Valérie Magique ou L’interminable Périple Labyrinthique


Auto Destruction (ou Destruction d’Auto, c’est au Choix)
Dimanche, 1 juin, 2008,
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Pour être fidèle aux promesses que je fais avec moi-même, avec l’arrivée du mois de juin, me voici mettre au rancart tout achat de passe mensuelle de transport en commun. il n’y aura donc plus ce gras montant de 66,25$ qui sera débité de mon compte bancaire à l’avenue du premier de chaque mois estivale. Voilà donc que mes petites fesses seront transportées au travers de la ville sur le doux confort (on repassera) du siège a ressorts qui orne mon vélo.

La seule chose est que, lorsqu’on se fait une promesse solennelle à soi-même, les conséquences ne nous apparaissent pas jusqu’au moment précis ou elles nous bondissent sauvagement en plein visage. Les bonnes tout comme les mauvaises dois-je préciser.

Hier soir, j’étais invitée à une jolie fête qui prenait place sur le plateau Mont-Royal. Suite aux préparation pour être présentable devant mes hôtes et les autres invités de la petite partie, j’enfourche mon vélo sans trop me préoccuper du temps qu’il fait à l’extérieur. Évidement, ma coiffure n’a pas tenu le coup non pas à cause de la jolie brise qui me soufflait pleine capacité au visage mais bien à cause de la tonne de pluie qui me coulait jusque dans le bas du dos. L’adresse n’a pas non plus tenu le coup. Bien chiffonnée dans le creux de ma poche de jeans, l’eau a su s’y creuser un chemin pour la démolir.

Je fini par enfin trouver l’endroit avec l’aide de ma mémoire pour me retrouver dans une rue où il est impossible d’attacher son vélo aux clôtures inexistantes et où la quantité de poteau de signalisation de dénombre à deux… auxquels sont déjà rattachés quatre vélos. Me voici donc quelques rues plus loin afin de trouver un bon stationnement.

Puis, la soirée se déroule à merveille. Je fais un effet boeuf avec mon look de sportive urbaine détrempée. J’attire définitivement le regard des hommes présents. Ce n’est malheureusement pas un regard d’admiration ou je ne sais quoi. C’est plutôt le type de regard que les gens font lorsqu’ils tombent face à face avec un extra-terrestre.

Je tombe donc facilement dans le doux univers enivrant de l’alcool, en me remémorant les souvenirs du passées avec des copines qui ma foi, je n’avais pas vu depuis des années. Et plus la soirée avance, plus les effets éthilyques laissent de coté les vieilles histoires rocambolesques pour faire places au nouvelles que peuvent créer l’ingestion de liquide d’ivrogne dans l’estomac de quelques jeunes femmes prêtes à passer du bon temps.

Le glas de 3h sonne. L’incapacité à formuler une phrase complète dans détruire tous les mots qui s’y trouve me font remarquer que je devrais probablement retrouver mon lit. C’est à ce moment que je tombe de mon nuage de façon assez dramatique. Je viens de me souvenir de la présence de mon vélo et que c’est lui qui me raccompagnera jusqu’à ma porte. Que de joie en perspective.

Je zig zag sur Saint-Denis, trop fini pour me rendre compte qu’il y a quand même beaucoup de trafic à cette heure à Montréal. Je comprend que mon style de conduit en devient dangereux suite à quelques coups de klaxon. Rosemont à l’horizon, j’exécute un virage large et m’approche lentement mais surement de ma destination. L’appel de l’alcool me fait faire un petit détour dans un fastfood 24h. Je cours au toilette question d’évacuer un peu. Je reprend le chemin de la sortie avec les yeux de tous les employés qui me dévisage. Non, je n’achète rien, c’est un peu trop infecte.

Je sort à toute vitesse du restaurant de peur qu’il m’oblige à repartir avec mon dépôt, vu que je n’achète rien et je tombe face à face avec quatre jeunes hommes. Ils ont définitivement l’air plus ridicule que moi. Ils doivent probablement faire partie d’une troupe de mimes ambulant. Ils sont là simulant qu’il sont tous à bord d’un véhicule, passant leurs commandes au service au volant.

À bord de leur bolide imaginaire, ils ont eu droit au spectacle de l’année. J’enfourche mon vélo, je m’applique du mieux que je peux pour rester stable en empruntant la petite rue qui débouche vers mon logement. C’est là que l’alcool à vélo m’est apparu comme l’idée la plus ridicule du siècle. Incapable de me maintenir du au fait que mes facultés motrices étaient absente, je suis entrée de plein fouet dans un véhicule gentiment stationné sur le bord de la rue. Celui-ci ne faisait pas partie du club de mime de mes spectateurs qui se sont esclaffés simultanément à mon charmant exploit. Rien de casser. Même que l’orgueil n’a rien eu, en complète anesthésie d’alcool.

Je me réveil donc en ce jolie dimanche matin, toujours pluvieux avec un mal de bloc immense et la totalité de mes os qui veulent mourir. Ah oui!… Si ce matin au réveil, vous avez découvert votre auto qui était stationnée sur la rue de Normanville partiellement démolit, contactez moi, je suis convaincu qu’il est possible d’arriver à un arrangement.



Les Retrouvailles (et non, pas celles de Claire)
Lundi, 7 avril, 2008,
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C’est à mon tour se soir de chialer de ”Facebook”. Personnellement, je déteste le concept. Retrouver des gens qu’on a oublié depuis déjà longtemps qui nous remémorent des tranches de vie qui ont été enfouies dans un tiroir caché de nos souvenirs depuis très longtemps. C’est complètement atroce. Je trouve le tout semblable à faire de l’archéologie sur un site où a vécu d’ancienne civilisation et de trouver des cadavres en train de se sodomiser mutuellement. L’image est a en vomir, mais le tout décrit amplement mon expérience.

Depuis mon inscription sur le site, je n’ai que des photos d’enfance où j’ai l’air d’un garçon ou encore des gens qui m’écrivent des messages sur des expériences du passé qui m’ont pris 3 ans de thérapie pour m’aider à vivre avec ses événements sans en avoir de séquelles. Il n’y a pas à dire, ”Facebook”, c’est de la grosse marde.

Dans la même ligne de pensée, j’ai eu droit à une conversation d’internaute qui a su égailler ma petite journée d’atrocités au travail. Parce que, vous savez, le lundi c’est complètement affreux comme concept. Je l’ai affectueusement surnommé ”Journée Internationale de l’Horeur”. Je vous explique le concept de cette journée. Chaque lundi, suite à une fin de semaine de procrastination, de je-m’en-foutisme et de masturbation intellectuel sur leurs vies merveilleuses de babyboomers grassement entretenues, la clientèle de mon entreprise se rend compte comme par magie que la vie continue et que malheureusement, ils doivent vaquer à leurs occupations. Ils s’affèrent donc à tous appeler en même temps pour payer de moins en moins cher pour plus, encore plus, beaucoup plus de services en bande de gratte-cennes qu’ils sont. Le tout bien évidement en s’assurant de chialer au maximum de leurs poumons. Enfin!

C’est toujours plaisant d’avoir de jolie surprise en rentrant le soir venu.

- Salut ça va?

Wow, ça doit bien faire une éternité que je n’avais pas eu des nouvelles de lui. Au moins depuis la merveilleuse épopée cégépienne.

- Je voulais savoir tu en étais où dans la vie. Prendre des nouvelles. J’ai lu ton blog.

Encore plus de surprises! Je ne sais pas ce qui me surprend le plus entre la première ou la deuxième partie de l’affirmation. Le tout est suivi de quelques échanges sur nos parcours respectifs. Puis, sans crier guard, la question qui fait mal

- Alors les amours?

Le calme plat depuis un moment. Oui, je l’avoue, il n’y a rien de croustillant à relater dans ce domaine depuis quelques temps. Je dois avouer que mon cocon de célibat ne me déplais pas. Et que j’ai décidé de penser à moi pour une fois, donc les messieurs ces derniers temps…

- Toi? Tu étais en couple? C’est une blague!

Euh… Non, aucunement. Pourquoi cette exclamation! Je donnais l’illusion d’une vieille folle aux chats au Cégep ou quoi?

- Tu ne te rappels pas ce que tu m’as dit un jour?

Non, je dois avouer que la majorité de mon Cégep s’est déroulé sous l’influence de plusieurs substances. Le terme à jeun. Les bêtises qui ont sorties de ma bouche, je ne pourrais pas m’en souvenir malheureusement (plutôt heureusement).

- Que nous les hommes étions tous des objets.

Moment de gêne extrême. Il n’y a pas à dire, je devais être loin de la terre à ce moment.

- Oui, effectivement. Tu bois autant qu’avant?

Bien, je dois avouer que non. Avant, je ne me souvenais plus mes soirées du à la surconsommation d’alcool, aujourd’hui, je ne me souviens plus une soirée où j’ai consommé un surplus d’alcool.

- J’imagine que tu ne te souviens pas non plus comment tu me surnommais!

Je dois avouer ici que j’ai un énorme blanc de mémoire.

- Mon fantasme agricole.

Ah mon Dieu! Je l’avais oublié celle là! Et non chers lecteurs et lectrices, ne vous imaginez pas ici de torrides scènes de triple x jovialement pratiquées sur un amas de balles de foins vêtu uniquement de chapeaux et de bottes de cowboys dans un décor emplie de bovins. Le surnom provient du fait qu’il était un très joli étudiant en horticulture. Rien de plus.

- J’en crois pas ce que j’entends! Tu travailles dans le domaine financier!

Je sais. Qui l’eut crut! La jeune fille toujours couverte de la tête au pieds de peinture et de plâtres, portant une collection inimaginable de t-shirts vintages ramassés au fil du temps dans les sous-sols d’églises et dans les armées du salut, avec des jeans usées et des runnings shoes troués. Toujours un crayons dans les cheveux avec son calepin (ce détail là est resté par contre), criant après l’humanité entière les injustices que peut vivre une jeune fille de 18 ans incomprise de la société. Pathétique.

- Je n’en reviens pas tout à fait.

Et non! Je crois que moi non plus je n’y crois pas vraiment. J’ai troqué le tout pour les talons hauts, le tailleurs, le fer plat et le maquillage. Il reste toujours quelques vestiges, mais tout de même. Cette petite discussion m’a bien fait réfléchir. Elle m’a fait un bien énorme même. Il m’a fallut cette petite étincelle pour faire mon examen de conscience du mois et me faire sentir bien dans ma nouvelle peau de jeune femme. Une conversation tout simple qui m’a aider à franchir une nouvelle étape de ce périple labyrinthique.



Panique sur la 2e Avenue
Dimanche, 16 mars, 2008,
Classé dans : Les Aventures Farfelus | Tags: , , ,

Vous savez, j’adore la stupidité humaine. Rien de tel qu’un beau gros cave pour illuminer une journée qui débute mal.

Les maudits chauffeurs de camions.

Je ne sais pas pourquoi, principalement le ”moronisme” se retrouve chez ces gros travailleurs de la routes. Vous ferez le test. Par une douce et gentille ballade en voiture lors d’une chaude et jolie journée d’été, qui viens sauvagement vous dépasser par la droite à toute allure? Et qui regarde, avec une rivière de bave dégoulinante de la bouche, vos cuisse chastement dénudées du à une chaleur insoutenable?

Les maudits chauffeurs de camions!

Remarquez, le test sera beaucoup plus concluant si vous êtes de sexe féminin. Désolé pour mes lecteurs masculins qui espéraient tant se faire déshabiller des yeux par un gros bedonnant, poilu et suintant routier.

Le point est que vendredi, j’ai eu droit à ma petite vengeance. Douce et agréable qu’elle fût.

Comme à tous les matins de la semaine, je fais un détour au dépanneur du coin sur la route qui me mène à l’arrêt d’autobus. Je suis incapable de me passer de ces délicieux muffins. Je les aimes tellement, que je les collectionne dans mon bureau au travail. De cette façon, je peux calmer mes élans soudains de ”junkie” de muffins asiatiques. Je ne sais pas comment elle fait cette mini tenancière de dépanneur pour les rendre si moelleux. Probablement un secret mystérieux asiatique conservé depuis des siècles… Qui sait!

Le point est que en plein milieu d’un moment de bonheur matinal, voilà tu pas le maudit livreur de bière (chauffeur de gros camion par la même occasion) gros, bedonnant, puant et crétin qui m’aborde.

- Ouin, tu viens souvent ici? Faudrait pas que ta mère sache sa que tu fait de l’oeil aux hommes matures.

- Euh…

- Tu t’en va ou comme ça? J’t'embarque tu dans mon gros camion?

- Non merci …

- T’es sur ma belle, j’te ferai pas mal!

- Euh…

Je lui lance le plus gros effort mondial possible d’horreur, de dégout et de répugnance avec un énorme dévisagement. Non mais franchement, c’est tu pas assez écoeurant. Si j’avais su que je me ferais accoster par un vieux coyote me présentant un repas complet dans la moustache, je ne serais tout simplement pas allée chercher mon délicieux plaisir quotidien. La journée aurait été pénible sans mon ami le muffin, mais tout de même, j’aurais peut-être survécut sans trop de blessures émotionnelles.

Je sort du dépanneur, en beau MAUDIT contre toute la race entière des maudits chauffeurs de camion d’avoir autant de classe qu’un poteau de bar de danseuses. Encore aveuglé par la fumée nauséabonde que dégageait son haleine de porc, je me rend de peine et de misère de l’autre coté de la rue pour attendre le gentil autobus qui viendra me sauver de ses griffes d’épais ambulant.

Je me retourne et le vois sortir à son tour! Non mais il veut VRAIMENT gâcher ma joie de ”casual friday”. Il s’accote sur le seul plus gros engin que lui, son camion et me cris après de l’autre trottoir.

- T’as repenser à ma proposition?

Il n’y a rien de mieux pour se sentir femme que de se faire crier après dans la rue par un rebut repoussant. Si il continue comme ça de m’emplir de désir, je vais jeter ma vie complète dans les air pour devenir serveuse de restaurants à maudit chauffeurs de camions pour pouvoir me faire insulter de la sorte continuellement. Je monte le volume de Monsieur Spooky (mon IPod, il fallait bien que je vous le présente) et je fais mine de rien.

Fâcher que je refuse catégoriquement de faire suite à sa demande, monsieur balourd essai de gravir son camion avec une technique pleine de grâce que seul les gros tas peuvent avoir. Puis, pour guérir la blessure à l’orgueil qu’il a du encaisser, il décide de démontrer sa virilité par l’entremise de sa capacité à appuyer sur l’accélérateur. Tout en s’assurant du coin de l’oeil que je l’observe bien, il emprunte la rue encore tout enneigée suite à la dernière tempête et s’embourbe dans le banc de neige.

Voilà! Il est bien pris! Il tente de garder sa dignité sans quitter la cabine qu’il doit probablement nommer le ”luv shack”. Malgré une série répétitive d’avance et de recule (pas ceux qu’il devait s’imaginer), il se résigne à sortir et demander de l’aide. Il décide donc de faire fondre son gras en prenant une pelle pour tenter de libéré son extension de masculinité.

Mon carrosse collectif arrive. J’y saute tout en gardant la jolie image matinale qui ma été si grandement donné. Ça t’apprendra maudit chauffeur de camion! Puis j’arrive au bureau pour déguster mon muffin. Je ne sais pas pourquoi, mais ce matin là, il était un million de fois plus savoureux.



5 à 7
Vendredi, 7 mars, 2008,
Classé dans : Le Merveilleux Monde du Travail | Tags:

Trop d’alcool dans le sang… même pas encore 21h….. Je suis désolée de vous informer qu’il est déjà le temps du ”last call” sur notre houblon en spécial. Je sépare les factures comment? Parfait! Vous payez content? Merci et à la semaine prochaine. Passez une belle fin de soirée!