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La Chasse-Galerie, deuxième partie
Le ciel s’ouvrait devant comme un porte donnant sur une merveille infinie. Le monde était à nous, jeunes femmes, emplies de courage et de fierté. Un sentiment inexplicable nous poussait dans ce monde de l’interdit. Le canot voguait à une vitesse folle dans la beauté de la nous. Rien ne nous était maintenant impossible. Malgré que le chemin à emprunter, nous le savions, était parsemer d’embuches, c’est avec grande allégresse que nous prenions sa direction. Cap sur Montréal. Cette ville, la ville au milles et un clochers nous laissa craintives mais au combien frénétique à l’idée de découvrir au delà de ce paysage urbain, l’entendu majestueux des horizons aux couleurs de la forêt boréale.
Devant cet éternel spectacle qui s’offrait devant nous, comment avons-nous fait pour atteindre le chantier de nos hommes? Comment avons-nous fait, nous qui n’étions jamais sortie de la sécurité de notre patelin, nous qui n’avions jamais encore vu de féerie si vaste et si belle sous la lueur de la lune? Belzébuth a bien plus d’un tour dans son sac je vous répondrai. Il n’allait tout de même pas nous truquer avant d’avoir atteint notre bonheur, sachant très bien que nous redoublions de prudence au début de se périple, mais qu’elle se dissiperait plus le temps avancerait dans la nuit. Il nous permit de se rendre avant de tenter de subtiliser nos âmes pour les entrainer aux abimes des enfers.
Le canot se déposa doucement sur une chaussé enveloppée de neige, tranchant la la forêt en deux. Nous voilà donc en cette terre d’Abitibi, pays de bûcherons et de coureur des bois. Au bout du tracé, un lumière nous indiquait la direction à prendre, celle du campement.
Et franchement, tout ce chemin pour ça. Une minuscule cabane de bois, restant fièrement debout de façon précaire, ensevelie sous la neige. Les quelques carreaux sales nous permirent d’observer la vie qui se trouvait à l’intérieur. Ils était là, tous autour d’un petit poêle de fortune à se réchauffer le bout des doigts par le feux et le coeur par des rasades d’eau de vie. La porte s’ouvrit non pas pour laisser entrer le froid glacial de ce pays, mais la chaleur du bonheur d’enfin se retrouver. Nos hommes nous observaient, les yeux écarquiller, pensant se retrouver devant un miracle de Dieu.
- Que faites-vous ici! Mais quelle idée vous est passé par la tête de vous s’aventurer ici! Le chemin a du en être tout un!
S’ils savaient! S’ils avaient la moindre idée que leur femmes marchandent avec le Diable en personne! Trop réjoui d’être en notre présence, nous bifurquâmes aisément leurs questionnements. Ils étaient fier. Fier que nous soyons là. Fier de nous avoir choisi, nous qui étions des femmes braves et sans crainte. Ce soir là, l’arrivée de la nouvelle année n’en fût que magique, et elle continua jusqu’au moment de se quitter à nouveau. Il fallut se dépêcher de retrouver le canot qui commençait déjà à disparaître sous la neige qui tombait toujours. Nous reprîmes toutes nos place à l’intérieur paré à réaffronter cette route tumultueuse.
- Mesdames! À vos avirons et répétons toutes en coeurs.
Une fois de plus, la ritournelle fût prononcé à l’unisson dans cette nuit qui ma fois devenait de plus en plus clair.
- Satan! roi des enfers, nous te promettons de te livrer nos âmes si d’ici le retour à la maison nous prononçons le nom de ton maître et du nôtre, le bon Dieu, et si nous touchons une croix dans le voyage. A cette condition tu nous transporteras, à travers les airs, au lieu où nous voulons allez, notre foyer! Satan! roi des enfers, nous te promettons de te livrer nos âmes si d’ici le retour à la maison nous prononçons le nom de ton maître et du nôtre, le bon Dieu, et si nous touchons une croix dans le voyage. À cette condition tu nous transporteras, à travers les airs, au lieu où nous voulons allez, notre foyer!
La même sensation de légèreté nous envahi mais cette fois si, nous y prenions plaisir. Nous nous sentions prêtes à conquérir les cieux pendant le retour à la maison, exaltante d’une euphorie sans nom. Nous aurions du nous douter que n’irait pas aussi facilement que le première fois. Satan nous attendait au détour. Une fois le but pratiquement atteint, le pire faillis nous attirer au plus profond des enfers. Nous nous trouvions au dessus de Montréal, qui préparait son réveil sous la faible clarté de l’aube devant nous. Une bourrasque de vent nous projeta aux cotés d’une Église. L’aviron d’une comparse frôla la structure de ce lieu Saint qu’il ne fallait pas toucher.
- Mon Di..
Elle ne fini jamais son exclamation. Un énorme tourbillon nous entraina dans une course folle. Nous virevoltions au dessus dessus du monde, s’agrippant du mieux possible aux canot en souhaitant ne pas mourir. Nous débutions notre chute libre. Un bruit sourd se fut entendre. J’entrouvris un oeil afin de constater l’ampleur des dégâts. Nous étions cul par dessus tête, des brindilles de foins entremêlés dans les cheveux sur le sol de la grange de mon père. Un énorme trou gisait au dessus de nous, laissant entrer les rayons du soleil. Le toit était démolit.
Mon père ne compris jamais comment j’ai pu causé un tel sinistre. Il ne compris pas non plus comment j’étais sortie indemne de la fâcheuse position dans laquelle il me trouva. Puis, ce qu’il a eu le plus de difficulté à comprendre fût le pourquoi de la fin de mes soupirs envieux de retrouver mon homme. >>
Ma grand-mère termina sa rocambolesque histoire dans un sourire que seule elle pouvait comprendre. Son regard s’illumina en se posant sur le carreau. Mon grand-père était de retour du village. Il entra puis il s’embrassèrent comme s’ils étaient seul au monde. Il recula d’un pas pour observer tous ses enfants qui se trouvaient présent.
- Votre mère essaie encore de vous faire croire à ses histoires?
Puis il lui lança un clin d’oeil complice.
Même après toutes ces années, encore attablée devant le même festin, le souvenir de ma grand-mère qui plane, je me demande toujours si cette légende à réellement existé.
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Ping par En retard, mais tout de même « Valérie Magique ou L’interminable Périple Labyrinthique Dimanche, 9 mars, 2008 @Wow ! tu m’envois sans mots! Je suis … juste la ,sans mots devant mon ordinateur…
Une pensée m’a traversé l’esprit …est-ce une citation??Mais je ne doute pas à présent .. tu as vraiment un talent ma belle! Je dirais plutôt un don.
Tu as acquis mon esprit assoifé de textes …de BON textes
lache pas!!
Commentaire par Le Poète Urbain Dimanche, 9 mars, 2008 @