Valérie Magique ou L’interminable Périple Labyrinthique


Amour d’Enfance
Mardi, 16 décembre, 2008, 6:53
Classé dans : Cris du Coeur | Mots-clefs:

Voilà. J’ai le coeur brisé. Je suis revenue de travailler. J’ai ouvert le poste de télé dans l’intention de me bourrer le cerveau de mauvaises nouvelles. Hier, la télé, je l’ai laissé à la fréquence de Télé-Québec. Quelle mauvaise décision.

J’ai ouvert le poste et je suis tombée face à face avec lui. Oui, lui. Mon amour de jeunesse. Celui qui m’a brisée le coeur trop souvent en étant méchant, en étant le badboy. Je n’y peux rien, j’ai toujours craqué pour les vilains garnements.

Le voilà, il est là, après tant d’années. Tant d’années à m’avoir délaissé. À avoir joué avec mon coeur pour me le remettre bouilli, en compote, brisé en milles morceaux.

Il était là, seulement que pour  un moment certe, mais il a ramené à moi toute l’amertume qui s’était estompé avec le temps. En un coup de vent, la voilà revenue.

Ti-Brin! Pourquoi es-tu revenu? Je t’aime Ti-Brin! Toi qui joue avec des allumettes! Toi qui porte cette veste de cuir que seul les mauvais garçons ont! Toi qui utilise des patois comme saperlipopette tout en laissant transparaître la rage et la haine que tu portes!

Tu es revenu sur les ondes seulement que pour la périodes des fêtes. Que quelques semaines. Juste assez de temps pour réouvrir cette blessure d’amour que tu m’as donné étant enfant. Et moi, je t’aime tellement, je te le pardonnerai encore un fois. Tout cela parce que je t’ai enfin revu.

Je t’aime Ti-Brin et t’aimerai toujours.



Steve et Karine
Mercredi, 26 mars, 2008, 10:46
Classé dans : Les Tentatives Amoureuses | Mots-clefs: , , ,

Pour Luc

J’aimerais vous parler d’un couple qui est passé sur mon chemin et y est rester ancré à jamais. Leur connaissance m’a été possible par le biais de mon ancien petit ami de coeur. Très charmant couple. En fait, c’est deux fascinants individus ne font que réussirent à me déchirer le coeur. Je n’ai jamais rencontrer un couple comme celui-ci. Même les plus grands dramaturges arlequins n’auraient pu dépeindre une tragédie sentimentale comme la leur.

Laissez moi vous les présenter dans toute leur grandeur.

Lui

Steve. Jeune étalon fringuant de la fin vingtaine. Le plus grand des sportifs de salon que la terre n’a jamais porter. Avant de la rencontrer, il airait sans vie, courant désespérément après le rêve d’une vie, celui de devenir l’homme derrière le prodige sportif. Celui qu’il formerait de ses mains à même le tas de glaise hideuse qu’il présenterait au reste de monde comme la plus grande des beautés.

Toujours avec le plus grand souci de la précision possible, Steve arborais toujours l’ensemble vestimentaire approprié à la conquête de son rêve. Son fidèle compagnon, le ”track suit” à l’effigie d’une marque sportive à rayures triplées ne quittais jamais son corps svelte. Il ne faut pas non plus oublier son inséparable ‘’swetband” qui enveloppait son front de manière à ce que ses cheveux, joliment disposé comme certain habitant de la rive sur de Montréal, voguent dans le vent. Il ne lui manquait que sa muse pour poursuivre son périple à la conquête de la scène internationale sportive.

Elle

Karine. Mine de rien, cette charmante pouliche était ce qui ne pouvait arriver de mieux dans la vie de Steve. Jeune cycliste en devenir, elle gravissait les échelons du succès à une vitesse près de celle de la lumière. Dans sa vie, il n’y avait que son vélo qui importait avant sa rencontre. Du soir au matin, toujours pédalant vers nul part, parcourant la ville entière pour vaincre le temps.

On ne pouvait pas passer à coté d’elle sans détourner le regard. Sa magnifique visière l’éclairait d’un aura vert translucide sur ses cheveux en paille. Son chaton imprimer sur son maillot de course lui portait chance et ses cuissards fleurit répandait sur son passage la douce arôme de son succès.

L’Union

Après une course démesurée, elle pris une pause bien mérité au parc de la bière. Se remplissant d’oxygène au soleil, elle sauta pour enfourcher son vélo mais tomba dans l’univers de Steve. La fusion se produit. Plus jamais il ne la quitterais pour le meilleur et plus particulièrement pour le pire.

Jour après nuit, ils se pourchassaient dans la quête de la gloire. Elle s’entrainait à en perdre connaissance. Lui la supportait en ne la laissant jamais s’effondre. Ils y étaient, ils y arrivaient, ils l’atteignaient.

Tragédie

C’était un jour d’entrainement. La pluie battait à l’extérieur au rythme de son coeur courant sur des pulsassions à tout rompre. Steve, brillant et ingénieux avait complété son installation en prévision des jours comme celui-ci. Bien au chaud au creux de leur demeure, elle roulait et roulait encore devant l’écran. Le tapis déroulant au maximum, l’illusion était parfaite. La brise du ventilateur lui gardais la tête froide. Son regard était posé vers l’horizon virtuel. Elle suivait la cadence.

Voulant toujours l’amener au bout d’elle même, il appuyait toujours et encore sur l’accélérateur. Son vélo posé sur l’exerciseur roulant filait vite. Bien vite. Trop vite.

Elle perdit le contrôle. Elle fit propulsé la tête première dans le ventilateur. Ses cheveux furent s’accrochèrent à l’hélice et sa boîte crânienne fendit. Le rêve de Karine et de Steve partie au vent, c’est le cas de le dire.

Aujourd’hui

Depuis la tragédie, Steve se sentant responsable du malheur de sa comparse, ne laissa jamais Karine. Elle porte toujours son habit de cycliste avec des photos de chats, mais elle ne peut plus s’approcher d’un vélo ou d’un ventilateur et ce dans un rayon de 3 mètres. Steve lui, se promène toujours dans son habit de sport. Il est maintenant le gardien d’une nouvelle promesse, celle de veiller sur Karine, à tout jamais. Mais c’est Karine qui détruisit leur pacte suite aux séquelles psychologiques et mentales que l’accident lui donna.

Je vous en parlent se soir car j’aurais bien aimé vous les présenter par le billets d’un jolie vidéo. Par contre, j’ai le triste honneur de vous annoncer que le couple, Steve comme Karine, se trouve à l’article de la mort. Peut-être un jour survivront-ils à toutes les mésaventures, les déboires et les malheurs qui se sont présentés sur leur route.

Steve, s’il te plait, ne m’en veut pas.