Valérie Magique ou L’interminable Périple Labyrinthique


Le Poteau
Jeudi, 19 novembre, 2009, 11:58
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Bon. Voici que je n’écris plus depuis quelque temps. Certains d’entre vous se dirons probablement que c’est ”normal” du a mon assiduité des derniers temps.

Non. Ce n’est pas la cause de mon manque de mots. C’est à cause du poteau.

Par un beau mercredi soir, il y a quelques semaines, me voici montant à bord d’un jolie carrosse de la STM, suite à une autre journée au boulot. Le petit banc que j’aime est libre, pour une fois! C’est donc la que je siège pendant l’interminable trajet de 20 minutes avec la maudite folle en arrière de moi qui lâche un sacre à tous les deux mots qui sort de sa bouche pas de dents. Évidement, c’est toujours dans des cas comme celui-là que le IPod décide de mourir subitement pour cause de batterie à plat. La bonne femme a fait monter un élan de rage en moi. Avoir eu une pelle rouiller, je me serais gâtée en lui en sacrant quelques coups dans la face, mais malheureusement, je ne l’ai pas transporté avec moi cette journée là.

Donc, la folle à l’absence de dentier m’a gâcher mon bonheur d’avoir mon siège favoris! J’ai du céder ma place. J’ai tenté de m’éloigner de la sorcière à l’unique dent dans le fond de la gueule. Une mission un peu complexe, car on le sait tous, un autobus, ce n’est pas très gros. La tentative est peine perdu parce que la madame au manque d’hygiène buccal, elle parle plus fort que le bruit que ferait probablement un chat qui se fais violer par un bœuf en rut.

Je contre attaque avec le plan B : Sortir à la prochaine sorti, même si ce n’est pas la mienne. Je préfère de loin marcher plutôt que d’entendre le son de la voix de la grosse truie édenté plus longtemps. Je me dirige vers la sorti arrière de l’autobus. Je dis un dernier au revoir à mon siège. Comme je me retourne pour agripper le poteau pour ne pas perdre pied, le joyeux innocent de chauffeur de la STM freine le pied collé au tapis. La suite est tout de même simple à deviner. J’ai revolé brutalement de toute mon élan directement dans les installation métallique qui orne le passage entre les sièges.

Bras cassé. Bra-vo.Tout ça à cause d’une madame qui pu de la gueule!

Prompt rétablissement de moi à moi.



Avec Un Gout de Bat..?
Jeudi, 22 octobre, 2009, 7:46
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Samedi soir. Toujours un bon moment pour se réunir entre amis pour passer du bon temps. Comme la vie machinale du monde du travail quotidien de la semaine devient aussi lourd qu’un boulet trainant aux chevilles, il faut savoir pimenter la fin de semaine d’activités emplis d’exotismes. Dans la vie, il faut être culturé.

Pourquoi ne pas se réunir dans un restaurant aux saveurs libanaises.

Attablé devant une table débordante de victuailles, les mets composés en majeur partie d’ail s’entassent dans les estomacs en prévision d’une rude soirée de danse, d’alcool et d’action. Comme le dit le diction, mieux vaut avoir un petit fond. Ce fond a laissé une forte odeur nauséabonde d’ail dans le fin fond de nos bouches. Un gout tellement prononcé a habité nos bouche que plusieurs tentatives pour camoufler l’odeur furent proposés. Toutes infructueuses. Même la gomme menthe poivré a échoué à sa mission. La solution a été de se rabattre sur le plat de persil pour se fabriquer une chique artisanale. En un seul mot, eurk. Sans oublier que le persil, ça pogne dans les dents et fait en sorte que nous-même, on pogne pas (sans oublier le fait qu’il faut souligner le nuage vert d’ail qui sort de nos bouches à chaque fois qu’elles s’ouvrent).

En fait, on pourrait penser que on va finir la soirée seule dans le caniveau, déchu et intoxiqué par l’odeur de notre propre bouche, mais certaines personnes non. Enfin, c’est ce que croyait la tablé d’hommes assis près de nous, célébrant la fête d’un des leurs. Je crois que ce qui les attiraient, c’est le fait que nous sommes ingénieuses et habiles de nos mains. Ce n’est pas n’importe qui qui est en mesure de confectionner une pseudo-gomme de persil pour cacher les problèmes buccaux. Ça, ou le fait que eux aussi avec leurs haleines de fond de vidanges, ils étaient convaincus de ne pas ramener des des madames dans leurs lits. Bref, ils nous inviter a se joindre a eux, question d’aller poursuivre les célébrations de naissance dans une endroit un peu plus alcoolisé.

Bon. Nul besoin de décrire la scène.

Bière danse rire. Bière danse pipi. Bière pipi bière. Shooter! Pipi bière pipi. Last call. Beugle un taxi. Rentre à la maison. N’atteint pas le lit et s’endort par terre. Mal de bloc du dimanche.

Passons plutôt au plat de résistance. Le téléphone sonne très tôt pour un dimanche.

- Salut… Dors-tu?

Ce n’est jamais rassurant lorsque une de vos amie vous appel un dimanche matin très tôt suivant une cuite assez mouvementé, parsemé de messieurs inconnus.

- Viens me chercher.

- T’es où???

- Euh…..

- Trouve l’adresse, je me mets en route.

Assise dans l’auto, j’installe le GPS. Puis, une fois le texto reçu, je part à l’aventure sur l’ile. À la recherche de l’amie perdue. Arrivé à destination, elle prend place coté passager.

- WTF. Allé. Racontes!

- Ben. On voulais s’embrasser, mais comme les deux on avait une haleine horrible…

- … Oui?

- Il m’a dit, ”Remplace ton gout d’ail par un bon gout de bat.”

Messieurs, va falloir que on ait une discussion. C’est quoi ces pickup lines de merde!!!



Les Lapins et la Tortue
Lundi, 21 septembre, 2009, 8:14
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Récemment, j’ai adopté un tout nouveau bar. Pas le genre hyper méga hip trendy à la mode. Non, pas du tout. Situé dans un endroit splendide avec des gens à la mode comme dans les revue alors vous direz vous. Non plus.

Pourquoi donc est-ce que je me contente de le classifier dans ma liste des bars adoptés vous demandez vous?

Vendredi, suite à une semaine délabré de travail acharné, vite à la maison pour une petite sieste, question d’être assez en forme pour se coucher aux petites heures du matin. Oui, je fais ça moi. La vieillesse se veut on dirait bien. Enfin, je me lève toute sereine et fraiche de repos, me change en vitesse et mets le cap en direction de chez mon amie. Ce genre d’amie qui demeure a moins de une minute a pied du bar en question et ou il fait faire les retouches de dernières minutes en buvant le plus de bière possible pour diminuer les dépenses éventuelle en alcool.

Puis une fois les poules biens rondes, elles quittent le poulailler en titubant pour se précipiter directement vers le repère des loups.

Bon.

Nous ne sommes pas a ce point sans défense. Je dirais même plus que se sont les loups qui le sont, car la bande de poule avec qui je prend un verre n’ont pas leurs langues dans leurs poches. Pour que je dise que parfois elles sont pire que moi… Vous voyez le portrait.

Toujours est-il qu’un fois le coin de la rue enfourché, même pas un millième de seconde après être atterri sur la terrasse, une bande de poneys nous abordent employant le pick up line le plus innocent du siècle :

- Mesdemoiselles, pourrait-on voir vos cartes? Question de savoir si vous vous trouvez ici en toute légalité? dit le chef de la bande avec son air de gros innocent aux bras soufflés mais à la tête vide.

Comme nous sommes des professionnelles en décelage de gros crosseurs, nous savons pertinemment que les hommes chasses leur proie a deux. De plus, jamais il ne vont s’attaquer au poulailler au complet mais vont préférer attendre qu’une proie soit seule et saoule pendant que le deuxième monte la garde. Quelque chose de louche se trame.

- Elles sont où vos blondes les gars? lança directement mon amie en direction de gros bras.

Un loup n’aime pas avouer la défaite. Encore moins devant la meute en entier attablé autour de houblon. Par contre, dans certaines occasions comme celle-ci, il n’a pas le choix de s’incliner pour cause d’aucun élément de défense. Mais s’il s’incline, c’est pour mieux préparer la deuxième attaque, car en tant que chasseur, un loup n’accepte pas que la chasse soit infructueuse. Ils devront être plus féroce ces messieurs.

C’est pourquoi il faut savoir profiter de la situation. Pour réussir a combler sa faim, le chasseur doit tout connaitre a propos de sa proie, ce qui explique dans un premier temps pourquoi que, une fois les poules à l’intérieur, les loups le furent aussi. Aussi, pour bien déterminer le moment où attaquer, le loup doit savoir le taux d’alcoolémie de la poule. Ce qui explique dans un deuxième temps pourquoi le loup sort son portefeuille et paye toute la soirée de nombreux breuvages alcoolisée. Les voilà donc débarquer avec des pichets et des verres qui nous sont dédiés.

Ce qui est merveilleux dans ce type de situation, c’est que les loups ne semble pas s’apercevoir qu’ils ont affaire a une bande de tigresses et que finalement c’est eux qui se retrouveront proie, pris entre nos griffe de félines assoiffées d’alcool. C’est alors les questions d’abrutis de bases débutent, puisqu’ils doivent déterminer quel loup sera attitré a quelle poule,

- Donc, mademoiselle, tu ne m’as toujours pas dis ton nom?

Messieurs, si vous rencontrez une jeune femme tatouée avec un nom de serveuse cheap ou encore de coiffeuse de Laval, posez vous de sérieuses question

- Moi, c’est Josée. Elle là bas, c’est Linda, et puis il y a Carole, Ginette et Gisèle. Puis vous?

Et c’est a ce moment précis que ça passe ou ça casse. Dans le cas échéant, tout va comme sur des roulettes. En plus de n’avoir rien a débourser pour la soirée, d’avoir des gardiens de sacoches et d’être assurées de toujours avoir une table avec places assises même lors d’escapade prolongée sur la piste de danse, nous avons enfirouapé une bande a gros bras, toujours présent pour nous défendre, même dans les moments ou, du a l’alcool qui monte dans le sang, nous poussons d’autre loups affamés en les mitraillant de paroles disgracieuses. Le tout pourrait tourner facilement en bataille de bar entre les loups mécontents et les poules beaucoup trop saoules, mais non. Ce sont les premiers loups transformés en petits lapins qui s’en chargent.

Puis 3h sonne. La soirée est encore très jeune. Comme les petits lapins nous suivent partout, aussi bien les traumatiser.

- Gisèle, on les amène au parc?

Des filles saoules qui jouent dans les monkey bars pendant que les loup-lapins se demande s’ils auront ou non leur du. Délectable comme situation. Encore plus lorsqu’il y a une mission a accomplir.

- Hey! Y’a une tortue là bas!

Toute notre attention a été soudainement arraché aux lapins pour être donné a cette pauvre petite tortue qui s’est retrouvé on ne sait comment dans un parc de la ville.

En pseudo-preux chevalier qu’ils étaient, les lapins sont allé chercher leur véhicule. Ils ont fait un petit lit pour la tortue et l’on embarqué pour allez en prendre soin chez eux. Et comme nous venions de leur trouver une mission, rien de plus facile maintenant de leur fausser chemin.

- Est-ce que je peux avoir ton numéro Josée?

Je sors mon sharpie du fond de mon sac et lui écrit sur la totalité de son bras le numéro de cellulaire de ma sœur en prenant bien soin d’écrire mon nom de code. De retour au poulailler, je m’effondre du a l’alcool sur le sofa, le portefeuille aussi plein qu’au début de la soirée.

Ce matin, je reçois un appel au bureau.

- Veux-tu bien arrêter de donner mon numéro a n’importe quel gars que tu rencontre dans les bars! Je reçois plein de messages textes innocents depuis samedi.

- Comment tu sais que c’est pour moi?

- ”Bonjours Josée”, je sais que c’est toi!

- Ah! Ouin… Qu’est-ce qu’il a écris?

- Je sais pas! Je comprend rien. Il veux savoir ce qu’il fait avec la tortue dans son salon.



Touches Pas à Ça! J’ai Pissé Dessus…
Mardi, 1 septembre, 2009, 6:31
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Il y a deux types de femmes dans la vie. Celles qui portent un attention particulière au nombre de jours qui se sont écoulés depuis leurs derniers cycles. Et il y a les autres. J’appartiens à la deuxième catégorie. Celles qui ne s’en font pas trop jusqu’à ce que dans leur petite tête, le sentiment de me-semble-que-ça-fait-longtemps leur mitraille le cerveau.

Puis, le grand jeu de points de repaires temporels débute. J’étais à tel endroit, avec quelqu’un pour une occasion x. Donc c’était il y a environ un certain laps de temps… Puis comme cette méthode est inefficace, la panique débute.

Bon.

Première leçon de vie féminine (pour les personnes qui ne le savent pas… probablement les personnes de sexe masculin). Le stress ralenti le processus. Plus il y a de stress, plus le début de la semaine de douleur est retardée. Plus elle est retardée, plus le stress augmente. Vous comprenez probablement le principe de la roue qui tourne rendu à ce point.

Le moyen le plus efficace que j’ai trouvé pour réduire ce stress est de faire pipi sur un petit bâton qui coute environ entre 6$ et 20$, tout dépendant de la marque en particulier ou des spéciaux offerts à la pharmacie. Il y a aussi la possibilité, pour les personnes désirant dépenser le moins possible, de s’en procurer au magasin du dollar, mais je dois tout de mettre une bémol la dessus. Un test de grossesse du dollorama, c’est comme vouloir mettre toutes ses chances dans un gros sac brun et le garrocher au bout de ses bras dans un caniveau. Enfin.

Donc messieurs, si vous rencontrez une poulette, êtes ramené dans sont poulailler, décidez de fouiller dans la salle de bain en allant à la salle de bain pour savoir quel genre de maladie elle peut trimballer dans son plumage et tombez sur des testes de grossesse, ce n’est pas nécessairement qu’elle vous a tendu un piège pour que vous l’engrossiez. Par contre, vous aurez la certitude qu’elle pratique certaines formes d’activités sexuelles.

Voilà donc que samedi, je me rend chez mon ami Jean, Jean Coutu, vérifier l’état des soldes. Je me procure un bâton à pipi pour la modique somme de 8$ (pas de spéciaux) et je reviens a la maison.

Deuxième leçon de vie féminine. Pour ne pas biaiser les résultats (comme mentionné dans les instructions) je dois avoir une concentration de pipi assez élevé. J’ai deux choix : boire jusqu’à ce que ma vessie explose en mille ou attendre au lendemain matin après une jolie nuit de sommeil. Donc, inutile de s’énerver pour le moment et attendons jusqu’au petit matin.

Dimanche. Doux levé dans le lit moelleux et douillet que j’occupe. Après des étirements interminable, le levé s’impose. Je cours à la salle de bain et essaye de retenir le flot qui écrase ma vessie tout en faisant d’immense signaux de détresse envers l’emballage qui retient emprisonné le petit examen. Puis, une fois en contrôle de la situation, je me soulage directement dessus en évitant du mieux que je peux de viser mes doigts.

Il ne me reste plus qu’a attendre un petit cinq minutes et le tour est joué.

Bon. J’ai peut-être oublié le test prêt du lavabo de la salle de bain pour plus de cinq minutes. Disons, une majeure partie de la journée. Il n’y a rien de dangereux pour les résultats mais plutôt imprudent… de se faire prendre le bâton à l’air.

- Est-ce que je peux utiliser tes toilettes? m’a dit ma maman en dandinant sur une patte avec un air de ”la Danse de St-Guy” en débarquant en furie dans mon paisible chez moi.

Pas le temps de répondre et la voilà déjà enfermé dans la minuscule pièce qui contient le bain.

J’entends la chasse d’eau, mais le lien ne se crée pas.

J’entends le robinet, mais toujours rien dans mon esprit.

J’entends un cri d’animal féroce rare en voie d’extinction et je comprend. Je comprend que j’ai oublié la petite boite avec les instructions et le petit échantillon maculé d’urine.

La porte de la salle de bain s’ouvre violemment. Ça y est, je vais mourir abattu comme un animal sur le bord de la 20.

- Veux-tu bien m’expliquer ce que c’est?!? me crie ma maman en secouant le test pris entre ses griffes de toute ses forces.

J’essaie de m’approcher pour lui dérober des mains, mais je suis attaquée de projectiles. Des gouttelettes provenant de la tige volent dans tous les sens et m’empêche de m’approcher sous peine d’en recevoir une dans les yeux. Le problème majeur ici est le fait que je ne sais pas qu’elle est le résultat inscrit.

- Euh… Maman, moi, si j’étais toi, je lâcherais ça tout de suite. J’ai pissé dessus!

- Franchement ma p’tite fille! Je t’ai changé de couches! Tu penses que c’est un peu de pipi qui va m’empêcher d’avoir des explications? a-t-elle renchéri en secouant frénétiquement l’objet à l’inscription inconnu.

Puis, dans son énervement monumentale, et parce que la force de titan qu’elle appliquait sur le petit bâton a quand même des limites, elle l’échappa et alla se planter directement dans mon œil droit. Je ne pouvais pas voir les résultats de plus près, même avec un œil qui chauffe à cause de mon propre pipi.



Texto Illimités
Dimanche, 23 août, 2009, 9:32
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Laissez moi vous parler de mes amis de sexes masculins. Dans le lot, il y a plusieurs spécimens rares. Il y en a la dedans qui sont plus ou moins fréquentables du a leur taux élevé d’alcoolémie mais surtout, du au fait qu’ils agissent en gros porcs envers les femmes qu’ils utilisent à des fins sexuelles. Puis, si on continu la sous-catégorisation pour arriver a un en particulier, il y en a qui demeure à Québec, loin de moi.

Comme les occasions de se voir sont peu nombreuse, on fait ce qu’on peut. Il va chez ses parents la fin de semaines, mais Saint-Jérôme ne se trouve pas dans un kilométrage convenable à pied. Un courriel de temps en temps. Pas d’appel téléphonique car en plus d’avoir horreur de ça, il faut assumer le cout des longues distances. De tout façon, c’est une personne tellement bohème qu’il ne connait même pas mon numéro de téléphone cellulaire. Il a mémorisé le numéro de ma maman et une fois par année appel pour souhaité Joyeux Noël.

Puis, il y a quelques semaines, j’apprends d’un ami commun qu’il s’est procuré un cellulaire. Probablement que sa nouvelle conquête a voulu le tenir en laisse un tantinet et qu’il n’a pas pu y échapper. Le connaissant, elle doit avoir de très gros seins s’il a plié à cette demande.

Pour ma part, je n’aime pas beaucoup passer à coté d’occasion en or comme celle là. C’est pourquoi depuis 3 semaines, je m’affaire à la préparation d’un de ces coups pendable qu’il ne risque pas d’oublier en espérant seulement que le poisson de 6′1” mordra comme il faut à l’hameçon.

Étape 1 : Le flirt

Comme souligné un peu plus haut, mon ami aime les demoiselles à la poitrine voluptueuse. C’est donc de cette façon qu’il faut l’appâter. Je lui envoie un texto.

Guillaume. J’ai eu ton numéro de cell il y a qques jours. J’ai tjrs voulu te dire que jte désir secrètement et que je veux que tu mettes ta tête entre mes deux gros seins. J’ai envie de toi. Ton admiratrice de toujours.

Envoyé.

Étape 2 : L’attente

Comme je n’avais aucune idée de sa réaction, j’ai gardé mon mal en patience quelques jours. Il n’a pas répondu tout de suite. Il a probablement flairé le canulars mais le désir sexuel chez un homme est toujours plus fort. C’est pourquoi, 4 jours plus tard j’ai enfin obtenu une réponde.

T qui?

Réponse simple. Il veut tenter de dissimulé son intérêt a l’aide de phrases courtes et désengagées, mais le simple fait qu’il répond prouve que le poisson est bien ferré.

Étape 3 : L’échange de textos

L’échange de textos débute. De préférence, érotiques. De cette façon, le piégé ne cessera de saliver devant le miniature écran de son téléphone et la sensation de se retrouvé dans un film érotique poche s’accentuera.

Dans le genre, voici quelque exemples.

Angela 5′11” grandes jambes blonde 24 36 24. Ca te plais?

Et lui de répondre :

Oui, je t’accosterais bien dans une ruelle sombre.

Et l’échange se poursuivit sur la période de quelques semaine jusqu’à aujourd’hui.

Étape 4 : Tendre le piège

Ce matin, j’ai enfin tiré le coup final.

Je n’en peux plus. Je te veux. R-v 10h30 déjeuné et par la suite faire du sexe tout l’après-midi a mon appartement.

Et une réponse positive dans les quelques minutes suivantes on confirmé que tout allais pour le mieux.

Étape 5 : Ramener le poisson, et rire dans sa face

Je me rend au resto à déjeuné. J’attends patiemment a distance qu’il arrive prêt de la fil d’attente, puis je me lance.

- Guillaume!!!!! Qu’est-ce que tu fais la? Wow! Ça fait longtemps? Attends-tu quelqu’un? Ah! Aille! On déjeune ensemble! Viens-t-en!

Important ici de ne pas laisser l’autre placer un mot pour qu’il n’ait pas vraiment le choix de vous suivre. Une fois la table obtenu et être confortablement assis :

- Attendais-tu quelqu’une?

Et c’est la que la gène débute.

- Bien… C’est cette fille tu vois… Elle me texte des trucs osés depuis presque un mois. Je ne sais pas trop c’est qui… Elle voulait fourrée cette après-midi… Et la, t’es la! C’est pas que je suis pas content de te voir, mais si elle m’a vu avec toi, elle est surement partie!

- Ah! Bon! Tu fais ça toi? Bien, texte la!

À ce moment, il faut laisser son cellulaire sur la table, pour qu’il puisse réaliser enfin que c’est a vous qu’il envoie toutes ces propositions obscènes et qu’il vient de se faire avoir comme un enfant la main dans… les pantalons!

Une chance que mes amis m’aiment…



Linguistique
Dimanche, 16 août, 2009, 1:17
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On pense souvent qu’avec de simple cours d’anglais a l’école, le bilinguisme devient un élément acquis.

Non.

Bien sur l’apprentissage de jolies mots tel que green qui devient vert ou encore books qui devient livres se fait. Par contre, dans la réalité, personne n’est assez stupide pour nous demander “ Marie and Paul are in the kitchen. Where is Marie? ” Avoir une conversation devient un peu plus complexe. Ce n’est qu’une fois immergé dans un environnement complètement anglophone que la réalité frappe comme une tonne de briques et qu’il ne reste qu’a constater que finalement, qu’on est complètement nul (a chier).

Notre cerveau en vient a la conclusion la plus débile possible. Faisons comme n’importe quelle personne parlant une langue seconde, c’est-a-dire, inventer un mot en employant le terme dans notre langue a nous en le massacrant d’un accent anglophone aussi strident que des ongles de 5 centimètres de long égratignant un tableau. Attendons le résultat… Succès loin d’être garantie.

J’ai dans le passé subit cette honte lors de mon tout premier voyage. Être complètement immerge dans toutes sortes de situations de la vie courante extrêmement banales. Puis n’ayant aucune porte de sorti, devoir se débrouiller pour faire une phrase qui se tient en essayant de maintenir les dégâts au minimum.

Moi avec mes 11 colocataires anglophones en train de tenter d’aider dans la préparation du souper.

Une lasagne. Si simple, rapide et efficace lorsque la faim se montre le bout du nez. Chacun accompli sa tache attitre. Moi je suis la et je souris car je ne sais pas trop se qui se passe. Je vois que le fromage n’est pas râpe et personne ne semble s’en occuper.

La question a se poser : Comment dit-on râper en anglais?

Après un moment d’hésitation, le mécanisme de traduction s’active et je me lance.

- Hey guys, can I rape the cheese? (traduction : Puis-je violer le fromage?)

Résultat : Voila maintenant mes que toutes les personnes avec qui je demeure pensent que je suis une déviante a tendance lactosique.

Devenons un peu plus technique ici.

Moi avec quelques amis anglophones dont un très sexy en train de pratiquer le sport du ski de fond.

En plein milieu du mois de janvier dans le fond de Terre-Neuve, il neige. Beaucoup. Très monstrueusement beaucoup. Comme en campagne c’est partout pareil, il n’y a pas des tonnes d’activités a pratiquer, spécialement lorsque toutes les routes sont carrément fermées du a 8 pied de neige et plus encore. De toute façon, nous sommes pauvre.

Comme le sous-sol regorges de trésors, c’est avec joie que nous trouvons des skis de fond datant des années 70 pas très bien entretenu. Allons se perdre en foret.

La neige colle au dessous parce que ce type de ski doit être cire avant utilisation, pas comme les beaux nouveaux sur le marche maintenant. Comme je traîne un peu a l’arrière, le très joli Newfie fraîchement rencontre reste a mes cote pour que je ne disparaisse pas dans la tempête.

La question a se poser : Comment dit-on farter en anglais? (Oui, farter est un vrai mot qui signifie appliquer de la cire sur des skis)

Après un moment d’hésitation, le mécanisme de traduction s’active et tentant un regard charmeur vers mon Newfie, je lance :

- I can’t continue, I need to fart my skis. (traduction : Je dois péter, comme dans évacuation de gaz nauséabond, mes skis)

Résultat : Le gars sexy me prend pour une personne très dégoûtante et ne me crois pas qu’il existe bel et bien un terme de la sorte en français pour designer cirer ses skis, jusqu’à ce que je lui montre dans un dictionnaire anglais/français.

J’avais mis loin dans ma mémoire ses situations d’horreur jusqu’à cette semaine. Je n’avais pas eu de conversation complète en anglais depuis bien longtemps. Quelques bride de franglais ici et la a l’occasion, mais rien de sérieux. Puis, me voici en vacances.

Moi a Whistler en train de faire du magasinage comme une bête.

Il pleut. Je n’ai pas de manteau a Montréal, donc encore moins ici. De toute façon, voila bien quelque semaine que je harcelle  une de mes collègue de bureau sur le fait que je dois m’en procurer un. Ici, il y a des tonnes de jolies boutique ou l’on peut s’en procurer et a rabais du la fin de saison.

La question a se poser : Comment dit-on coupe-vent en anglais?

Après un moment d’hésitation, le mécanisme de traduction s’enclenche comme jadis.

- Hi! Do you guys have any cut-a-wind? (Traduction : Il ne peut y avoir meilleure traduction direct, coupe-vent. En anglais par contre, ça ne veut ABSOLUMENT rien dire.)

Résultat : Impossible d’avoir du service… car je semble parler une langue du futur et les vendeurs dans les boutiques semblent penser que je veux me procurer une sorte d’arme pour pouvoir par la suite mieux vandaliser leur boutique.

Prochain achat, un dictionnaire anglais/français de poche…



The Best Place on Earth
Vendredi, 14 août, 2009, 12:51
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Voila! Je suis en vacances dans ce qu’on appel par ici “The Best Place on Earth” (mais ou il n’y a pas d’accents sur les claviers). Un petit coin de paradis, j’en conviens. Pris entre d’interminables montagnes avec une vue a couper le souffle au point de ne pas vouloir revenir dans la brusque realite urbaine.

Par contre, bien qu’on se soit sauver de la vie infernale et de sa temperature a chier des derniers mois, une fois sur place, le beau temps envahi la metropole et la temperature de marde nous suit jusqu’ici. Ye! J’ai sorti ma tuque et mon foulard. Oui oui, en plein mois d’aout. Le genre de choses qu’on met dans sa valise en se disant qu’on emporte beaucoup trop d’effets inutiles (je suis la professionnelle du trop-de-packing-que-vais-je-faire-avec-toute-cette-craps-pendant-dix-jours). Finalement, lorsqu’on se rend compte que c’est nos gougounes qui sont de trop, c’est un peu triste… Enfin!

Je carbure donc aux barils de late soya de mon ami Starbucks pour me chauffer le bout du nez et je profite du fait que je peux enfin porter mes “hoddies” et mes “kicks” beaucoup trop uses par lesquels la pluie entre de toute facon. (C’est fou comment je sonne “trendy” lorsque j’emprunte ces esxpressions. Ah ha!)

Comme la majorite des plans de vacances etait d’aller se faire rotir sur la plage, le tout est devenu un peu desuet dans la realite. Mais vous etes probablement en train de vous demander mais pourquoi aller se foutre dans les montagnes, lorsque le but etait de se prelacer sur les plages? Pour deux raisons.

1- Je loge gratuitement dans un jolie chalet a flanc de montagne avec deux “locals” donc un australien beaucoup trop sexy. Ils m’offrent gratuitement d’user leur sofa-lit situe dans le milieu du salon-cuisine-salle-familliale. Merci Couch Surfing.

2- Kokanee CrankWorx. Competition de sports extremes, bieres pas chere, soirees folles et poneys. Et bien sur, tant qu’a etre ici, pourquoi ne pas regarnir le porte folio, car les prises de vues epoustouflantes ne manquent pas ici. Souhaitons seulement que les competitions ne seront pas toutes annulees en raison du trop de bout. 

Puis, aussi, il y a la possibilite de faire toutes sortes d’activites impossible a realise a Montreal en aout. La descente de montagnes en velo me dirai vous? Oui, entre autre. Mais cette peripetie vaut une histoire a elle seule a en compter le nombre d’egratignures se trouvant maintenant sur mon corps en entier.

Donc, en guise de remplacement du sable chaud, hier au leve, j’ai pris le journal local et j’ai cherche quoi faire par cette journee de mouille. Rien. J’ai du me deplacer sous la pluie torentielle pour me rendre au cafe internet le plus pret et inscrit dans mon ami Google “indoor activities”. Rien de bien bien exotique. Cinema, gym, se bourrer la face dans les multiples restaurants ou s’intoxiquer de cafeine dans les milliers de Starbucks du village.

J’ai finalement pris une decision sur le peu de choix disponible. Lorqu’on me demandera, qu’as-tu fais pendant les vacances d’ete? Je repondrai fierement, je suis aller faire du patin a glace avec ma tuques et j’ai attraper la pire grippe estivale parce que tout le monde sait que lorsqu’on combine pluie et temperature sous zero, c’est ce que l’on obtient. Je me suis meme souvenu pourquoi je n’allais plus patiner pendant l’hiver a Montreal. Je suis a chier et les douleurs sur mes pauvres fesses sont la pour me le rememorer.

Comme ca, il parait que c’est la canicule a Montreal? Damn…..



Greyhound
Lundi, 18 mai, 2009, 11:29
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L’autobus voyageur a toujours su me foutre la chienne au plus haut point. On ne sait réelement jamais avec qui ont partage un siège pendant de longues périodes de temps. Éventuellement, cette personne pourrait même s’endormir et finir par atterir sur son épaule dégoulinant de bave. Peut-être même que cette personne aura une forte odeur corporel qui se vaporisera sur soi pour qu’a notre tour, nous puissions répandre cette bonne nouvelle olfactive au gré de notre entourage.

De plus, certaines compagnies, dont le nom pourrait apparaitre comme titre d’article, ont eu quelque problème niveau sécurité. Certains ce rappeleront peut-être l’existence d’un fou qui a sauvagement poignardé un passager pendant un long voyage pour enfin sortir de l’autobus avec la tête de se dernier dans les mains. Macabre histoire mais malheureusement réel.

Enfin, le but de de l’histoire présente n’est pas d’alimenter le feu de la peur qui sommeil en vous par rapport au fait de prendre ou non l’autobus voyageur. Plutot de vous dépeindre mon immense sens du ”timing”.

J’explique.

La compagnie en question, celle dont on ne dira pas de nom, a du élaborer la mise en oeuvre de certains dispositifs de sécurités, qui en appenrence sont très sophistiqués, mais qui en réalité ne sont que pur spectacle d’illusions.  

Me voici donc en file, en attente de passer l’étape de la validation. Suis-je sécuritaire ou potentiellement un danger pour le reste des passagers? Le tout reste a voir.

- Avez vous, dans votre sac mademoiselle, un couteau, des ciseaux, un rasoir ou encore tous objets pouvant être de nature dangereuse? me demanda le monsieur en charge de la fouille.

- J’ai un raseoir pour les jambes dans celui-ci, dis-je en pointant l’immense sac de linge sale que j’apporte chez maman pour qu’elle le nettoie. Oui, je fais encore ce genre de truc.

- Ce sac ira donc dans la soute. Et pour votre autre sac?

- Je n’ai seulement qu’un porte feuille, un appareil photo, du papier des crayons et un aiguisoire… Il y a une lame la dessus.

Dans ma tête, a ce moment précis, je me suis dis qu’il serait préférable de l’aviser de tous objets potentiels a mon expulsion du trajet, question de ne pas être sauvagement laissé aux abords de la 417 direction ouest.

- Ce n’est pas vraiment dangereux mademoiselle.

Franchement, ce gardien de sécurité n’est pas un grand adepte de cinéma d’action.

- Monsieur, vous saurez que je suis capable de tuer n’importe qui a l’aide d’un simple crayon!

BRA-VO.

- Veuillez me suivre s’il vous plait, me dit-il en empoignant fermemant mon bras droit.



Arrestation
Jeudi, 5 février, 2009, 5:20
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Je suis toujours fière de mentionner au gens que je demeure dans un quartier trash de la belle métropole. Non, il n’y a pas de meurtres ensanglantés qui s’y produisent. Il n’y a pas non plus de gang de rue ou encore de voleurs avec des couteaux dans leurs bouches. On y retrouve seulement une faune urbaine haute en couleur et non pas de jolie couleures joyeuses, mais plutôt du brun, des fois un peu de gris sale ou encore un vert kaki à saveur d’intérieur d’intestinc malade.

Le plus intéressant dans tout ça, c’est que cette jungle trashienne se retrouve concentrée dans un quadrilatère de trois rues direction nord-sud versus deux rues direction est-ouest. Je me trouve en plein coeur de cette zone équivalente au triangle des Bermudes.

Est-ce que ma qualité de vie est affectée du au fait que je reste dans cette zone en particulier? Oui, et de façon positive. Mais comment? me direz vous. De nature assez frivole, j’ai une tendance à profiter des petits plaisirs qu’offre la vie sur mon passage.

Comme exemple, je pourrais vous mentionner la présence du bar ”Le Bar” au coin de la rue. Il est composé d’une clientèle affreuse et a l’habitude d’abriter quelques putes lorsque la température le permet. Une joie pour l’oeil car se ne sont pas du top quality. Plutôt juste très amusant a observer lorsqu’elle tente d’adopter une apparence aguichante, chose qu’elles ne réussissent pas a accomplir.

Il y à donc par défaut quelques arrestations assez loufoques auxquelles il est possible d’assister de mon balcon. Rien de dangeureux pour la sécurité public, juste de l’absurde à son meilleur.

Me voilà donc sillonnant une rue commerciale dans le but de terminer mon périple au dépanneur, question de faire ravitaillement pour augmenter mon taux d’alcoolémie.

Dans la rue, il y à le dépanneur qui est à coté de la buandrie, celle où il est proscrit de s’y présenter après 21h si vous êtes de la gente féminine du à sa présence de violeur de bébé morts assoiffés de sexe et de sang. Puis il y a une grande vitrine, comme pour les vivariums géants au zoo, qui permet d’observer les animaux sauvages à l’intérieur.

Hier soir, ce fut l’apothéose. Il est 2ih53, le dépanneur ferme bientôt ses portes, c’est pourquoi je dois accélérer le pas. J’effectue mon stop habituel devant le vivarium. On y retrouve un homme très sale à la barbe longue et dru. Il essai de fourer dans un laveuse l’équivalent de huit poches de hockey de linge souiller. Tout ce qu’il est possible de voir par la fenêtre est l’énorme craque de plombier qu’il présente à la fenêtre sous la lumière phosphorescente des néons jaunes. Dévoilant son manque de sous-vêtement et sa saletés arrière, l’homme criait dans la buanderie, atteint d’une crise de tourette intensive.

Je suis restée là immobile, hypnotisée par le spectacle. J’ai fini par sortir de cette transe après m’être fait bousculer par deux policiers. Arrestation sans trop de remou. Atteinte à la pudeur. Cet homme anonyme restera à jamais dans l’ombre de son postérieur. L’hélicoptère TVYA n’y était pas. Mais quel spectacle!

Merci Petite-Patrie.



Deux Fois 2$ A.K.A. Gates Toé
Mardi, 27 janvier, 2009, 11:33
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Le bord de l’autoroute 40 déborde d’endroits vraiment intéressants. Un beau paysage urbain affreux à souhait. Des grosses usines, des entreprises louches, des marchés aux puces et surtout, des beaux truck stop comme on les aime, fourmillant de gros colons bedonnants. Vraiment, une vision d’horreur.

Du au fait que dernièrement, j’ai participé à une formation offerte par mon employeur hors des lieux du travail, j’ai du me rendre à un charmant hôtel miteux sur le bord de cette merveilleuse 40. La salle de conférence aussi grosse qu’un 2 et demi où nous étions entassé comme des sardines respirait l’air des années 80 avec sa décoration désuète et que dire des déjeuners offert par la maison, des beaux biscuits zébrés gentiment procurés au Dollorama. Il n’y a pas à dire, nous avons été traité aux petits oignons rôties.

Suite à cette accueil chaleureux, il nous a semblé très clair que d’essayer le restaurant de l’établissement était hors de question. Nous voilà donc entassé dans 3 voitures en excursion à Anjou slash St-Léonard a.k.a. Laval on the Island (si vous êtes rapide, c’est dans le thème le a.k.a.).

Hawgs Deli. C’est là que nos instincts d’aventuriers nous a entrainé. Je suis sincèrement désolé pour le lien.  J’aurais voulu mettre en image toute la déchéance de cet endroit, mais je n’ai rien trouvé dans l’univers du WWW. Au  moins, vous aurez l’adresse et le numéro de téléphone pour vos réservation. j’aurais tant voulu subtiliser un menu, mais ils étaient tellement gigantesque que même en dessous de  mon manteau, n’importe quels aveugles auraient remarqué qu’il y en avait un de caché là. Juste pour vous donner l’idée de la dimension, quand j’ai tourné la page de mon menu, j’ai assommé la personne assise à la table voisine. Enfin.

Au menu, des déjeuners 24h, du smoke meat et plein d’autre choses graisseuses à volonté. La serveuse aussi mêlé qu’un tas de lumières de noël essaie tant bien que mal de prendre nos commandes sans faire d’erreurs mais c’est un flop total. Puis, pour couronner le tout, il y avait un nain cuisinier derrière le comptoir de la cuisine à air ouverte. Pour les chasseurs de réalité ou fiction, je le jure devant Dieu lui même qu’il y avait un NAIN cuisinier. C’est même lui qui a préparé mon burger et juste pour ça, il était clairement meilleur.

Malgré tout ça, le paroxysme du repas a été sans aucun doute la visite au toilette. Non, ce n’était pas sale. Il n’y avait pas  non plus de décoration de mauvais gout. Une salle de bain relativement ordinaire… à un détail près.

Les  salles de bains de restaurants sont toujours munies de machines distributrices. C’est un classique. Parfum, menthe, serviette hygiénique. Parfois pour les plus kinky, des condoms. Rien de trop extravagant. Pas chez Hawgs Deli. Pour vous mesdames, en cas que vous auriez quitté la maison trop rapidement en enfilant vos vieux sous-vêtements de grand22-01-09_1227-mère et que en allant manger une grosse poutine vous trouvez l’âme soeur attablé en train de licher son assiette, ne vous en faites pas! Vous pouvez vous procurer, pour un prix plus que abordable, un  g-string échancré jusqu’en dessous des bras pour vous sentir femme à nouveau. Offert seulement en format très grand.

Remarquez ici la photo de la fille cochonne tout au haut de l’image et l’orthographe du mot ‘’sexé”. N’oubliez pas d’insérer 2 x 2$.

Messieurs, ne vous en faites  pas, vous n’êtes pas laissé en reste. Vous  pouvez également profiter d’une offre exclusive pour combler vos désirs charnels. Déçu que la serveuse de 60 ans ne retourne pas vos tactique de cruise minable parce que vous rêviez qu’elle vous offre une pipe dans son dentier?  Pas de problème, offrez vous  un anneau masseur. Il saura vous faire plaisir quand les dames vous rejetterons.

Encore une fois, il ne faut surtout pas oublier pas d’insérer 2 x 2$. S’il vous plait, ne confondez  pas cette objet  pour une bague, car se n’en ai pas une.

Un à un, mes collègues sont allés visiter les deux salles de bains, question de  voir l’attraction eux aussi. Puis, généreux comme nous sommes, le pourboir de la serveuse fut composé uniquement de pièces de 2$.