Pour être fidèle aux promesses que je fais avec moi-même, avec l’arrivée du mois de juin, me voici mettre au rancart tout achat de passe mensuelle de transport en commun. il n’y aura donc plus ce gras montant de 66,25$ qui sera débité de mon compte bancaire à l’avenue du premier de chaque mois estivale. Voilà donc que mes petites fesses seront transportées au travers de la ville sur le doux confort (on repassera) du siège a ressorts qui orne mon vélo.
La seule chose est que, lorsqu’on se fait une promesse solennelle à soi-même, les conséquences ne nous apparaissent pas jusqu’au moment précis ou elles nous bondissent sauvagement en plein visage. Les bonnes tout comme les mauvaises dois-je préciser.
Hier soir, j’étais invitée à une jolie fête qui prenait place sur le plateau Mont-Royal. Suite aux préparation pour être présentable devant mes hôtes et les autres invités de la petite partie, j’enfourche mon vélo sans trop me préoccuper du temps qu’il fait à l’extérieur. Évidement, ma coiffure n’a pas tenu le coup non pas à cause de la jolie brise qui me soufflait pleine capacité au visage mais bien à cause de la tonne de pluie qui me coulait jusque dans le bas du dos. L’adresse n’a pas non plus tenu le coup. Bien chiffonnée dans le creux de ma poche de jeans, l’eau a su s’y creuser un chemin pour la démolir.
Je fini par enfin trouver l’endroit avec l’aide de ma mémoire pour me retrouver dans une rue où il est impossible d’attacher son vélo aux clôtures inexistantes et où la quantité de poteau de signalisation de dénombre à deux… auxquels sont déjà rattachés quatre vélos. Me voici donc quelques rues plus loin afin de trouver un bon stationnement.
Puis, la soirée se déroule à merveille. Je fais un effet boeuf avec mon look de sportive urbaine détrempée. J’attire définitivement le regard des hommes présents. Ce n’est malheureusement pas un regard d’admiration ou je ne sais quoi. C’est plutôt le type de regard que les gens font lorsqu’ils tombent face à face avec un extra-terrestre.
Je tombe donc facilement dans le doux univers enivrant de l’alcool, en me remémorant les souvenirs du passées avec des copines qui ma foi, je n’avais pas vu depuis des années. Et plus la soirée avance, plus les effets éthilyques laissent de coté les vieilles histoires rocambolesques pour faire places au nouvelles que peuvent créer l’ingestion de liquide d’ivrogne dans l’estomac de quelques jeunes femmes prêtes à passer du bon temps.
Le glas de 3h sonne. L’incapacité à formuler une phrase complète dans détruire tous les mots qui s’y trouve me font remarquer que je devrais probablement retrouver mon lit. C’est à ce moment que je tombe de mon nuage de façon assez dramatique. Je viens de me souvenir de la présence de mon vélo et que c’est lui qui me raccompagnera jusqu’à ma porte. Que de joie en perspective.
Je zig zag sur Saint-Denis, trop fini pour me rendre compte qu’il y a quand même beaucoup de trafic à cette heure à Montréal. Je comprend que mon style de conduit en devient dangereux suite à quelques coups de klaxon. Rosemont à l’horizon, j’exécute un virage large et m’approche lentement mais surement de ma destination. L’appel de l’alcool me fait faire un petit détour dans un fastfood 24h. Je cours au toilette question d’évacuer un peu. Je reprend le chemin de la sortie avec les yeux de tous les employés qui me dévisage. Non, je n’achète rien, c’est un peu trop infecte.
Je sort à toute vitesse du restaurant de peur qu’il m’oblige à repartir avec mon dépôt, vu que je n’achète rien et je tombe face à face avec quatre jeunes hommes. Ils ont définitivement l’air plus ridicule que moi. Ils doivent probablement faire partie d’une troupe de mimes ambulant. Ils sont là simulant qu’il sont tous à bord d’un véhicule, passant leurs commandes au service au volant.
À bord de leur bolide imaginaire, ils ont eu droit au spectacle de l’année. J’enfourche mon vélo, je m’applique du mieux que je peux pour rester stable en empruntant la petite rue qui débouche vers mon logement. C’est là que l’alcool à vélo m’est apparu comme l’idée la plus ridicule du siècle. Incapable de me maintenir du au fait que mes facultés motrices étaient absente, je suis entrée de plein fouet dans un véhicule gentiment stationné sur le bord de la rue. Celui-ci ne faisait pas partie du club de mime de mes spectateurs qui se sont esclaffés simultanément à mon charmant exploit. Rien de casser. Même que l’orgueil n’a rien eu, en complète anesthésie d’alcool.
Je me réveil donc en ce jolie dimanche matin, toujours pluvieux avec un mal de bloc immense et la totalité de mes os qui veulent mourir. Ah oui!… Si ce matin au réveil, vous avez découvert votre auto qui était stationnée sur la rue de Normanville partiellement démolit, contactez moi, je suis convaincu qu’il est possible d’arriver à un arrangement.