Valérie Magique ou L’interminable Périple Labyrinthique


T’as Tu Mis Ta Suit?
Mardi, 10 juin, 2008,
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Je suis rendue comme une vieille folle. Une vieille folle aux chats qui en lance à ses invités quand ça fait plus mon affaire. Je suis quand même pas rendu à lancer mon chat. De toute façon, même si l’envie me prenais, j’en serais incapable du à son poids corporel ne me laisse pas cette possibilité. On parle ici de quand même 22lbs.

Sans blague, je prends des plis pas mal déplaisant. Chaque matin depuis déjà quelques temps, j’ouvre mon ordinateur le matin et me rend à toute allure sur le site de MétéoMédia. La température extérieur est en train de contrôler ma vie. Et vu que Colette Provencher ne viens pas en version 24h et que je ne possède pas de télé câblée, je n’ai aucun choix de me rabattre sur le site de MétéoMédia pour assouvir mes besoins charnels urgents de connaître la météo.

Aujourd’hui, première journée de vrai chaleur. La grosse chaleur suintante et dégoulinante. La première vrai de l’été. Yé… En d’autre mots, la saison du chialage qui débute. J’étais déjà en maudit et imaginez-vous donc que je n’avais même pas mis le pied à l’extérieur encore, c’est l’écran qui me l’a dit. Maudite météo à marde.

Comme vous l’avez probablement remarqué dans votre sueur de la journée, 31 beau degré celsius pour vous faire ennuyer de l’hiver. Oui oui, vous vous ennuyez de l’hiver. Moi oui en tout cas. Le plus triste c’est quand je vois mon minou chat avec son habit de neige dans l’appartement. Pauvre lapin chat avec son 12 pouces d’épaisseur de poil. Donnez généreusement à la fondation pour gros chat afin d’amasser assez de don pour lui offrir un ventilateur portatif de chat.

Sur une note plus sérieuse par contre, j’ai l’heureux plaisir de vous annoncer que je fais compétition aux autres sites internet de recherche d’emploi. J’affiche ici sur mon blog un offre d’emploi à combler dans ma nouvelle compagnie. Travailleurs et travailleuses, venez en grand nombre à la journée porte ouverte de l’Usine de Sueur. Les candidats rechercher doivent être gros, puant, sale et être capable de fournir assez de sueur dans une journée pour emplir un verre complet sans fournir le moindre effort. Vous devez être non-chalant et déplaisant. Être vieux et anciennement sur le bien-être social un atout. Plus d’informations suivront. En attendant, pratiquez vous!



Blonde
Mercredi, 14 mai, 2008,
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Je suis officiellement blonde. Voilà c’est dit. Je ne veux pas simplement parler de ma coupe de cheveux. Oui, c’est bien vrai, j’ai changé la couleur de mes cheveux. Et ce n’est pas sans vous dire que ce ne fut pas un choc pour mon entourage. J’ai toujours eu les cheveux de couleurs foncés durant les dernières années. La blondité, sa fesse comme qu’on dit. Pour vous relater le commentaire d’une de mes patronnes, le changement accentue la vrai nature de mon intelligence. Enfin…

Pour bien mettre de l’emphase sur cette situation, j’ai décidé de porter mes nouveaux vêtements au travail aujourd’hui. Je me suis procurer une toute nouvelle jupe vraiment confortable en prévision de la chaleur à venir.  Surtout que il n’y a rien de mieux pendant la saison estival de se balader en vélo. Dois-je vous faire un dessin? J’ai eu l’air d’une magnifique nenoune à vélo se matin essayant d’arriver au boulot sur ma scelle essayant de garder ma jupe de façon à ce quelle cache mes sous-vêtement tout en gardant mon équilibre et par la même occasion, un peu de dignité. De toute beauté la demoiselle se matin.

J’ai donc du développer une technique pour garder un peu d’intimité sur différentes parties de mon anatomie. Une chance qu’il y avait des lumières rouges tout au long du chemin pour m’aider à redresser le tout.

Je croyais tout de même bien m’en sortir jusqu’à temps que mon rêve se fracasse en morceaux. Pour vous lecteurs qui êtes assoiffés d’action et de rebondissement, non malheureusement, je ne suis pas tombée sur la chaussé m’arrachant la totalité de l’épiderme des jambes. Je ne suis pas non plus entrée à toute vitesse dans un automobiliste sagement stationné. Je me suis plutôt fait saluer à l’aide d’un gros klaxon grassement actionner par un énorme bedonnant bien installé dans le siège de son camion qui pu. Vous savez en plus, moi et les camionneurs, ont a une relation particulière. Je ne pouvais pas rien demander de mieux pour l’estime de moi même en ce jolie matin.

Je suis arriver au bureau un peu déçu de ma mésaventure de blonde assumée. La journée aurait tout de même pu mieux débuter que de cette façon. J’ai barré mon vélo et je me suis dirigée vers les ascenseurs, en me répétant que je n’avais probablement pas eu l’idée du siècle se matin. Puis, les portes de l’ascenseur s’ouvre et je tombe face à face avec ma lueur d’espoir de la matinée. Juste là devant moi ce trouvait un homme d’affaire, tout frais et dispo à attaquer une nouvelle journée de travail. Il portait un complet qui à probablement lui couter le prix de mon loyer. Il avait certainement un look d’enfer dans cette accoutrement, mais il avait sincèrement l’air beaucoup plus blond que moi avec ses morceaux de kleenex qu’il avait au visage parsemés ici et là afin de stopper les coupures qu’il s’est fait au rasage.



Consignes de Sécurité
Mercredi, 30 avril, 2008,
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J’ai eu une livraison relativement marquante aujourd’hui. C’est la madame du courrier interne du bureau qui a délaissé la ”bombe” sur le coin de mon bureau en avant-midi. Je dois dire qu’à chaque fois quelle passe cette semi-naine de 4′9”, elle délaisse de merveilleuses trouvailles rédigées par la compagnie. J’ai eu droit, en ce merveilleux mardi, au guide de consignes de sécurité en cas de situation d’urgence. En un seul mot MA-LA-DE! Bon, le mot sonne un peu comme une adolescente attardée, mais je suis incapable de trouver un autre qualificatif. C’est tout simplement trop génial.

J’ai décidé d’éplucher de fond en comble cette nouvelle lecture. Au menu, comment agir en cas de feu, explosion, tremblement de terre, alerte à la bombe, tornade, catastrophe naturelle et bien évidement, la pire et plus redoutable de toutes, présence d’intrus dans le milieu de travail. Certainement le plus gros danger que la terre ait porté.

J’ai donc appris qu’un alerte à la bombe ne nécessite pas une évacuation du bâtiment. Il faut ouvrir les portes de la pièces où se trouve la bombe, être disponible pour les policiers, mais rester sur place tout en ne mettant pas sa vie en danger. Le tout porte un peu à confusion.

Dans le cas d’un tremblement de terre, il ne faut, en aucun cas, tenter de sortir de la bâtisse. Il faut plutôt trouver refuge sous un meuble solide. La seule possibilité que m’offre mon environnement de travail est un bureau en mélamine grise entouré de murs mous. Aussi, il est spécifié dans le petit guide que si nous ne sommes pas sur que ce que nous venons de vivre est un tremblement de terre, il faut évaluer l’état des lieux pour nous en convaincre. Fenêtre en éclat, trous dans les planchers, fissures dans les murs, etc.

Reste tout de même la plus atroce des situation. Un intrus dans le milieu de travail. Je suis tout de même heureuse de constater que la compagnie soulève ce point. Moi qui en faisait des cauchemars la nuit venue. Il ne faut JAMAIS mettre sa vie en danger si quelqu’un faisait intrusion dans le paradis du mur mou. Il faut aussi l’aborder seulement si nous sommes deux employé. Il ne faut pas prendre la chance que cette personne soit nocive à la santé. Puis, de façon ferme, si la personne décide de s’enchainer au mobilier, il faut lui mentionner gentiment que nous allons devoir contacter le 911. C’est fou ce qu’une personne peut soulever de la poussière dans un environnement de travail.

Sur ce les enfants, suite à la sensation de me retrouver dans Fight Club avec la version des images de sécurités trafiqués, je vous communiquerai l’essentiel des consignes de sécurité. Restez calme, même s’il vous manque la moitié de vos membres suite à une attaque terroriste et ne mettez sous aucun prétexte votre sécurité ou pire encore votre vie en danger. S’il y a un intrus, prenez refuge sous un bureau et priez.

Malheureusement, la définition d’intrus ne s’applique pas à V.I.P.



À Toi, Ma Vénézuélienne
Dimanche, 13 avril, 2008,
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Je voudrais rendre un grand hommage à une collègue de travail pour sa patience, sa détermination, son ardeur a la tâche, sa grande puissance, mais surtout, surtout, pour avoir des nerfs de béton comme les siens. Vraiment! Moi je n’y arriverai probablement jamais être dans situation mentale et géographique. Si la vie était facile parfois!

Par la même occasion, je vous rassasie chers lecteurs et lectrices, sur votre désir d’avoir des nouvelles de notre bien aimé V.I.P. Comme je n’ai pratiquement jamais de contact avec lui, cette rage qui m’a habité jadis c’est un peu estompée, mais elle est toujours présente par chance! Ma collègue elle, n’a pas eu le même don de Dieu que le mien. Du à un atroce remaniement d’équipe qui entraina la perte de son entité de murs mous, elle fut face à plusieurs grandes déceptions.

La première, sa capture temporelle n’est désormais plus en face des ascenseurs, d’où il était possible d’observer l’attirante marchandise masculine qui pouvait en sortir à tout moment de la journée. Elle fut rediriger à un endroit plus loin (et plus loin de moi aussi malheureusement).

Ensuite, elle perdit son charmant voisin, l’Italien conduisant sa Ferrari rouge deux places , véhicule où il emporta plusieurs jeunes demoiselles au septième ciel. Je dois avouer qu’il s’agit également d’une perte pour moi, mais ça, c’est une autre histoire.

Finalement, pour bien remettre le couteau dans la plaie et tournée jusqu’à épuisement, elle découvrit un nouveau voisin d’entité, notre charmant V.I.P. Elle assiste maintenant en direct avec un son surround à ses élucubrations téléphoniques avec la clientèle et désir maintenant depuis une semaine soit s’assommer pour ne plus l’entendre ou l’assassiner pour régler le problème une fois pour toute. Je crois qu’elle hésite entre les deux options, mais que la deuxième est probablement le meilleur choix possible.

Ai-je mentionné que le tout s’est produit suite à la semaine de vacances qu’elle s’est payée dans le sud? Beau retour de vacances!

En somme, elle accomplit maintenant ses tâches de travail accompagnée de notre cher V.I.P., un mononcle emprisonné dans le corps d’un jeune homme dans la vingtaine. Et que dire de ses conversations avec la clientèle anglophone. Une vrai patate chaude dans le fond de la gorge, parsemée de jeux de mots douteux, encore plus douteux que ceux que peuvent dire mon coloc, et vous vous le savez à quel point il peu être déplaisant!

Je vous demande donc tous chers lecteurs et lectrices d’avoir une pensée positive pour ma collègue. Si vous voulez lui transmettre un message d’espoir, je vous en conjure, faite le à votre guise par l’entremise de l’espace dédié aux commentaires.

Et juste pour toi ma petite poulette, à mort V.I.P!



Les Restants de Pâques
Dimanche, 6 avril, 2008,
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Je dois faire une mise en garde sur le billet qui suit. Si vous êtes âgé de moins de 18 ans, si vous avez le coeur sensible, si les histoires dégradantes ou tordu vous dégoutent, je vous conseil de ne pas vraiment lire ce qui suit. Merci de prendre en considération l’avertissement avant de continuer la lecture pour ne pas me chicaner par la suite.

Il n’y a rien que je préfère plus que les heures de soupers au travail. C’est comme un souper de famille. Tout le monde est réunis, tout le monde se demande comment se déroule nos journées personnelles, tout le monde raconte des petites anecdotes coquasses. J’adore!

C’est aussi le moment de fouiner dans ce que mes collègues ont comme lunch. Qui est les meilleur cuisto? qui fait encore faire ses repas par maman? Qui a un lunch plus pathétique que le miens (personne me bas encore à date)? Enfin, les lunchs au bureau sont souvent composés de restants. Même que certaines personnes ont encore des restants du temps des fêtes, mais ça, c’est une autre histoire.
Tout ça pour dire que vendredi dernier, Brun, un de mes collègues, dégustait un savoureux repas qui lui était une gracieuseté de sa maman lors de sa visite pascale. Pour couronné ce succulent festin, il avait une petite boîte jaune contenant un petit oeuf de Pâques Laura Secord.

- Ça l’air bon ce petit oeuf là!

- Penses y même pas, c’est le mien.

Quel beau défi me lance-t-il! Incroyable. Cet oeuf sera le mien d’ici la fin du diner, croyez moi. Et non, je ne lui déroberai pas comme un Lapin Patate, je ferai en sorte qu’il me le donne de son plein gré.

- Je peux voir la boîte?

Il me la tend, un peu méfiant.

- Mais non! Je veux simplement lire ce qui y est écrit! Je ne me sauverai pas avec l’oeuf, je te le promet.

Je prend finalement possession du petit objet jaune. Je le tourne dans tout les sens. J’entame ma lecture et je trouve enfin l’opportunité. La phrase sur laquelle je peux compter pour enfin posséder l’oeuf de Pâques. Je l’ai même conserver, trop fier de mon coup.

This product may have come in contact with nuts.

Quelle belle occasion de lui lever le coeur!

- Brun, dit moi, tu as des allergies?

- Non pourquoi?

Je lui fais la lecture de la phrase. Son regard semble me demander où je veux bien l’entrainer avec mon petit jeu.

- C’est juste pour que tu ne sois pas malade, j’en serais très peinée. Mais de toute façon, je ne crois pas qu’il s’agit de ce type de noix.

- Où veux-tu en venir?

- Bien, c’est que à l’usine de Laura Secord, dans la section du contrôle de la qualité, il y a un petit Mexicain nu avec les noix exposés.

- De quoi tu parles!?!

- Oui oui, pour être bien sûr que tous les produits soient en contact avec des noix, il tea bag les oeufs en chocolat, comme le tien, question d’offrir le meilleur produit possible aux consommateurs.

- … Arête, tu me dégoute.

- Il est debout au dessus de la ligne de production de l’usine et il s’accroupit sur chaque chocolat pour y laisser sa marque, toute la sueur qui a pu se ramasser sur son sac personnelle de noix, du à la chaleur de l’usine.

- O.K. C’est beau prend le. Je n’en veux plus.



Un Cadeau du Ciel
Samedi, 5 avril, 2008,
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Il m’est arrivé la chose la plus merveilleuse au monde mercredi matin dernier. C’était sublime, féérique même. Vraiment, il me fallait tout simplement cette petit chose pour faire ma journée au grand complet, et ce, sans même avoir mis le pied encore dans ma tour à bureau préféré, la mienne. Bon, vous allez probablement penser que j’en met un peu plus que la réalité. Pas du tout. Une simple chose comme celle là a su me rendre folle de joie. C’était comme un cadeau du ciel, et c’est le cas de le dire. Directement du 20e étage en plus. Je sais que mercredi est déjà passé, mais je cherchais les bons mots pour pouvoir vous dépeindre la scène.

Matin typique en apparence. Je laisse le cadran me sonner dans les oreilles au moins une bonne heure avant que les cris de mon coloc me décide a m’activer à la préparation. Une bonne douche brulante question de se remémorer les draps plus longtemps. Vite un café, puis un deuxième pour emporter s’il vous plait. J’ouvre la porte qui m’est gentiment refermé en plein visage par monsieur le vent violent. Une jolie partie de plaisir s’annonce pour se rendre à l’arrêt. Tête première corps penché vers l’avant. C’est probablement la position la plus aérodynamique que je peux faire tout en gardant un peu de dignité. Puis vite vite vite, il faut s’entasser dans la limousine de vieux (je commence à travailler à l’heure qu’il sorte, l’heure la plus dangereuse de la journée, croyez moi) qui me mènera au bureau.

Enfin sortie de la boîte à grincements de dentiers et de kleenex de manches, il ne reste qu’à traverser le magnifique boulevard sans se faire happer par un fou furieux qui est en pause diner. C’est là que je me fait frapper au visage. Pas par un de ces automobilistes cons qui ne respectent pas les piétons, non. Il y a un énorme forme rouge sur le sol. Ce n’est pas du sang, c’est beaucoup trop solide pour ça. Ce n’est pas non plus un bout de Père Noël, il doit être encore à Cuba en ce moment.

Je reste donc plantée là, laissant plusieurs lumière à préférence piéton s’éteindre, poussant même le jeu à me rendre à me rendre plus en retard que je le suis déjà. Plus je regarde la forme, plus elle me dit quelque chose. Qu’est-ce qui pourrait bien être associé a un amas confus de rouge dans les environs. Elle ressemble à… à… AH MON DIEU!

C’est le gros ”b” gigantesque en haut du building de ma compagnie qui s’est fait sauvagement ramasser par les bourrasques de vent. Je travail maintenant pour une compagnie avec un nom handicapé (par respect de la vie privée, je suis désolée de vous apprendre que cette dernière vous restera probablement anonyme. Je parle de la vie privée de mes collègues, bien entendu). Je ne peux laissé la chose en place. Je ramasse le ”b”. Moi qui me cherchais une décoration à apposer sur mes murs mou! Voilà! Je ne pouvais pas trouver mieux.
Parce que je dois vous spécifier l’interdiction de décoration à l’exception seule qu’il dois s’agir d’objet relié au travail.

Me voici donc en plein milieu de l’ascenseur remplie de Monsieur important. Je suis déjà habituée d’être dévisagé par ces babyboomers beaucoup trop fiers de l’être avec le simple fait que je porte des écouteurs à têtes de morts immense de façon à maximiser le son de Monsieur Spooky, mais cette fois ci, je bas des records avec le gros ”b” sous le bras. Je le dépose discrètement (du moins j’essaie) à mon bureau, cherchant une solution pour l’accrocher sans non plus démolir la structure qui entour mon poste de travail. Je passe au vestiaire rapidement. Puis un collègue m’intercepte.

- Eh! T’as vu? Il parait que le nom en haut du building à sacré le camps!

- Oui je sais, il est a mon bureau.

- … Quoi?

- Bien, je l’ai ramassé.

Oui oui, j’ai fait ça.

- Tu veux m’aider, faut que je trouve un moyen de l’installer.

Après quelque acharnement, entre quelques clients qui nous empêchaient de travailler, la bête est maintenant en place. C’est complètement horrible, aucun esthétique, mais ohhhhh combien symbolique. J’attends avec impatience le moment où le grand patron va se montrer le bout du nez.

Enfin! Le voici qui tourne le coin. Ayons l’air un peu plus professionnelle tout de même. Je dois bien avoir un dossier qui traîne. Vite je m’y plonge. Il s’approche.

- Excuser moi mademoiselle Magique, voulez-vous bien me dire ce que c’est?

- Il s’agit de mes nouvelles décorations.

- Vous savez qu’il est strictement défendu d’apposer d’objet de la sorte dans votre cubicule.

- Bien, c’est que je me suis dis que s’il était assez bon pour décorer l’extérieur de la bâtisse, pourquoi pas l’intérieur aussi.

- De quoi s’agit-il?

- Ah! Mais vous ne savez pas? Vous avez perdu une partie de l’enseigne.

Il se dirigea d’un pas pressé vers l’ascenseur qui mène vers l’extérieur. J’espère qu’ils ont de bonne assurances! (désolé, celle-là, faut faire partie de la famille pour comprendre). Puis, depuis mercredi, j’ai le bureau aux murs mous le plus convoité.



Corporation
Mercredi, 19 mars, 2008,
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Aujourd’hui, j’ai assisté à mon tout premier colloque. Oui je sais, je fais pitié de travailler pour une grosse boite internationale. Personnellement, sa me répugne un peu à l’idée de vous faire part de cette partie de réalité qui est la mienne. Dans mon passé de jeune anarchiste idéaliste et totalement innocente, l’idée d’être à l’emploi de gens de la sorte me faisais me vomir dessus et me donnais qu’une seule idée en tête, me pendre. C’est fou ce que la vie nous réserve parfois.

Imaginez vous donc que j’ai du me claquer 4h de belle masturbation intellectuelle sur le profit de la compagnie au Canada pendant la dernière année en plus du trajet du bureau au ”magnifique” hôtel en autobus voyageur réenchérit de blagues douteuses de babyboomers fortunés. De quoi vous mettre en beau fusil pour le restant de la journée. Sans compter que pour assurer une productivité maximum lorsque les différents groupes qui assistent au colloque s’absentent de leur poste de travail pour aller se féliciter entre eux en se plaignant le ventre plein, j’ai du faire des heures supplémentaires.

Je suis fière de vous annoncer que pour me remercier de ma présence à la représentation d’après midi, la compagnie m’a rendu fière propriétaire d’un jolie calepin à l’effigie de la compagnie avec, accrochez vous bien, une calculatrice intégré sur la couverture relier de mon tout nouveau meilleur ami. C’est tout de même bien ironique que le texte que je vous livre par le biais de se blog a été ébaucher par ce calepin, donner par mes employeurs, et qui me permet de vous exprimer mon sarcasme sans borne à propos de ses mêmes employeurs. La vie est si bien faite parfois!

Ce qui me mis le plus en rogne pendant cette belle présentation est sans aucun doute le problème que eux considère comme étant un dilemme majeur et a monopolisé plus de la moitié du temps allouer à notre moment de répit. Comme la compagnie, déjà la plus grande dans son domaine à l’échelle du Canada doit prendre de l’expansion pour satisfaire les actionnaires, la superficie des bureaux qu’elle occupe, qui est ma fois remplis à pleine capacité, va encore une fois de plus s’agrandir pour accueillir d’autres perdu de ma génération qui tout comme moi se ramasseront à cet endroit. Par contre, un problème se pose. Où diantre stationnerons-nous toute ses voitures! déjà entourer d’un décor en béton sans aucune verdure, voilà donc qu’il faut empiler toujours plus de ferraille pour s’assurer d’une meilleure productivité au sein de notre clientèle toujours de plus en plus assoiffer d’en avoir plus plus plus pour de moins en moins. Tout en gardant en perspective que la compagnie veut prendre de plus en plus le tournant vert à la mode de l’image, elle dépense une partie de ses profits afin de mieux inciter les gens à utiliser une voiture pour se rendre au travail.

Ce type de dialogue entre employé et employeurs en plus de m’endormir ne m’intéresse absolument pas. Je suis une adepte du BMW, Bus Metro Walk. Le fait qu’il faut entasser de plus en plus de voiture me concerne oui, mais dans une vision complètement à l’inverse de la leur.

C’est dans les moments les plus lugubres de la journée qu’une lueur d’espoir apparait pour rendre toute la beauté qu’il se doit au genre humain. Il y a tout de même des gens plein sens qui partage les mêmes méthode de survit que moi. C’est alors qu’un de mes collègue se lève, arrache le micro des mains de la babyboomer qui se plaignait qu’elle devait marché un coin de rue pour se rendre aux ascenseurs qui sont plus lent sans tout de même avoir l’idée de prendre les escaliers pour régler la question de son obésité.

- Vous avez penser rediriger votre perspective sur le problème?

Évidement, a en voir leur air plein de questionnement, non.

- Au lieu de féliciter encore une fois les automobiliste en leur donnant une fois de plus le monopole, pourquoi ne donneriez vous pas de l’argent aux usagers du transport en commun pour insister vos employés à l’utiliser, vous règleriez une partie du problème du stationnement et vous ferez votre gestes pour l’environnement.

Malgré le fait qu’il a considéré l’idée, qu’il a souligné que c’était une solution envisageable, qu’il fallait évidement penser à poser des gestes verts en étant une entreprise, sa réponse me donna un pincement au coeur.

- Oui, cette idée pourra effectivement donner une très belle image à la compagnie.

Mais dans quel bourbier sommes nous en train de nous enfoncer!



5 à 7
Vendredi, 7 mars, 2008,
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Trop d’alcool dans le sang… même pas encore 21h….. Je suis désolée de vous informer qu’il est déjà le temps du ”last call” sur notre houblon en spécial. Je sépare les factures comment? Parfait! Vous payez content? Merci et à la semaine prochaine. Passez une belle fin de soirée!



La Haine
Mercredi, 5 mars, 2008,
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Est-ce qu’il faut absolument une raison pour détester quelqu’un? Sincèrement… Parce que si c’est le cas, je ne dois pas respecter les règles morales de la haine du genre humain.

V.I.P. Je ne l’aime pas. Je n’ai aucune raison valable pour ce faire. C’est comme ça. Les raisons ”valables” qu’il m’a tendu n’ont simplement ajouté à mon animosité.

Voilà c’est dit! Ce n’est VRAIMENT pas la peine de faire le tour du bureau en entier pour valider l’information. Et pour vous chers lecteurs qui connaissez le personnage, allez-y, marrez-vous. Vaut mieux rire en se frottant les mains ensemble tout en observant un décolleté AUCUNEMENT provocateur que de dépenser la totalité de son énergie à essayer de plaire à son tour à une personnalité complètement incompatible.

Vous voulez me rendre la pareil très cher V.I.P.? Allez-y! Faites, faites! J’ai la carcasse beaucoup plus solide que ce qu’elle peut transparaître. N’oubliez pas demain matin de passer chez le pâtissier, car rien n’est égale au plaisir de vous voir tenter d’embrasser l’arrière train de la haute direction en offrant beignes, cafés et croissants.



Vol plané
Lundi, 25 février, 2008,
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Vous savez, quand la vie nous force à avoir un nouveau commencement, il y a plusieurs mises au point qui accompagnent le tout. Il faut, dans une sens, atteindre la perfection. Eh oui, je l’admet, j’ai quelques défauts et même en y travaillant fort, j’ai de la difficulté à m’en défaire… surtout un en particulier.

Appelons le V.I.P. Vraiment Incapable à Porter dans son coeur. Vous savez, le genre de personne que, malgré de très grands efforts, jamais, JAMAIS vous ne serez capable d’être sympathique avec lui. Même qu’à la longue, vous vous surprenez à affectionner maladivement le fait de le détester.

J’adore voir quelqu’un tomber. Je trouve qu’il n’y a rien de plus drôle au monde. Surtout quand il s’agit de moi. Les gens qui me voient m’exécuter ont souvent tendance à croire que je me fais très mal. Probablement parce que je reste couché par terre en riant d’un fou rire interminable. J’imagine que mon rire ressemble à des pleures dans ces moments spécifiques (au pluriel oui, car je dois avouer que je tombe assez régulièrement).

Cette semaine fut la première fois répertoriée au monde que je n’ai pas ri en voyant quelqu’un tomber, moi incluse.

Encore une autre belle journée de travail accompli. Je quitte pour la journée. L’attente semble interminable face aux ascenseurs en demandes à tous les étages. Le délais est tellement long que tout peut arriver. Ah non! V.I.P se présente au bout du corridor. Vite!!! Ouvre toi la porte!!! Il avance, il s’en viens, il y est presque. ALLER LA PORTE!!! Merde… Il arrive au même moment où l’ascenseur me fait l’honneur de se présenter. Bon, ce n’est pas parce que nous sommes tous les deux que je suis obligée de lui parler. Évidement, il engage la conversation. Ahhhhhh désolé, le son de mes écouteurs est beaucoup trop fort pour entendre ce que tu me dis. Quoi! Il a le culot de me les enlever! Heureusement, il ne reste plus qu’un seul étage. Bon enfin arrivé. Mais j’oubliais, il n’y a rien d’aussi simple dans la vie. V.I.P décide de me suivre. Non, non, je ne vais pas chez moi, je n’ai pas besoin que tu viennes me porter à la maison. Oui oui je suis sûr. Aller, byebyebyebyebye

J’adore Montréal. Par contre, je ne comprend pas pourquoi la ville installe des trottoirs en pente de 45°. Surtout que ces trottoir la en particulier se trouve à la sortie des stationnements réservés aux personne V.I.P. Et c’est toujours au moment précis où ce dernier décide de sortir du stationnement que mes pieds glissent sur l’énorme plaque de glace qui orne le trottoir-pente pour me propulser en vol plané sur le capot de mon V.I.P préféré. L’auto n’a rien et moi j’ai eu un énorme coup à mon orgueil…