Valérie Magique ou L’interminable Périple Labyrinthique


Conversation
Mercredi, 11 juin, 2008,
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Plusieurs de mes amis et amies semblent trouver que le célibat n’est pas un état d’être respecté. La preuve est qu’ils font d’innombrables efforts pour essayer de me ”matcher” avec une personne de leur entourage etdashou connaissance etdashou collègue de travail.

Bon.

J’apprécie grandement leurs efforts et admire sans aucun doute la qualité supérieure en terme d’amitié qu’ils dégagent à mon égard. Vraiment, c’est très apprécié. La seule chose est que, moi, le ”matchage”, on repassera.

Malheureusement pour le membre du sexe opposé qui s’est fait littéralement garocher dans ma liste de contact MSN, gracieuseté ami commun, il n’a pas du me trouver bien bien amusante. Pauvre lapin, obligé de converser avec une madame qui veut absolument rien savoir. Enfin.

Pour rendre l’activité un minimum intéressante, l’idée est venu de le traumatisé un tantinet. Je vous offre donc en primeur comment, en une leçon, briser tout espoir d’un inconnu qui à simplement demander à vivre et peut-être rencontrer l’amour (bla bla bla) et non se faire raconter des conneries l’espace d’un moment.

Gars (dont l’identité restera secrète) dit : Allo! Ça va? Asv (Y part mal le petit gars. Faisons comme si de rien était.)

Valérie Magique : Oui et toi?

Gars dit : Oui, tres bien! Tu es l’amie de (personne qui restera anonyme), non?

Valérie Magique : Euh… (Belle question de tata, si c’est elle qui t’a donné mon msn) Oui.

Gars dit : Ok! J’ai plus reconnue le nom que la photo. (C’est certain, on ne sait jamais vu)

Valérie Magique : Ok!

*** de longues minutes plus tard arrosé d’un silence interminable ***

Valérie Magique : (Je vais tout de même lui laisser une chance malgré le commencement de merde qu’il m’a réservé.) Alors! Que fais-tu dans la vie?

Gars dit : Et toi? (Bon, un dealer de drogue qui bifurque la question! Ça y est!)

Valérie Magique : Je parles au telephone avec des clients.

Gars dit : Moi, je suis portier par plaisir et pour payer mes comptes en attente de contrats.

Valérie Magique : Tu ouvres des portes… ouin (Quelle belle occasion de rire de lui) Où? Quel hôtel? Tu as un suit?

Gars dit : Non non. Pas de suit. Au (bar qui restera inconnu), tu connais?

Valérie Magique : Ah! Tu es un doorman (Bon! Yé. Un gros plein de muscles pas de tête. Maudite affaire de laisser mes amis me refiler des contacts de la sorte.) C’est pas la même chose là (Je crois vraiment qu’il a besoin d’aller à l’école.)

Gars dit : Pas dans le sens de portier d’hotel non. Portier dans un bar, c’est bien plus cool.

Valérie Magique : Ah. J’aurais mieux aimé que tu ais un suit. Tu aurais eu l’air plus cave.

Gars dit : Bien …

Valérie Magique : Je suis vraiment déçu alors

Gars dit : Désolé… (Et il mord en plus)

Gars dit : J’aime bien ça travailler là bas, le monde avec qui je travaile et la plus part des clients son vraiment le fun.

Valérie Magique : C’est claire! Plein de pitounes après le doorman. Tout juste si elles te mettent pas leur boules dans la face.

Gars dit : Euh…

Valérie Magique : Viens pas me dire que ça n’arrive pas !

Gars dit : Vue que je ne suis pas le plus gros, c’est un peu plus rare, mais c’est sure que ca l’arrive.

Valérie Magique : Que fais-tu à vouloir rencontrer une fille si tu as déjà plein de seins dans la face?

Gars dit : Parce que des seins saouls c’est pas tres interessant! (Quel réplique de merde)

Valérie Magique : Ah bon. Que veux-tu alors?

Gars dit : Des seins. Et apres si elle est saoule pas de problème (Vas-y mon gars, creuse la ta tombe)

Valérie Magique : Ok. Si c’est simplement des seins que tu veux, tu n’es pas tombé sur la bonne fille. Moi je ne sort pas à ce bar là, ça me répugne.

Gars dit : Toi que fais-tu a avoir des blind date organisé par des amis?

Valérie Magique : Moi j’ai jamais rien demandé. Tu m’as été imposé. (Ouch..)

Gars dit : Ah… Moi c’est pour changer ou plutot élargir mon entourage

Valérie Magique : Tu es tanné de te faire vomir dessus par des fillettes de 16 ans?

Gars dit : Euh… On peux dire!

Valérie Magique : Et tes contrats c’est quoi? Des contrats de danse?

Gars dit : Bien non, tu es drôle. Je ne danses pas les jeudis au centre des ainés de mon quartier quand même.

Valérie Magique : Et tu habite ou?

Gars dit : Métro Frontenac.

Valérie Magique : C’est plein de fous malades junkies violeurs de bébés assoiffer de sang

Gars dit :Moi je vois plutôt des petits vieux qui se tiennent en gang au McDo ou des vieux robineux assis sur les bancs exterieur du metro (beaucoup mieux, y’a pas à dire). Mais ça doit dependre de l’heure! Sinon, c’est peut-etre que j’en fais partis.

Valérie Magique : Ah. Tu es un violeur de bébés morts?

Gars dit : Violeur, non, je suis pas un fucker!

Valérie Magique : Mais avec des bébés morts? Je veux dire, tu les aimes?

Gars dit : Euh

Valérie Magique : Ah! Je vois, tu te dis qu’ils ont besoin d’amour comme tous le monde! Toi tu es le genre qui fait des party de zoophilie en te roulant dans le sang de bébés morts. Je vois, je vois.

Gars dit : C’est que…

Valérie Magique : Puis à part les fillettes de 16 ans, les filles connes à grosses boules, le vomissemant, les bébés morts et baiser en orgie avec des animaux, qu’est-ce que tu aimes dans la vie?

C’est dommage, il ne m’a jamais répondu.



Quoi ne Pas Faire en Fin de Semaine, Messieurs (Inspiré de Bruno Blanchet)
Lundi, 2 juin, 2008,
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Mes amis de sexe masculin aiment, non, adorent lorsque je leur raconte mes péripéties de tentatives de rencontres avec leurs compatriotes de même sexe. Je n’ai aucune idée pourquoi, mais je crois que mon langage crue, mon manque de gêne et l’heureux plaisir de me retrouver dans des situations incongrues les délectes à chaque fois et le même commentaire surgit au fond d’eux : Merci mon dieu je n’ai jamais eu de date avec une folle de la sorte.

Enfin messieurs pour vous se soir, j’ai le plaisir de vous divulguer quelques truc pour une de ses sublimes soirée où pour une fois, ce ne serais pas moi qui gâche le tout avec mes commentaires stupides et ma tendance à réaliser de multiples gaffes une après l’autre tel que me renverser un pichet de sangrilla en entier entre les deux seins mais où vous y serez la star d’un soir. Bref, à vos papier, le tout mérite d’être pris en note. Le tout est inspiré d’une histoire vécu et de grâce ne répéter pas les même erreurs.

NUMÉRO 1: C’est une bonne idée d’inviter une fille à souper dans sa maison. Lui permettre de voir votre univers masculin est toujours bien intéressant et permet aux demoiselles d’en découvrir plus sur vous, sur votre personnalité. Cette pratique est gagnante dans pratiquement tous les cas.

HORREUR NUMÉRO 1 D’HISTOIRE VÉCU : Si vous invitez une dame à la maison est que vous avez absolument rien foutu de toute la journée à part peut-être vous curer le nez avec les baguettes de votre restant de thaï de la veille, en laissant votre habitat naturel ressemblant a celui d’un saoul à cochon, ce n’est pas très champion. Vous auriez probablement mieux fait de ne pas laisser entrer aucune femme que vous tenter de courtiser. Surtout si vous lui spécifier de  garder ses souliers parce que sinon ses pied risques de rester collés au plancher.

NUMÉRO 2 : Faire à souper à une madame est un excellent moyen de l’impressionner. Le moindre petit effort fourni pour la gâter et lui faire passer une soirée sans le moindre petit effort ne peut que vous apporter des petits extras plus tard une fois que le vin aura embrassé le fond de la bouteille. De plus, même si le repas n’est pas réussit à la perfection, quelque petite gaffes et plats brûlés ne sont que des anecdotes cocasses à se remémorer par la suite… si il y a une suite.

HORREUR NUMÉRO 2 D’HISTOIRE VÉCU : Un menu de steak, saucisse, poitrines de poulets accompagnée de frites et ketchup, c’est le meilleur moyen de se ramasser des gros camionneurs sur le bord de la 20. Des légumes s’il vous plait! Et de grâce, ne demander pas à la fille qui se trouve dans votre demeure de les cuisiner pour vous. Si vous invitez des gens à manger, ne les faites pas vous faire la cuisine, surtout si vous tenter de séduire cette personne.

Nota Bene* Éviter d’inviter votre colocataire à prendre place à la table. Invitez le plutôt à aller ailleurs pour la soirée. S’il le faut, payer lui le cinéma.

NUMÉRO 3 : Une fois bien rassasié, passé au salon. Rincer les assiettes pour ne pas avoir l’air d’un porc mais ne faite pas attendre la dame trop longtemps. Un sofa est un excellent lieu de rapprochement. Optez pour une musique d’ambiance qui adoucit l’ambiance et démontrez vos talents en recréant un éclairage tamisé.

HORREUR NUMÉRO 3 D’HISTOIRE VÉCU : Ouvrir la télé pour dévoiler la quantité de chaines de sport et de sexe qu’offre votre forfait câblé vous entrainera dans un fossé sans retour. Monter le son pour que le colocataire enfin retourner dans sa chambre n’alimentera en rien la braise qui a déjà été aspergé de litre d’eau plus tôt lors du repas.

NUMÉRO 4 : L’étape ultime, ramener sa proie dans son lit pour tenter des tactiques de chasse digne d’un guépard armé. La chambre, plus précisément le lit, doit être propre. Remarquer, je n’ai pas dit bien ranger mais propre. Les femmes ont presque toutes un faible pour les monsieur un peu brouillon. Aussi, un bon truc pour faire rire la demoiselle, faite sécher vos drap à la sécheuse sans feuille d’assouplisseur. De cette façon, la statique fera son travail et vous permettra d’assister à votre propre spectacle de feux d’artifices maison. Après tous ces tours de charmes, il ne vous restera probablement plus beaucoup d’effort à fournir messieurs.

HORREUR NUMÉRO 4 D’HISTOIRE VÉCU : Euh, pensez-vous VRAIMENT que je me suis rendu jusqu’à dans son lit? J’ai eu beaucoup trop peur de tomber sur une paire de sous-vêtement usé qui ne sens pas très bon coincé entre mes pieds. J’ai préférer me payer un taxi une fois le jeune homme partie à la salle de bain pour évacuer son surplus de bière.

En conclusion messieurs, si vous êtes capable de ne pas répéter les erreurs de certains de vos compères, tout ira pour le mieux. Je vous donne même un avertissement digne d’un général russe durant la guerre froide pour vous garder dans le droit chemin. Si jamais, si JAMAIS j’apprends qu’un d’entre vous à oser agir de la sorte, même avec une fille complètement idiote, je vous décape la face avec vos sous-vêtements vieux de cinq ans. C’EST COMPRIS???



Steve et Karine
Mercredi, 26 mars, 2008,
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Pour Luc

J’aimerais vous parler d’un couple qui est passé sur mon chemin et y est rester ancré à jamais. Leur connaissance m’a été possible par le biais de mon ancien petit ami de coeur. Très charmant couple. En fait, c’est deux fascinants individus ne font que réussirent à me déchirer le coeur. Je n’ai jamais rencontrer un couple comme celui-ci. Même les plus grands dramaturges arlequins n’auraient pu dépeindre une tragédie sentimentale comme la leur.

Laissez moi vous les présenter dans toute leur grandeur.

Lui

Steve. Jeune étalon fringuant de la fin vingtaine. Le plus grand des sportifs de salon que la terre n’a jamais porter. Avant de la rencontrer, il airait sans vie, courant désespérément après le rêve d’une vie, celui de devenir l’homme derrière le prodige sportif. Celui qu’il formerait de ses mains à même le tas de glaise hideuse qu’il présenterait au reste de monde comme la plus grande des beautés.

Toujours avec le plus grand souci de la précision possible, Steve arborais toujours l’ensemble vestimentaire approprié à la conquête de son rêve. Son fidèle compagnon, le ”track suit” à l’effigie d’une marque sportive à rayures triplées ne quittais jamais son corps svelte. Il ne faut pas non plus oublier son inséparable ‘’swetband” qui enveloppait son front de manière à ce que ses cheveux, joliment disposé comme certain habitant de la rive sur de Montréal, voguent dans le vent. Il ne lui manquait que sa muse pour poursuivre son périple à la conquête de la scène internationale sportive.

Elle

Karine. Mine de rien, cette charmante pouliche était ce qui ne pouvait arriver de mieux dans la vie de Steve. Jeune cycliste en devenir, elle gravissait les échelons du succès à une vitesse près de celle de la lumière. Dans sa vie, il n’y avait que son vélo qui importait avant sa rencontre. Du soir au matin, toujours pédalant vers nul part, parcourant la ville entière pour vaincre le temps.

On ne pouvait pas passer à coté d’elle sans détourner le regard. Sa magnifique visière l’éclairait d’un aura vert translucide sur ses cheveux en paille. Son chaton imprimer sur son maillot de course lui portait chance et ses cuissards fleurit répandait sur son passage la douce arôme de son succès.

L’Union

Après une course démesurée, elle pris une pause bien mérité au parc de la bière. Se remplissant d’oxygène au soleil, elle sauta pour enfourcher son vélo mais tomba dans l’univers de Steve. La fusion se produit. Plus jamais il ne la quitterais pour le meilleur et plus particulièrement pour le pire.

Jour après nuit, ils se pourchassaient dans la quête de la gloire. Elle s’entrainait à en perdre connaissance. Lui la supportait en ne la laissant jamais s’effondre. Ils y étaient, ils y arrivaient, ils l’atteignaient.

Tragédie

C’était un jour d’entrainement. La pluie battait à l’extérieur au rythme de son coeur courant sur des pulsassions à tout rompre. Steve, brillant et ingénieux avait complété son installation en prévision des jours comme celui-ci. Bien au chaud au creux de leur demeure, elle roulait et roulait encore devant l’écran. Le tapis déroulant au maximum, l’illusion était parfaite. La brise du ventilateur lui gardais la tête froide. Son regard était posé vers l’horizon virtuel. Elle suivait la cadence.

Voulant toujours l’amener au bout d’elle même, il appuyait toujours et encore sur l’accélérateur. Son vélo posé sur l’exerciseur roulant filait vite. Bien vite. Trop vite.

Elle perdit le contrôle. Elle fit propulsé la tête première dans le ventilateur. Ses cheveux furent s’accrochèrent à l’hélice et sa boîte crânienne fendit. Le rêve de Karine et de Steve partie au vent, c’est le cas de le dire.

Aujourd’hui

Depuis la tragédie, Steve se sentant responsable du malheur de sa comparse, ne laissa jamais Karine. Elle porte toujours son habit de cycliste avec des photos de chats, mais elle ne peut plus s’approcher d’un vélo ou d’un ventilateur et ce dans un rayon de 3 mètres. Steve lui, se promène toujours dans son habit de sport. Il est maintenant le gardien d’une nouvelle promesse, celle de veiller sur Karine, à tout jamais. Mais c’est Karine qui détruisit leur pacte suite aux séquelles psychologiques et mentales que l’accident lui donna.

Je vous en parlent se soir car j’aurais bien aimé vous les présenter par le billets d’un jolie vidéo. Par contre, j’ai le triste honneur de vous annoncer que le couple, Steve comme Karine, se trouve à l’article de la mort. Peut-être un jour survivront-ils à toutes les mésaventures, les déboires et les malheurs qui se sont présentés sur leur route.

Steve, s’il te plait, ne m’en veut pas.



Le Calepin et l’Autobus
Lundi, 3 mars, 2008,
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Comme à tous les matins, je sort mon petit calepin dans l’autobus. Je trouve cette endroit et ce moment précis de la journée si inspirant. C’est incroyable d’observer les gens, chacun et chacune loger dans leurs petites routines quotidiennes. C’est même fascinant. Depuis déjà quelques mois que j’occupe le même emploi et que chaque matin, j’emprunte le même trajet à la même heure retrouvant les mêmes gens. Je reconnais maintenant leurs visages familiers, leurs vêtements d’hiver, leurs places respectives, leurs petites habitudes matinales.

Plus particulièrement, il y a un passager que je classifierais dans la catégorie ”craquant”. Je l’ai remarqué il n’y a que quelques semaines seulement. Peut-être est-il là depuis mon abonnement au trajet 95, qui sait! Depuis son entré soudaine dans mon univers, je me pose sans cesse la même question : comment fait-on pour aborder un complet inconnu dans le transport en commun? C’est le genre de situation toujours présente dans les film ou le sujet idéal pour les textes d’un groupe de musique pop destiné aux filles. Pour ce qui est de la vrai vie, c’est toute une autre paire de manches, croyez moi.

Mon imagination fébrile et moi n’avons tout de même pas laisser cette situation à la dérive. Voilà pourquoi que la conception d’une tactique de rapprochement viens me hanter trop fréquemment. Elle me rend complètement fiévreuse le soir venu et complètement stupide une fois rendu à bord de l’autobus dès le lendemain matin.

PREMIER ESSAI

L’idéal est de faire comme s’il s’agissait du destin, et non les tentatives farfelus de la jeune hurluberlue que je suis. Je met donc en oeuvre cette première manoeuvre. Interdiction complète de m’agripper aux poteaux décoratif de l’autobus pour faciliter mon équilibre. De cette façon, j’arriverai à me laisser tomber dans ses bras afin qu’il puisse me secourir. Le premier contact sera fait, et comme un preux chevalier, il s’assurera que je vais bien en m’invitant à discuter le soir même autour d’un verre.

RÉSULTAT

Tout en respectant mon interdiction, j’applique le refus complet de stabilisation possible. Au premier tournant, je suis éjectée dans le fond du bus. Je me retrouve les pied par dessus la tête, renversant mon breuvage matinal au grand complet. Mon foulard anciennement blanc est devenu d’une couleur brunâtre. C’est avec le manteau trempé que je prend place sur sur le banc qu’un vieux monsieur m’offre si gentiment. La tête baissée que je décide de remettre mes stratégies à demain. Je me console en me disant que maintenant, il m’a remarqué, inévitablement.

DEUXIÈME ESSAI (de tentative)

La deuxième tactique m’a été gracieusement proposé par mon imaginaire le soir venu, pendant le lavage à la main de mon foulard. Cette fois si, le plan est infaillible. Impossible de penser qu’il échouera. IM-PO-SI-BLE. Je n’ai qu’à me placer stratégiquement face à lui et échapper mes effets personnelles. Si bien élevé qu’il est (j’en suis convaincue), il les ramassera pour me les remettre. Et voilà, encore une fois le premier contact fait, pour être certain que je n’ai rien perdu, il s’assurera que je vais bien en m’invitant à discuter le soir même autour d’un verre.

RÉSULTAT (non espéré)

Je suis parvenue désespérément à m’installer debout devant lui, de peine et de misère. Le déversement débute! Je m’applique tant bien que mal à ”échapper” mes choses le plus subtilement possible. Il n’y a qu’un seul petit détail auquel je n’avais pas du tout pensé. Il est si plongé dans la lecture de son livre (Les Confessions de Saint Augustin (oui oui, je suis assez déséquilibrée pour le noter)) qu’il ne remarque absolument pas la formation du tapis constitué de la totalité entière de mon sac à ses pieds. Déjà son arrêt! Il enjambe le monticule et me quitte. Mon fouillis est maintenant éparpillé entre les pied de tous les passagers et je dois sortir à mon tour.

TROISIÈME ESSAI (le plan machiavélique)

Suite à mes quelques jours de répit imposé, j’ai enfin réussi à concocter LE plan le plus géniale. Il faut dire que j’y ai travailler afin de le peaufiner. Ce matin, c’est le Matin, avec un grand ”M” (aussi comme dans ”Méchante détraquée”). Je suis gonflée d’énergie. Il n’y a rien pour m’atteindre! Et c’est d’un pas ferme et décidé que j’entre dans l’autobus. La chance est définitivement de mon coté. Le siège à ses cotés est vacant, il n’attendait plus que moi. Je m’y installe, sort mon calepin comme à l’habitude et débute mon écriture en m’appliquant du mieux que je peux pour faciliter sa lecture. Puis sous le charme, pour s’assurer que je suis bien, il m’invitera à discuter le soir même autour d’un verre.

RÉSULTAT (déplorable)

Bonjour… Je te trouve très séduisant. Comme je n’ai aucun talent dans se genre de situation, j’espère fortement que tu es assez curieux pour regarder par dessus mon épaule et lire ce que je t’écris. Je crois que si je te parles directement, ma nervosité va faire en sorte que mon café ne se retrouvera pas sur moi comme à l’habitude, mais viendra t’ébouillanter à la place. Donc, si tu veux prendre contact avec moi, inscrit les mots Valérie Magique sur ”Google” et …

Amusé de mon petit jeu, il toussota en prenant bien soin de me montrer la bague de mariage qu’il porte au doigt jusqu’à ce jour soigneusement dissimulée par ses gants…

Aujourd’hui, je le regarde toujours (discrètement du moins) en prenant place dans l’autobus. Comme à tous les matin, je me laisse imprégner de l’inspiration que je trouve dans l’autobus. Puis à chaque fois que je sort mon calepin, j’aperçois avec enchantement son petit sourire en coin.



Du beurre sur vos Popcorn?
Jeudi, 28 février, 2008,
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Vous savez, j’adore le cinéma. Tout dernièrement, je ne cesse de dévorer encore et encore le même film Persepolis. Je vous le conseil fortement. Pour ma part, je l’ai tellement adorer que je retourne le visionner continuellement.

Récemment j’y ai initié un tout nouveau cobaye. Fraîchement sur le marché du célibat, une petite sortie avec un membre du sexe opposé ne pouvait sans doute pas me faire de tort. De plus, je me suis dit que de vivre un peu d’énervement, l’angoisse de l’avant, du pendant et de l’après ne peut que m’apporter un peu de piquant. Ce sentiment me semblait si lointain que je pensais l’avoir oublié.

Grave erreur. Les sueurs froides et l’accumulation de gaffes du au stress ont très vite pris le dessus sur ma personne.

Première étape, l’avant première. Pour rester fidèle à mes habitudes un peu maladives, même s’il ne s’agit que d’une simple soirée sans plus ni moins, je dois absolument me procurer un nouveau morceau de vêtement pour l’occasion. Je me retrouve donc à sillonner les boutiques. Je fini de peine et de misère à trouver LE chemisier idéal.

Je rentre en vitesse pour l’enfiler. Vraiment, ce chemisier me va comme un gant! Classique mais avec un brin de folie, discret avec une pointe provocatrice, simple en respectant le souci du détail éclatant et sexy sans dévoilement de la quincaillerie tout en entier. Hum… Peut-être qu’un décolleté de la sorte n’est pas approprié pour une simple soirée dans le noir complet d’une salle de cinéma… Bien non! Pourquoi m’en ferais-je justement, si nous nous retrouvons dans le noir!

Deuxième étape, le début du spectacle. Le premier contact de la soirée se déroula sensiblement de façon positive. Après quelques échanges sur de multiples banalités, il y eu un silence plutôt inconfortable. Je senti que ses yeux, malgré un effort déployé pour que le geste se fasse incognito, se posèrent sur l’échancrure qui ornait ma poitrine. Pourquoi ai-je choisi ce chemisier!?! J’ai donc du redoubler de stratégie pour éviter que l’ouverture ne crée pas trop de remous.

- Alors! On y va au cinéma?

Malaise écarté, le son de ma voix le ramena de son hypnose tout en laissant au passage un voile écarlate sur mes joues qui venait me trahir. Pour rattraper son geste maladroit et pour épater la galerie par la même occasion, monsieur s’occupa de la facture et alla même jusqu’à m’offrir un gigantesque format de popcorn.

- Du beurre sur vos popcorn?

Non merci! Des plans pour qu’avec ma grande maladresse, je me retrouve complètement aveuglé par ce lubrifiant alimentaire étendu au maximum sur mes verres. Il faut maintenant déterminer l’emplacement parfait pour le visionnement. Après quelques calculs et compromis, il ne resta plus qu’a s’installer en se délectant de popcorn une fois que ce dernier fût bien en sécurité entre ses mains afin que le tout ne se retrouve sur le sol. Le seul problème est que je dois sans cesse m’étreindre pour apaiser mes soudaines gourmandises. Pour éviter de gigoter sur mon siège pendant la totalité du visionnement, je décide d’appliquer la technique du paresseux. Le tout consiste à prendre le maximum de morceaux dans mes minuscules mains et de les grignoter discrètement un par un pour conserver le plus longtemps possible mon butin. Je m’applique du mieux que je peux pour dissimuler le fait qu’une fois sur deux ce n’est pas dans ma bouche que tombe le popcorn mais plutôt au beau milieu de mon corsage. Étant trop préoccupé par le spectacle devant nous, je reste ni vu ni connu.

Pour ne pas attirer d’avantage l’attention sur certaines parties de mon anatomie, je décide simplement de laisser le popcorn en place. Vous imaginez être à sa place, vous vous retournez et m’apercevez fouillant vigoureusement entre mes seins. Moi non plus non plus je ne veux pas trop penser à la vision absurde que cela donnerait. Et puis, il doivent être confortable ces popcorn? Moelleusement au chaud. Ils y restent!

Troisième étape, la grande final. Comme je suis toujours fidèle à mes habitudes, je n’ai aucune idée de comment agir dans ce genre de situation.

- Viens-tu prendre un café à la maison?

Pourquoi pas! S’il ne s’est pas encore sauver, c’est qu’il n’a pas eu conscience de mes bévues dissimuler par l’obscurité. Probablement parce que c’est avec la présence de spectateurs qu’elle décide de se montrer le bout du nez. Et c’est de fil en aiguille qu’elles décident de se détériorer et souvent au moment le moins opportun, surtout une fois que que mon encolure dégager à fait son charme.

Son charisme à tout de même réussit à me faire oublier ce que je dissimulais sous mon chemisier. Jusqu’au moment précis où, suite à notre magnétisme mutuel il glissa sa main sous mon corsage. Il figea net, glacé par cette soudaine découverte. Il tâtonna la poignée de popcorn toujours bien caché. Face à cette trouvaille, son visage changea. Il se demanda probablement si j’étais un petit rongeur cachant ses réserves ou simplement timbrée. Je le quitta aussi rapidement qu’un écureuil peut prendre la fuite.

Cette semaine, c’est seule, vêtue d’un col roulé que je me rendit au visionnement de mon film.