Classé dans : Les Tentatives Amoureuses | Mots-clefs: gros cave, soleil, bières
Me voici donc attablé au devant d’un savoureux breuvage de houblon bien froid, en ce qui s’avéra la première terrasse de la saison. Je discute météo et autres sujets insipides en compagnie de ce que je croyais être une proie potentiel. Je suis scindée en deux entre le fait d’être avec un gros moron mais de pouvoir profiter du beau temps qu’offre la terrasse, ou simplement m’en aller pendant qu’il évacue son trop plein de bière pour retourner à la maison avec comme compagnon mon animal domestique. Le choix semble simple, mais croyez moi, non il ne l’est pas.
Puis, avec toute cette célèbre malchance qui me colle a la peau, je n’ai pas eu le temps de terminer le débat avec moi même que le voilà qui reviens de la salle pour monsieur seulement en me fixant avec ses yeux qui crépitent de désir lascif.
- Salut Charles! Wow, ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vu! s’exclame une fille blonde X qui se trouvait également là avec un expression de surprise surprise tu viens de te faire ”pogner” mon grand!
- Salut Sophie…! de répondre surpris monsieur.
Sophie, c’est évidement une amie d’une amie d’un ami d’un ami d’une amie. Le genre de personne qui se mêle des histoire qui ne la concerne pas et qui est en charge de faire circuler les potins qu’elle ramasse pendant ses loooonnnnngues quêtes d’informations dont tout le monde se fou éperdument.
- Comment va Julie? parce que tout le monde le sait, le deux tiers des filles se prénomment Julie, donc par défaut, la plus part des exs et/ou fréquentations et/ou amoureuses du moment.
- Bien, je crois? de répondre embarrassé monsieur.
- Oh oui elle va bien, je lui ai parlé ce matin. Elle m’a mentionné qu’elle hésitait a avoir des enfants avec toi maintenant que vous êtes déménagé ensemble, dit Sophie en me regardant d’un regard aussi perçant qu’un scie mécanique rouillée. Elle me disait justement qu’elle ne savait pas si elle devait te faire confiance depuis tes quelques escapades.
AH le gros con!
- Enfin! Salut! Bonne soirée! dit Sophie en pointant maintenant ses yeux lance-flamme vers monsieur.
Comme par magie, elle a sorti de sa gigantesque sacoche un calepin-crayon pour noter mon nom ainsi que ma description physique pour être certaine de ne pas manquer un seul détail pour ”Julie”. Et comme un cou de vent, projeta d’un coup sec le pichet de bière fraichement livré par la serveuse en direction de l’entre-jambe du futur célibataire.
Voilà, Charles est officielement dans la marde. D’ici quelques heures, il sera libre d’aborder d’autres poules tout en récoltant ses effets personnelles sur le bord du trottoir. S’il est un peu débrouillard, il les utilisera pour se fabriquer une cabane dans la ruelle, parce que c’est probablement à cette endroit qu’il dormira. Malheureusement pour lui, il devra aller au lave-o-rama pour utiliser la sécheuse, car le gars de l’hydro est en congé les soirs de beau temps et ne pourra pas installer l’électricité immédiatement dans la cabane ”gossé” de Charles.
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Imaginez : un trajet complet avec un monsieur d’un certain âge siegeant devant moi. Vous savez, ces bancs sur le coté gauche de l’autobus où vous êtes assis seul, de façon à ne jamais apercevoir le visage de la personne tout juste au devant, mais qui permet d’observer si elle a beaucoup de crasse dans le cou. Enfin, je me tape soir et matin le même tracé. Une demi heure complete de pur plaisir. Le même paysage, les mêmes gens, les mêmes quartiers qui s’enlaidissent plus on s’éloigne de mon domicile. La vrai joie. Tout spécialement quand il y a une odeur de merde.
Le monsieur en avant de moi, celui qui a une forte odeur corporelle désagréable, il pu. Non, il ne sent pas la sueur collante et humide du a une dure journée de labeur. À voir son acoutrement, je dirais plutôt qu’il bosse dans une tour à bureau. Il ne sent pas non plus cette vieille odeur de boule à mythe qui empeste mon trajet de bus pendant les premières semaines de l’hiver. Vous savez, toutes les petites vieilles sortes de leur garde-robe de cèdre leurs peaux de fourure gentilements conservées à l’aide de ces petites boules blanches horribles. Il y a une surpopulation de ses pseudos animaux dans le trajet du au fait qu’il y a un arrêt aux portes de l’hôpital, et des têtes blanches, il y en a.
Non. Le monsieur, il sens le musc. Vous savez, ce parfum horrible qui aurait du être enrayé du marché il y a déjà longtemps. Pour bien comprendre l’ampleur de cet horrible odeur, quoi de mieu qu’une belle définition verbal imagée trouvée sur l’internet. Vous pouvez en consulter deux finement choisis en cliquant -> ici <- ou encore -> ici <- .
Enfin, il n’y a pas à dire, cette odeur me donne l’envie de me vomir les trippes tellement fortement qu’elles seraient probablement ejectés à des kilomètres. Vraiment, c’est écoeurant.
Le pire dans tout ça, c’est que cette odeur complètement répugnante me remémore une jolie histoire patéthiquement drôle.
Jonathan.
Étudiant universitaire en philosophie. Dans la mi-vingtaine, un garçon gentil, drôle, un peu trop profond à l’occasion. Profond de l’âme je veux dire. Pas laid, pas beau non plus. Vraiment écoeuré au plus au point Blasée de me faire poursuivre par ce chasseur innexpérimenté lorsque j’étais café étudiant de l’université, je lui ai dit pourquoi pas, de cette façon je finirait par avoir la paix.
Quelle belle erreure. Une des soirée les plus épouvantable de ma jeune existance.
- Oui oui, viens me chercher…
- O.K., à 20h. Ça me va…
- C’est toi qui sais où ont va, c’est toi qui invite…
La confiance aveugle n’est jamais une bonne idée. Oui, nous fréquentons le même établissement scolaire. D’autre gens aussi fréquentent ou se retrouvent dans le même établissement scolaire. Marc Lépine, Kimveer Gill, Valery Fabrikant… Par contre, la seule arme de destruction massive que portait Jonathan était sa terrible odeur de fond de vidange de 1993 laissé au soleil depuis tout ce temps.
Il est maintenant 20h37, jour du ”fameux” rendez-vous. Trop épais pour stationner la voiture et gravir l’escalier jusqu’à ma porte, mon tata klaxonne dans la rue a en s’époumoner le moteur. J’arrive près du taco rouiller, j’ouvre la portière et c’est la que ça me fouette en plein visage comme un train qui ecrapouille quelqu’un de gentiement attaché aux rails.
Il pu! En plus d’avoir ”tenté” d’être séduisant en portant la totalité de la boite de bijoux de son grand-père, en déboutonnant sa chemise et de s’être tempé les cheveux dans une friteuse, il s’est badigeonné le coeur de musc à l’aide de rouleau à peinturer. Je suis prise au piège dans la petite voiture close… dont évidement les fenêtres n’ouvrent plus depuis 1996.
Arrivé au petit café du coin, super ”treeeennnndy” selon lui, je dois trouver un moyen de me sortir de la. Je comande un espresso, question de le boire rapidement. Puis, la porte de sortie féminine par excellence m’apparait soudain : le mal de tête.
- Oui vraiment c’est une horrible migraine.
- Ah bien, viens chez moi, c’est tout près. Un ami m’a donné des comprimés pour les maux de tête. Y’a aucune marque mais ça fonctionne il parait.
O.K., c’est assez. Il veut me droguer en plus, et ce, sans gêne.
- … Non non, ça va!
Et pendant qu’il est allé au toilet, je me suis sauvé.
Messieurs, le musc, c’est horrible. De grâce, sacré moi tout ça aux vidange!
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Il y a des fois à l’affiche des films vraiment mauvais. Souvent, on se laisse berner par les critiques qui idôlatre trop l’oeuvre et on se dit, pourquoi pas je vais allez le voir moi aussi. Et comme d’habitude, on se retrouve devant un navet monumental. La déception redoublé de colère prend le dessus.
Samedi.
Toujours une jolie soirée pour le cinéma. Tout spécialement samedi dernier. Une température juste assez froide pour avoir le gout de rien faire d’autre que de mettre un gros chandail de laine vraiment insexy et de s’enfermer dans une pièce noire mais juste assez clémente pour me permettre de se rendre à pied au visionnement. Il faut aussi se rendre sur l’internet pour voir ce qui est à l’affiche dans un cinéma près de chez moi. O.K., le choix est simple. Je vais toujours au cinéma Beaubien, mais je fouine quand même pour les autres propositions que pourraient m’offrir les autres salles. Je me résigne tout de même à rester paresseuse et essaye d’apprécier un des films à l’affiche au Beaubien, même quand l’unique film que je n’y ai pas vu en est un expérimental allemand sous-titré en français de france avec des images pour malentandant mimés par un panda géant. Aussi, parce qu’il se retrouve dans un rayon de 10 minutes à pied. Ce qui fait par défaut que c’est toujours lui le gagnant. En d’autres mots, je suis beaucoup trop lazy pour me taper le métro slash autobus.
De plus, j’ai eu le droit à une invitation de la part d’un monsieur à l’accompagner. Wow! C’est beaucoup mieux. Le cinéma est définitivement un terrain chasse bien trop parfait. Et que va-t-on voir? Pourquoi ne pas aller s’infuser de culture québécoise et plonger dans le monde fantastique de Babine? It’s a date, me dit-il. Parfait! Arrivez du prédateur à 20h30, tout juste le temps de se rendre au Beaubien en passant chercher un bon café au lait, obligatoire pour tout bon visionnement de film.
Dans ma lignée de petites manies, le café au lait format pour emporter et le cinéma est une trandition qu’il ne faut en aucun cas négliger, et ce, même en plein milieu du mois de juillet. Il n’est pas toujours évident de transporter ma doudou au cinéma. Oui, moi je suis comme ça. Un enfant qui a besoin de son confort en tout temps. Aussi, s’il s’agit d’un film d’horreur, j’ai besoin de me couvrir le visage, question de me cacher des monstres. À pied, ce n’est jamais évident de trainer une valise pour me rendre à un visionnement. Il faut donc trouver un substitu au confort de la couverture gigantesque. Comme un bon café au lait chaud est souvent associé à un dimanche matin de grâce matinée, même chose pour la doudou toute douce et chaude, il devient évident que le café est l’item parfait. De plus, son format pour emporter est beaucoup plus pratique que l’énormité de la valise que je devrais trimballer. Bien évidement, si on sait que le périple jusqu’au cinéma se fera en voiture, il est toujours possible d’apporter également sa doudou. Comme se n’est pas le cas, allons-y avec le coté pratique.
De plus, le café est beaucoup moins déplaisant à consomer pour le reste du public dans une salle de cinéma que les maudits morrons que grignottent le popcorn en grinçant des dents. Le popcorn, ça fait un bruit qui me mets hors de moi. On dirait quand les gens en consomment qu’ils se mettent à mastiquer comme des espèces de morues attardées. Genre de bruit aussi plaisant qu’un coup de pelle dans la face. Déjà qu’il faut apprendre à vivre avec les gens qui racontent l’histoire au fur et a mesure qu’elle se déroule sous nos yeux, le popcorn, c’est le bout de la marde. Le café lui par contre ne fait aucun bruit à la consommation.
Babine. J’avais yeuté un peu les critiques histoire de savoir si j’avais envie d’aller je voir. Ma curiosité à été piqué automatiquement. Un moyenne de 8 sur 10 selon les spectateurs. Que du blanc ou noir. Une note parfait ou une note totalement nulle. Je devais savoir à tout prix si j’étais du coté des gens positifs ou du coté des gens négatifs. Sérieusement, quel navet! J’imagine que je dois être une personne négative.
Même que je me disais que ça n’avait pas de bon sens. Début à saveur de L’Ombre de l’Épervier, longueur interminable, histoire avec une fin aucunement envoutante, tout en sachant qu’il sagit d’un conte et que l’émmerveillement devrait être au rendez-vous. Pas du tout. Vraiment, de la déception du début à la fin. Je me trouve donc dans la catégorie de gens qui déteste le tout, et cela a couté 21$ à mon prédateur pour le savoir. Su-per. Je n’ai absolument rien apprécié du film me demanderez vous? Oui. J’ai aimé les décors, quoi que l’effet de surprise au tout début à été bousillé par un manque de focus de la caméra. Il y a aussi les mitaines de Babine. Elles sont belle. J’en veux des comme ça. C’est tout.
Un peu de consolation tout de même, il me reste le guerrier sagement assis à mes cotés. Pauvre lapin! Il est pris avec moi, spectatrice complètement en maudit qui produit des sons de désapointement à tout les cinq minutes. Même s’il voudrait faire un move, je le sens hésitant un brin. À chaque fois qu’il simule le classique baillement, je lève les bras au ciel en chialant après l’écran, ce qui le fait reculer dans son plan d’attaque. C’est quand même drole un temps. Puis je me lasse de le voir si désespéré.
- Alors tu la fais ta tactique de chasse ou pas?
Effet de surprise. Prenez note ici que elle à toujours le résultat voulu. Si vous êtes réalisateur de film, surligné l’astuce dans votre calpin, s’il vous plait.
Je me retrouve donc blotti dans ses bras, au chaud. Je me ramasse à chialer à ses aisselles à propos de l’histoire qui en fini plus. Mon seuil d’ennuie et de confort atteint un niveau tel que je m’endors. Oui je fais ça, je m’endors au cinéma pendant une partie de chasse. C’est très attirant. Je dors tellement profondément que je me met à baver sur lui. Tellement profondément, que je fini par renverser l’intégralité de mon café sur lui. C’est à ce moment qu’il a décidé de me réveiller à l’aide d’une bousculade en sa direction opposé.
- T’es malade! Qu’est-ce que tu fais!?
- J’apprécie le film! Ça se voit pas?
Mesdames, ceci est pour vous se soir. Messieurs, rien ne vous empêche de faire la lecture, car le tout est dans le but de mieux vous mettre dans notre poche.
Il existe deux moyens dans la vie de vous enchaîner un homme au mollet. Oui c’est bien beau tout ça de vous montrer le décolleté, mais ce n’est pas ce qui va le faire rester, car des décolletés, il en pleut de nos jours. Désolé messieurs si dans la partie suivante je vous dépeint comme une race frôlant l’état primaire de l’humanité, mais pour les besoins de la cause, je dois passer par ce chemin. Ne m’en tenez pas rancoeur de grâce car je vous aime beaucoup sous toutes vos formes.
Alors mesdames, il faut mettre en pratique ces sages paroles. Un homme s’attrape par le bas du ventre. La je ne vous dit pas de l’attraper avec un lasso et de le fixer à votre mobilier. Il faut savoir frapper aux deux points les plus stratégiques de votre proie : l’estomac et l’organe reproducteur. En frappant le spécimen masculin à ces endroits, vous mettez beaucoup de poids dans le balancier pour qu’il penche du coté positif. Une fois ces étapes complétés, il ne vous restera qu’à claquer des doigts pour que votre proie réponde à tous vos petits caprices.
EN PREMIER, CE QU’IL FAUT FAIRE
Un homme à le désir secret de retrouver sa mère dans la femme qui l’accompagne. Une personne chaleureuse, attentionnée, et aimante. Le tout se retrouve dans la pratique de la fabrication de nourriture. Cuisinez lui un repas fait maison qui surpasse les capacités culinaires de sa maman. La panse est le premier point faible où il faut frapper sa proie.
MAIS, CE QU’IL NE FAUT PAS FAIRE
De grâce ne vous habiller pas comme sa mère pour accompagner le repas car sinon la proie exprimera un sentiment d’inconfort et vomira probablement le repas que vous aurez passé tant d’heures à concocter. Ce qu’il faut recréer est la similitude et bouche et non pas l’aspect visuel qui accompagne le tout.
ENSUITE, CE QU’IL FAUT FAIRE
Un homme, même s’il vous affirme le contraire, est un homme facile. Jamais une proie ne déclinera une partie de sexe. Là où il faut faire attention, est de lui donner expérience médiocre dont il ne se souviendra pas le lendemain matin. Il est également et fortement recommandé de ne pas lui offrir et la nourriture et l’activité sexuelle dans une première rencontre. Même s’il s’agit de votre proie, l’homme reste tout de même enclin d’un esprit de prédateur. Il faut donc le faire perdre haleine un brin à force de ses attaques.
MAIS, CE QU’IL NE FAUT PAS FAIRE
Un seul mot ici suffit : l’étoile.
VARIANTES SUR CE QU’IL FAUT FAIRE
Une fois cette pratique maîtrisé, libre à vous d’attaquer la proie sur l’un ou l’autre de ses points faibles sans avoir peur de mélanger les cartes. Vous pouvez essayer l’activité physique sur la table de la salle à manger et vis versa avec le petit déjeuné au lit. Une fois que vous vous sentirez assez wild, vous pourrez trouver une foule d’endroit où pratiquer ses activités.
VARIANTES QU’IL NE FAUT PAS FAIRE
Il reste qu’il est dangereux de mélanger les deux activités ensemble. Il faut prendre un énorme soin dans le choix des aliments car plusieurs désagrement peuvent s’en suivre. Il y a toujours l’innévitable éventualité de salissement. Aussi, il ne s’agit pas de tous les aliments qui se marient convenablement à la pratique d’activités sportives. Essayez d’y aller pour une danrée sucrée. S’il vous plait, ne tentez pas de le faire au beau mileu d’un michoui. La broche où tourne l’animal qui rôti est grandement inconfortable, l’odeur de sexe et de viande n’est pas le dernier parfum en vogue, et l’idée de se retrouver complètement badigonné de sauce brune est complètement dégoutante.
Classé dans : Les Tentatives Amoureuses | Mots-clefs: alcool, gros cave, nains
J’ai une folle envie de vous parler de nains se soir. J’ai l’impression qu’il y a déjà des siècles que n’ai pas eu la chance de les dépeindre dans toute la merveille de leur grandeur. Pourquoi alors ne pas vous choyer par une expérience nain-sorielle perturbante. Allons, délectons nous.
Rien de mieux pendant la saison estival que d’avoir une ”day date”. Malgré tout le négatif qui entoure ce phénomène, le ”day date” comporte un avantage majeur. Si la rencontre est complètement nul, au moins il y a possibilité de ne pas perdre sa soirée. Dans le cas contraire, si la rencontre est merveilleuse, il n’y a pas d’excuse pour la prolonger, le tout se fait tout naturellement.
Dans mon panier, il y a une jolie couverte assez grande pour y être deux, un petit pique-nique jalousement préparé, deux coupes et trois bouteilles de vins. Aussi bien prévenir et s’arranger pour être saoul. Comme ça, s’il est déplaisant, ça le rendra plus endurable et s’il est plaisant, ça le rendra plus attirant. L’erreur ici c’est de ne pas prévoir que le vin n’agit pas seulement sur l’autre et vous rend complètement stupide.
Le rendez-vous est fixé dans une heure au parc. Journée idéale avec ce ciel bleu et ce soleil de plomb. Un saut au guichet et prenons la route.
Il est là. Un nain. Dans la fil, là. Je ne sais jamais comment réagir devant nain. Vite! Je me cache derrière la porte (qui était vitrée, je m’en suis rendu compte plus tard). Wow! Un nain, live action! La journée va être belle.
J’enfourche mon vélo. Direction le parc. Je suis en retard. J’ai vraiment perdu le fil du temps en suivant le nain et me perdant par la même occasion. Ok, oui. Je l’ai suivi. Juste un peu… jusqu’à chez lui. Je sais très bien qu’ils vivent dans des maisons de format normales, mais la tentaion a quand même été trop grande. J’ai du allé verifier avec mes yeux.
Vérification terminé, enfin j’arrive au parc. Il est déjà là. Je me demande depuis combien de temps. Il n’a pas l’air content d’avoir attendu. Au moins il y a un (semblant de) sourire qui apparait sur ses lèvres quand il me voit arriver, finalement.
- T’était où? Ça fait une heure que j’attend!
- Ah oui, tant que ça ?(Eh merde, tant que ça!!!) C’est pas important, je me suis perdu.
- Perdu? T’habite à deux blocs d’ici… Tu viens tout le temps ici…!
Je ne suis tout de même pas pour lui dire que je me suis perdu en suivant un nain parce que j’esperais qu’il me montre sa mini-maison.
Bien oui. Je lui ai dit. Deux bouteilles de vin plus tard, je flanche. Je lui avoue tout.
- Voyons, tu me niaise.
- Non non, c’est lui là bas… C’est lui là bas? Vite! Caches toi! C’est lui là bas!
Je me suis levée tellement vite que j’ai trébuché dans le pique-nique pour cause de manque d’équilibre d’alcoolémie. En plus de réduire en bouette informe le repas, j’ai complètement détruit mes vêtements et taché à jamais ma couverture de parc d’art moderne au vin de la troisième bouteille à peine entammée.
C’est un ”day date” qui a fini tôt. J’ai terminé la soirée au bar du quartier avec des copains, sans monsieur je-te-trouve-complètement-débile-j’t'appelerai-probablement-plus. Une chance que le barman m’apporte un verre gratuit. Un verre gratuit?
- Oui, c’est lui là bas.
Oui, lui là bas, c’est le nain.
Classé dans : Les Tentatives Amoureuses | Mots-clefs: cochons, gros cave, souper
Mes amis de sexe masculin aiment, non, adorent lorsque je leur raconte mes péripéties de tentatives de rencontres avec leurs compatriotes de même sexe. Je n’ai aucune idée pourquoi, mais je crois que mon langage crue, mon manque de gêne et l’heureux plaisir de me retrouver dans des situations incongrues les délectes à chaque fois et le même commentaire surgit au fond d’eux : Merci mon dieu je n’ai jamais eu de date avec une folle de la sorte.
Enfin messieurs pour vous se soir, j’ai le plaisir de vous divulguer quelques truc pour une de ses sublimes soirée où pour une fois, ce ne serais pas moi qui gâche le tout avec mes commentaires stupides et ma tendance à réaliser de multiples gaffes une après l’autre tel que me renverser un pichet de sangrilla en entier entre les deux seins mais où vous y serez la star d’un soir. Bref, à vos papier, le tout mérite d’être pris en note. Le tout est inspiré d’une histoire vécu et de grâce ne répéter pas les même erreurs.
NUMÉRO 1: C’est une bonne idée d’inviter une fille à souper dans sa maison. Lui permettre de voir votre univers masculin est toujours bien intéressant et permet aux demoiselles d’en découvrir plus sur vous, sur votre personnalité. Cette pratique est gagnante dans pratiquement tous les cas.
HORREUR NUMÉRO 1 D’HISTOIRE VÉCU : Si vous invitez une dame à la maison est que vous avez absolument rien foutu de toute la journée à part peut-être vous curer le nez avec les baguettes de votre restant de thaï de la veille, en laissant votre habitat naturel ressemblant a celui d’un saoul à cochon, ce n’est pas très champion. Vous auriez probablement mieux fait de ne pas laisser entrer aucune femme que vous tenter de courtiser. Surtout si vous lui spécifier de garder ses souliers parce que sinon ses pied risques de rester collés au plancher.
NUMÉRO 2 : Faire à souper à une madame est un excellent moyen de l’impressionner. Le moindre petit effort fourni pour la gâter et lui faire passer une soirée sans le moindre petit effort ne peut que vous apporter des petits extras plus tard une fois que le vin aura embrassé le fond de la bouteille. De plus, même si le repas n’est pas réussit à la perfection, quelque petite gaffes et plats brûlés ne sont que des anecdotes cocasses à se remémorer par la suite… si il y a une suite.
HORREUR NUMÉRO 2 D’HISTOIRE VÉCU : Un menu de steak, saucisse, poitrines de poulets accompagnée de frites et ketchup, c’est le meilleur moyen de se ramasser des gros camionneurs sur le bord de la 20. Des légumes s’il vous plait! Et de grâce, ne demander pas à la fille qui se trouve dans votre demeure de les cuisiner pour vous. Si vous invitez des gens à manger, ne les faites pas vous faire la cuisine, surtout si vous tenter de séduire cette personne.
Nota Bene* Éviter d’inviter votre colocataire à prendre place à la table. Invitez le plutôt à aller ailleurs pour la soirée. S’il le faut, payer lui le cinéma.
NUMÉRO 3 : Une fois bien rassasié, passé au salon. Rincer les assiettes pour ne pas avoir l’air d’un porc mais ne faite pas attendre la dame trop longtemps. Un sofa est un excellent lieu de rapprochement. Optez pour une musique d’ambiance qui adoucit l’ambiance et démontrez vos talents en recréant un éclairage tamisé.
HORREUR NUMÉRO 3 D’HISTOIRE VÉCU : Ouvrir la télé pour dévoiler la quantité de chaines de sport et de sexe qu’offre votre forfait câblé vous entrainera dans un fossé sans retour. Monter le son pour que le colocataire enfin retourner dans sa chambre n’alimentera en rien la braise qui a déjà été aspergé de litre d’eau plus tôt lors du repas.
NUMÉRO 4 : L’étape ultime, ramener sa proie dans son lit pour tenter des tactiques de chasse digne d’un guépard armé. La chambre, plus précisément le lit, doit être propre. Remarquer, je n’ai pas dit bien ranger mais propre. Les femmes ont presque toutes un faible pour les monsieur un peu brouillon. Aussi, un bon truc pour faire rire la demoiselle, faite sécher vos drap à la sécheuse sans feuille d’assouplisseur. De cette façon, la statique fera son travail et vous permettra d’assister à votre propre spectacle de feux d’artifices maison. Après tous ces tours de charmes, il ne vous restera probablement plus beaucoup d’effort à fournir messieurs.
HORREUR NUMÉRO 4 D’HISTOIRE VÉCU : Euh, pensez-vous VRAIMENT que je me suis rendu jusqu’à dans son lit? J’ai eu beaucoup trop peur de tomber sur une paire de sous-vêtement usé qui ne sens pas très bon coincé entre mes pieds. J’ai préférer me payer un taxi une fois le jeune homme partie à la salle de bain pour évacuer son surplus de bière.
En conclusion messieurs, si vous êtes capable de ne pas répéter les erreurs de certains de vos compères, tout ira pour le mieux. Je vous donne même un avertissement digne d’un général russe durant la guerre froide pour vous garder dans le droit chemin. Si jamais, si JAMAIS j’apprends qu’un d’entre vous à oser agir de la sorte, même avec une fille complètement idiote, je vous décape la face avec vos sous-vêtements vieux de cinq ans. C’EST COMPRIS???
Classé dans : Les Tentatives Amoureuses | Mots-clefs: amour, fin, mort, tragédie
Pour Luc
J’aimerais vous parler d’un couple qui est passé sur mon chemin et y est rester ancré à jamais. Leur connaissance m’a été possible par le biais de mon ancien petit ami de coeur. Très charmant couple. En fait, c’est deux fascinants individus ne font que réussirent à me déchirer le coeur. Je n’ai jamais rencontrer un couple comme celui-ci. Même les plus grands dramaturges arlequins n’auraient pu dépeindre une tragédie sentimentale comme la leur.
Laissez moi vous les présenter dans toute leur grandeur.
Lui
Steve. Jeune étalon fringuant de la fin vingtaine. Le plus grand des sportifs de salon que la terre n’a jamais porter. Avant de la rencontrer, il airait sans vie, courant désespérément après le rêve d’une vie, celui de devenir l’homme derrière le prodige sportif. Celui qu’il formerait de ses mains à même le tas de glaise hideuse qu’il présenterait au reste de monde comme la plus grande des beautés.
Toujours avec le plus grand souci de la précision possible, Steve arborais toujours l’ensemble vestimentaire approprié à la conquête de son rêve. Son fidèle compagnon, le ”track suit” à l’effigie d’une marque sportive à rayures triplées ne quittais jamais son corps svelte. Il ne faut pas non plus oublier son inséparable ‘’swetband” qui enveloppait son front de manière à ce que ses cheveux, joliment disposé comme certain habitant de la rive sur de Montréal, voguent dans le vent. Il ne lui manquait que sa muse pour poursuivre son périple à la conquête de la scène internationale sportive.
Elle
Karine. Mine de rien, cette charmante pouliche était ce qui ne pouvait arriver de mieux dans la vie de Steve. Jeune cycliste en devenir, elle gravissait les échelons du succès à une vitesse près de celle de la lumière. Dans sa vie, il n’y avait que son vélo qui importait avant sa rencontre. Du soir au matin, toujours pédalant vers nul part, parcourant la ville entière pour vaincre le temps.
On ne pouvait pas passer à coté d’elle sans détourner le regard. Sa magnifique visière l’éclairait d’un aura vert translucide sur ses cheveux en paille. Son chaton imprimer sur son maillot de course lui portait chance et ses cuissards fleurit répandait sur son passage la douce arôme de son succès.
L’Union
Après une course démesurée, elle pris une pause bien mérité au parc de la bière. Se remplissant d’oxygène au soleil, elle sauta pour enfourcher son vélo mais tomba dans l’univers de Steve. La fusion se produit. Plus jamais il ne la quitterais pour le meilleur et plus particulièrement pour le pire.
Jour après nuit, ils se pourchassaient dans la quête de la gloire. Elle s’entrainait à en perdre connaissance. Lui la supportait en ne la laissant jamais s’effondre. Ils y étaient, ils y arrivaient, ils l’atteignaient.
Tragédie
C’était un jour d’entrainement. La pluie battait à l’extérieur au rythme de son coeur courant sur des pulsassions à tout rompre. Steve, brillant et ingénieux avait complété son installation en prévision des jours comme celui-ci. Bien au chaud au creux de leur demeure, elle roulait et roulait encore devant l’écran. Le tapis déroulant au maximum, l’illusion était parfaite. La brise du ventilateur lui gardais la tête froide. Son regard était posé vers l’horizon virtuel. Elle suivait la cadence.
Voulant toujours l’amener au bout d’elle même, il appuyait toujours et encore sur l’accélérateur. Son vélo posé sur l’exerciseur roulant filait vite. Bien vite. Trop vite.
Elle perdit le contrôle. Elle fit propulsé la tête première dans le ventilateur. Ses cheveux furent s’accrochèrent à l’hélice et sa boîte crânienne fendit. Le rêve de Karine et de Steve partie au vent, c’est le cas de le dire.
Aujourd’hui
Depuis la tragédie, Steve se sentant responsable du malheur de sa comparse, ne laissa jamais Karine. Elle porte toujours son habit de cycliste avec des photos de chats, mais elle ne peut plus s’approcher d’un vélo ou d’un ventilateur et ce dans un rayon de 3 mètres. Steve lui, se promène toujours dans son habit de sport. Il est maintenant le gardien d’une nouvelle promesse, celle de veiller sur Karine, à tout jamais. Mais c’est Karine qui détruisit leur pacte suite aux séquelles psychologiques et mentales que l’accident lui donna.
Je vous en parlent se soir car j’aurais bien aimé vous les présenter par le billets d’un jolie vidéo. Par contre, j’ai le triste honneur de vous annoncer que le couple, Steve comme Karine, se trouve à l’article de la mort. Peut-être un jour survivront-ils à toutes les mésaventures, les déboires et les malheurs qui se sont présentés sur leur route.
Steve, s’il te plait, ne m’en veut pas.
Classé dans : Les Tentatives Amoureuses | Mots-clefs: autobus, café, calepin, matin
Comme à tous les matins, je sort mon petit calepin dans l’autobus. Je trouve cette endroit et ce moment précis de la journée si inspirant. C’est incroyable d’observer les gens, chacun et chacune loger dans leurs petites routines quotidiennes. C’est même fascinant. Depuis déjà quelques mois que j’occupe le même emploi et que chaque matin, j’emprunte le même trajet à la même heure retrouvant les mêmes gens. Je reconnais maintenant leurs visages familiers, leurs vêtements d’hiver, leurs places respectives, leurs petites habitudes matinales.
Plus particulièrement, il y a un passager que je classifierais dans la catégorie ”craquant”. Je l’ai remarqué il n’y a que quelques semaines seulement. Peut-être est-il là depuis mon abonnement au trajet 95, qui sait! Depuis son entré soudaine dans mon univers, je me pose sans cesse la même question : comment fait-on pour aborder un complet inconnu dans le transport en commun? C’est le genre de situation toujours présente dans les film ou le sujet idéal pour les textes d’un groupe de musique pop destiné aux filles. Pour ce qui est de la vrai vie, c’est toute une autre paire de manches, croyez moi.
Mon imagination fébrile et moi n’avons tout de même pas laisser cette situation à la dérive. Voilà pourquoi que la conception d’une tactique de rapprochement viens me hanter trop fréquemment. Elle me rend complètement fiévreuse le soir venu et complètement stupide une fois rendu à bord de l’autobus dès le lendemain matin.
PREMIER ESSAI
L’idéal est de faire comme s’il s’agissait du destin, et non les tentatives farfelus de la jeune hurluberlue que je suis. Je met donc en oeuvre cette première manoeuvre. Interdiction complète de m’agripper aux poteaux décoratif de l’autobus pour faciliter mon équilibre. De cette façon, j’arriverai à me laisser tomber dans ses bras afin qu’il puisse me secourir. Le premier contact sera fait, et comme un preux chevalier, il s’assurera que je vais bien en m’invitant à discuter le soir même autour d’un verre.
RÉSULTAT
Tout en respectant mon interdiction, j’applique le refus complet de stabilisation possible. Au premier tournant, je suis éjectée dans le fond du bus. Je me retrouve les pied par dessus la tête, renversant mon breuvage matinal au grand complet. Mon foulard anciennement blanc est devenu d’une couleur brunâtre. C’est avec le manteau trempé que je prend place sur sur le banc qu’un vieux monsieur m’offre si gentiment. La tête baissée que je décide de remettre mes stratégies à demain. Je me console en me disant que maintenant, il m’a remarqué, inévitablement.
DEUXIÈME ESSAI (de tentative)
La deuxième tactique m’a été gracieusement proposé par mon imaginaire le soir venu, pendant le lavage à la main de mon foulard. Cette fois si, le plan est infaillible. Impossible de penser qu’il échouera. IM-PO-SI-BLE. Je n’ai qu’à me placer stratégiquement face à lui et échapper mes effets personnelles. Si bien élevé qu’il est (j’en suis convaincue), il les ramassera pour me les remettre. Et voilà, encore une fois le premier contact fait, pour être certain que je n’ai rien perdu, il s’assurera que je vais bien en m’invitant à discuter le soir même autour d’un verre.
RÉSULTAT (non espéré)
Je suis parvenue désespérément à m’installer debout devant lui, de peine et de misère. Le déversement débute! Je m’applique tant bien que mal à ”échapper” mes choses le plus subtilement possible. Il n’y a qu’un seul petit détail auquel je n’avais pas du tout pensé. Il est si plongé dans la lecture de son livre (Les Confessions de Saint Augustin (oui oui, je suis assez déséquilibrée pour le noter)) qu’il ne remarque absolument pas la formation du tapis constitué de la totalité entière de mon sac à ses pieds. Déjà son arrêt! Il enjambe le monticule et me quitte. Mon fouillis est maintenant éparpillé entre les pied de tous les passagers et je dois sortir à mon tour.
TROISIÈME ESSAI (le plan machiavélique)
Suite à mes quelques jours de répit imposé, j’ai enfin réussi à concocter LE plan le plus géniale. Il faut dire que j’y ai travailler afin de le peaufiner. Ce matin, c’est le Matin, avec un grand ”M” (aussi comme dans ”Méchante détraquée”). Je suis gonflée d’énergie. Il n’y a rien pour m’atteindre! Et c’est d’un pas ferme et décidé que j’entre dans l’autobus. La chance est définitivement de mon coté. Le siège à ses cotés est vacant, il n’attendait plus que moi. Je m’y installe, sort mon calepin comme à l’habitude et débute mon écriture en m’appliquant du mieux que je peux pour faciliter sa lecture. Puis sous le charme, pour s’assurer que je suis bien, il m’invitera à discuter le soir même autour d’un verre.
RÉSULTAT (déplorable)
”Bonjour… Je te trouve très séduisant. Comme je n’ai aucun talent dans se genre de situation, j’espère fortement que tu es assez curieux pour regarder par dessus mon épaule et lire ce que je t’écris. Je crois que si je te parles directement, ma nervosité va faire en sorte que mon café ne se retrouvera pas sur moi comme à l’habitude, mais viendra t’ébouillanter à la place. Donc, si tu veux prendre contact avec moi, inscrit les mots Valérie Magique sur ”Google” et …”
Amusé de mon petit jeu, il toussota en prenant bien soin de me montrer la bague de mariage qu’il porte au doigt jusqu’à ce jour soigneusement dissimulée par ses gants…
Aujourd’hui, je le regarde toujours (discrètement du moins) en prenant place dans l’autobus. Comme à tous les matin, je me laisse imprégner de l’inspiration que je trouve dans l’autobus. Puis à chaque fois que je sort mon calepin, j’aperçois avec enchantement son petit sourire en coin.
Classé dans : Les Tentatives Amoureuses | Mots-clefs: chemisier, cinéma, date, popcorn
Vous savez, j’adore le cinéma. Tout dernièrement, je ne cesse de dévorer encore et encore le même film Persepolis. Je vous le conseil fortement. Pour ma part, je l’ai tellement adorer que je retourne le visionner continuellement.
Récemment j’y ai initié un tout nouveau cobaye. Fraîchement sur le marché du célibat, une petite sortie avec un membre du sexe opposé ne pouvait sans doute pas me faire de tort. De plus, je me suis dit que de vivre un peu d’énervement, l’angoisse de l’avant, du pendant et de l’après ne peut que m’apporter un peu de piquant. Ce sentiment me semblait si lointain que je pensais l’avoir oublié.
Grave erreur. Les sueurs froides et l’accumulation de gaffes du au stress ont très vite pris le dessus sur ma personne.
Première étape, l’avant première. Pour rester fidèle à mes habitudes un peu maladives, même s’il ne s’agit que d’une simple soirée sans plus ni moins, je dois absolument me procurer un nouveau morceau de vêtement pour l’occasion. Je me retrouve donc à sillonner les boutiques. Je fini de peine et de misère à trouver LE chemisier idéal.
Je rentre en vitesse pour l’enfiler. Vraiment, ce chemisier me va comme un gant! Classique mais avec un brin de folie, discret avec une pointe provocatrice, simple en respectant le souci du détail éclatant et sexy sans dévoilement de la quincaillerie tout en entier. Hum… Peut-être qu’un décolleté de la sorte n’est pas approprié pour une simple soirée dans le noir complet d’une salle de cinéma… Bien non! Pourquoi m’en ferais-je justement, si nous nous retrouvons dans le noir!
Deuxième étape, le début du spectacle. Le premier contact de la soirée se déroula sensiblement de façon positive. Après quelques échanges sur de multiples banalités, il y eu un silence plutôt inconfortable. Je senti que ses yeux, malgré un effort déployé pour que le geste se fasse incognito, se posèrent sur l’échancrure qui ornait ma poitrine. Pourquoi ai-je choisi ce chemisier!?! J’ai donc du redoubler de stratégie pour éviter que l’ouverture ne crée pas trop de remous.
- Alors! On y va au cinéma?
Malaise écarté, le son de ma voix le ramena de son hypnose tout en laissant au passage un voile écarlate sur mes joues qui venait me trahir. Pour rattraper son geste maladroit et pour épater la galerie par la même occasion, monsieur s’occupa de la facture et alla même jusqu’à m’offrir un gigantesque format de popcorn.
- Du beurre sur vos popcorn?
Non merci! Des plans pour qu’avec ma grande maladresse, je me retrouve complètement aveuglé par ce lubrifiant alimentaire étendu au maximum sur mes verres. Il faut maintenant déterminer l’emplacement parfait pour le visionnement. Après quelques calculs et compromis, il ne resta plus qu’a s’installer en se délectant de popcorn une fois que ce dernier fût bien en sécurité entre ses mains afin que le tout ne se retrouve sur le sol. Le seul problème est que je dois sans cesse m’étreindre pour apaiser mes soudaines gourmandises. Pour éviter de gigoter sur mon siège pendant la totalité du visionnement, je décide d’appliquer la technique du paresseux. Le tout consiste à prendre le maximum de morceaux dans mes minuscules mains et de les grignoter discrètement un par un pour conserver le plus longtemps possible mon butin. Je m’applique du mieux que je peux pour dissimuler le fait qu’une fois sur deux ce n’est pas dans ma bouche que tombe le popcorn mais plutôt au beau milieu de mon corsage. Étant trop préoccupé par le spectacle devant nous, je reste ni vu ni connu.
Pour ne pas attirer d’avantage l’attention sur certaines parties de mon anatomie, je décide simplement de laisser le popcorn en place. Vous imaginez être à sa place, vous vous retournez et m’apercevez fouillant vigoureusement entre mes seins. Moi non plus non plus je ne veux pas trop penser à la vision absurde que cela donnerait. Et puis, il doivent être confortable ces popcorn? Moelleusement au chaud. Ils y restent!
Troisième étape, la grande final. Comme je suis toujours fidèle à mes habitudes, je n’ai aucune idée de comment agir dans ce genre de situation.
- Viens-tu prendre un café à la maison?
Pourquoi pas! S’il ne s’est pas encore sauver, c’est qu’il n’a pas eu conscience de mes bévues dissimuler par l’obscurité. Probablement parce que c’est avec la présence de spectateurs qu’elle décide de se montrer le bout du nez. Et c’est de fil en aiguille qu’elles décident de se détériorer et souvent au moment le moins opportun, surtout une fois que que mon encolure dégager à fait son charme.
Son charisme à tout de même réussit à me faire oublier ce que je dissimulais sous mon chemisier. Jusqu’au moment précis où, suite à notre magnétisme mutuel il glissa sa main sous mon corsage. Il figea net, glacé par cette soudaine découverte. Il tâtonna la poignée de popcorn toujours bien caché. Face à cette trouvaille, son visage changea. Il se demanda probablement si j’étais un petit rongeur cachant ses réserves ou simplement timbrée. Je le quitta aussi rapidement qu’un écureuil peut prendre la fuite.
Cette semaine, c’est seule, vêtue d’un col roulé que je me rendit au visionnement de mon film.