Ouin! T’as compris?
En complète furie, s’apercevant que la lumière allait bientôt mûrir, je senti ses yeux transpercer ses lunettes dans ma direction tout juste avant de me donner les instructions à suivre.
- Toi ma petite maudite! PART TA VIDANGE. Pis suis moi!
C’est dans une cacophonie totale, emplie de coups de klaxon et d’insultes dirigées vers mon père que nous sommes arrivés au garage.
- Papa, j’avais compris la première fois. Non, non, pas quand tu a réussit à te ridiculiser, quand tu me l’a mentionné avant de partir.