Première leçon : Comment se lancer dans une histoire sans queue ni tête mais surtout sans fin
Évidement, je suis incapable de me simplifier la vie. Tous commence toujours par une de mes brillantes idées qui finalement me plonge dans un engrenage interminable face à mes engagements plutôt douteux…
J’explique
Comme dans toutes les belles histoires, celle-ci débute par un matin comme les autres. Nageant dans mon sommeil, le radio-réveil me crie à tue-tête une chanson d’un groupe métallisé pour me spécifier qu’il est temps d’effectuer le sevrage de mon oreiller. La douce voix ”mélodieuse” d’un chanteur probablement sale, puant et dont la pilosité faciale laisse à désirer depuis déjà trop longtemps viens s’entremêler dans ce qui semblait être le plus beau rêve de ma vie pour attraper mon esprit et le lancer sur le dur plancher froid de la réalité.
Bilan de la situation : Il n’y a plus de café, je n’ai aucune idée de quels vêtements que je porterai, les batteries de mon IPod sont sans vie, nous sommes encore en plein milieu de l’hiver (malgré le sacrifice humain que j’ai fais la veille…) et je suis en retard.
C’est ce genre de matin que je préfère. Même s’il semble être parmi les plus horribles du monde, celui-là en particulier venait marquer un point tournant dans mon existence.
… Joyeuse anniversaire!!!
J’entreprends donc ma course folle jusqu’à l’autobus qui me parachutera au boulot. Je m’assis à mon bureau entouré de mur mou et je me prépare mentalement à affronter cette journée de dur labeur (pas vraiment mais, un peu de dramatisme quand même). Je n’ai qu’une idée en tête, et elle me hantera pour le restant de la journée. Ce soir, c’est la fête! Au programme, une petite réunion d’amies et j’ai déjà tout le scénario en tête. Un petit concert intime dans un endroit sympathique et qui sait, peut-être même une surprise! Enfin, j’essaie de ne pas trop m’emballer…
Et j’ai bien fait!
5h sonne son glas, je dis au revoir à mon dernier client et je m’envole jusqu’à chez moi transportée par une frénésie de bonheur et de surexcitation. Rien de mieux que d’arriver chez sois et se préparer en vue d’une soirée. J’ADORE ce rituel féminin. Il faut l’effectuer dans le plus grand souci de la tradition possible. Tout d’abord, le son de mon disque préférer qui résonne à plein volume en stéréophonie avec ma voix faussant à plein poumon. Ensuite, se laver, se sécher, se crémer, se repasser, s’habiller, se chausser, changer d’idée, se déshabiller, se maquiller, se coiffer, s’habiller encore, se recoiffer, ENCORE changer d’idée, prendre une pause, se questionner, constater que maintenant tout est sans dessus dessous, pour finalement en revenir à la décision première et s’habiller comme prévu avec le premier ensemble. Le tout sur accompagné d’une boisson alcoolisé au choix.
La règle d’or dans ma vie est de toujours être prête à affronter les éventuels désastres. Vous allez pouvoir le constater au fil de mes péripéties (bien sûr seulement si vous devenez mes fidèles lecteurs). Une fois arrivé, après seulement 5 petites minutes, j’essaie de rejoindre mes amies toutes déjà présentes mais j’en suis incapable. Je suis prise au piège par ce qui me semble être au premier regard un homme en rut qui a décidé de mettre en pratique ses toutes nouvelles tactiques de chasse à l’épreuve. Amusé par son petit jeu, aucune de mes amies n’a l’intention de venir à mon secours. Il faut dire que depuis ma rupture précédente, les hommes qui passent sur mon chemin doivent travailler beaucoup plus qu’à l’habitude pour pouvoir m’impressionner, SURTOUT quand ce dernier se fait bousculer et renverse le contenu complet de son verre dans mon décolleté. Je remercie monsieur machin et me rend à la table complètement trempée.
Et c’est a ce moment que je me mets les pieds dans les plats.
- Pascale, c’est fini, C’EST FINI!
- Quoi donc?
- Non non, je penses que tu n’as pas compris, C’est fini.
C’est donc attablé autour d’une bière chaude, au son d’un concerts mauvais avec à la console un technicien qui affectionne beaucoup trop le ”trebel”, dans une salle trop petite rempli à craquer que cette simple phrase bouscula mon univers. La signature du contrat c’est fait sur une vieille facture de restaurent chiffonnée trouvé dans le fond d’un sac à main sans fin et comporte cette seule et unique clause ”Pascale, c’est fini”.
Il est tout de même intéressant de constater que même dans la plus grande monotonie d’une routine mécanique, les choses balancent vers une autre direction. Voilà donc pourquoi je vous souhaite la bienvenue dans ma nouvelle vie (je me le souhaite à moi-même par la même occasion) car toute fin annonce un nouveau commencement, le commencement de quelque chose de parfois (souvent) bien mieux.
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