Bon. Voici que je n’écris plus depuis quelque temps. Certains d’entre vous se dirons probablement que c’est ”normal” du a mon assiduité des derniers temps.
Non. Ce n’est pas la cause de mon manque de mots. C’est à cause du poteau.
Par un beau mercredi soir, il y a quelques semaines, me voici montant à bord d’un jolie carrosse de la STM, suite à une autre journée au boulot. Le petit banc que j’aime est libre, pour une fois! C’est donc la que je siège pendant l’interminable trajet de 20 minutes avec la maudite folle en arrière de moi qui lâche un sacre à tous les deux mots qui sort de sa bouche pas de dents. Évidement, c’est toujours dans des cas comme celui-là que le IPod décide de mourir subitement pour cause de batterie à plat. La bonne femme a fait monter un élan de rage en moi. Avoir eu une pelle rouiller, je me serais gâtée en lui en sacrant quelques coups dans la face, mais malheureusement, je ne l’ai pas transporté avec moi cette journée là.
Donc, la folle à l’absence de dentier m’a gâcher mon bonheur d’avoir mon siège favoris! J’ai du céder ma place. J’ai tenté de m’éloigner de la sorcière à l’unique dent dans le fond de la gueule. Une mission un peu complexe, car on le sait tous, un autobus, ce n’est pas très gros. La tentative est peine perdu parce que la madame au manque d’hygiène buccal, elle parle plus fort que le bruit que ferait probablement un chat qui se fais violer par un bœuf en rut.
Je contre attaque avec le plan B : Sortir à la prochaine sorti, même si ce n’est pas la mienne. Je préfère de loin marcher plutôt que d’entendre le son de la voix de la grosse truie édenté plus longtemps. Je me dirige vers la sorti arrière de l’autobus. Je dis un dernier au revoir à mon siège. Comme je me retourne pour agripper le poteau pour ne pas perdre pied, le joyeux innocent de chauffeur de la STM freine le pied collé au tapis. La suite est tout de même simple à deviner. J’ai revolé brutalement de toute mon élan directement dans les installation métallique qui orne le passage entre les sièges.
Bras cassé. Bra-vo.Tout ça à cause d’une madame qui pu de la gueule!
Prompt rétablissement de moi à moi.
L’autobus voyageur a toujours su me foutre la chienne au plus haut point. On ne sait réelement jamais avec qui ont partage un siège pendant de longues périodes de temps. Éventuellement, cette personne pourrait même s’endormir et finir par atterir sur son épaule dégoulinant de bave. Peut-être même que cette personne aura une forte odeur corporel qui se vaporisera sur soi pour qu’a notre tour, nous puissions répandre cette bonne nouvelle olfactive au gré de notre entourage.
De plus, certaines compagnies, dont le nom pourrait apparaitre comme titre d’article, ont eu quelque problème niveau sécurité. Certains ce rappeleront peut-être l’existence d’un fou qui a sauvagement poignardé un passager pendant un long voyage pour enfin sortir de l’autobus avec la tête de se dernier dans les mains. Macabre histoire mais malheureusement réel.
Enfin, le but de de l’histoire présente n’est pas d’alimenter le feu de la peur qui sommeil en vous par rapport au fait de prendre ou non l’autobus voyageur. Plutot de vous dépeindre mon immense sens du ”timing”.
J’explique.
La compagnie en question, celle dont on ne dira pas de nom, a du élaborer la mise en oeuvre de certains dispositifs de sécurités, qui en appenrence sont très sophistiqués, mais qui en réalité ne sont que pur spectacle d’illusions.
Me voici donc en file, en attente de passer l’étape de la validation. Suis-je sécuritaire ou potentiellement un danger pour le reste des passagers? Le tout reste a voir.
- Avez vous, dans votre sac mademoiselle, un couteau, des ciseaux, un rasoir ou encore tous objets pouvant être de nature dangereuse? me demanda le monsieur en charge de la fouille.
- J’ai un raseoir pour les jambes dans celui-ci, dis-je en pointant l’immense sac de linge sale que j’apporte chez maman pour qu’elle le nettoie. Oui, je fais encore ce genre de truc.
- Ce sac ira donc dans la soute. Et pour votre autre sac?
- Je n’ai seulement qu’un porte feuille, un appareil photo, du papier des crayons et un aiguisoire… Il y a une lame la dessus.
Dans ma tête, a ce moment précis, je me suis dis qu’il serait préférable de l’aviser de tous objets potentiels a mon expulsion du trajet, question de ne pas être sauvagement laissé aux abords de la 417 direction ouest.
- Ce n’est pas vraiment dangereux mademoiselle.
Franchement, ce gardien de sécurité n’est pas un grand adepte de cinéma d’action.
- Monsieur, vous saurez que je suis capable de tuer n’importe qui a l’aide d’un simple crayon!
BRA-VO.
- Veuillez me suivre s’il vous plait, me dit-il en empoignant fermemant mon bras droit.
Est-ce que ça vous est déjà arrivé de vous retrouver dans un endroit public et que sans aucune raison valable, mais je dit bien aucune, il vous prend une soudaine envie de crier comme un malade à tout le monde qui s’y trouve d’aller se faire voir si profondément que s’il y avait un médecin sur place, il vous internerait à triple tours?
Je viens de vivre l’expérience. Merci STM.
Déjà échaudé d’avoir attendu sagement l’autobus ce matin pendant près d’une heure et d’être arrivé en retard au boulot, j’ai du terminer ma journée de travail une heure plus tard. Évidement, sept minutes exactement avant l’heure de départ, un client tout croche appel pour m’énerver et me poser des questions ridicules pendant trop longtemps, aiguisant de plus en plus ma patience à coup de dents de scie.
Bouillante de rage, j’attrape mon manteau en vitesse car selon l’horaire de l’internet offert par le site de la STM mentionne que le prochain passage est dans neuf minutes et il m’en prend huit pour m’y rende. Je n’ai donc aucunement le temps de faire un arrêt pipi.
Par chance, la neige à fini par cesser de tomber pour permettre aux gentils col bleu de déblayer un brin. Me voilà donc à l’arrêt de bus en prévision du retour à la maison. Et comme de raison, il ne s’est pas présenté immédiatement. Me voilà donc les deux pieds dans le banc de neige avec des bottes désuets à attendre avec une méga envie de pipi pendant une heure et vingt-trois minutes que mon carrosse de la STM arrive. En plus de cette attente interminable, je dois écouter les maudites petites vieilles qui chialent après le transport en commun en groupe comme une horde de vautours au dents qui grincent. Mets ton IPod me direz vous. Y’A PU DE BATTERIE MON MAUDIT IPOD.
La la, le bus arrive, les madames chialent après monsieur le chauffeur, tout le monde se bouscule pour réussir à avoir un siège, il y a un malade qui s’agrippent à mon sac en pendant que ça va le faire avancer plus vite. J’ai deux jets de vapeur qui me sortent des narines.
Je réussi à prendre place. Il y a un monsieur un peu trop délabré qui s’installe à la vertical à mes cotés. Il prend son maudit petit carrosse à commission et l’installe confortablement dans mes côtes. Une fois bien en place, il s’accote dessus pis il pousse, PIS IL POUSSE.
- AILLE ÇA TE TENTE TU DE METTRE TON MAUDIT CARROSSE AILLEURS!
Ça y est. Il l’a enlevé. Le silence qui reigne dans l’autobus m’apaise même si tout les passagers me dévisagent.
Classé dans : Mon Monde Perdu | Mots-clefs: autobus, maman, neige, tuque
La saison blanche est déjà de retour. Eh oui, pour ceux et celles qui résident dans un bunker en béton avec aucune fenêtre, enseveli à 48 pieds en dessous de la terre, je vous l’annonce officiellement. Et quelle retour en force à part de ça. Aussi intensif qu’une belle claque dans la face fait à l’aide de gant clouté de picpips brillant à la Micheal Jackson. Vraiment tous les ingrédients réunient pour débuter la journée du bon pied.
Il n’y a pas à dire, avec une journée de la sorte, tous les moyens sont bons pour essayer d’être heureux. Il faut essayer de se réjouir de toutes les parcelles de bonheur qu’il est possible d’amasser au fil de la journée.
LE DÉCOMPTE DU BONHEUR PAR UNE JOURNÉE DE MARDE
1- Je déclare officiellement qu’aujourd’hui, le droit de de tomber en hibernation et d’avoir aucun remord par rapport au fait qu’il n’y a rien de mal au coocooning. Home sweet home avec mes pantoufles laides et ma doudou brun de salon.
2- J’ai acheté une nouvelle tuque il y a déjà une semaine. J’attendais la journée idéale pour la porter une première fois, parce qu’on le sait tous, si la première fois est gâchée, c’est pas mal difficile de se reprendre. Aujourd’hui était la journée parfaite. C’était comme apporter avec moi un bout de mon lit avec moi dans l’autobus. Aucune sensation ne peut égaler ça le matin. Ma tuque, elle est laide. Elle est verte fluo.
3- Voir quelqu’un qui tombe, c’est toujours très drôle, même quand il s’agit de soi. C’est encore plus hilarant quand c’est une maudite épaisse. Ce matin à l’arrêt de bus, il y en avait justement une. Ça t’apprendra grosse niaiseuse à porter des talons aiguille sur la chaussée glacée. Ça va être pas mal beau quand il va y avoir un pied de neige hein!
4- J’ai eu droit a une arrestation format live. Ah! Ces policiers qui abusent de leur autorité. La lumière est jaune, le piéton décide de traverser quand même. Le policier utilise son intercom de véhicule des forces de la paix.
- Aille. T’as pas le temps de traverser, dit la voix robotiser.
- Vas chier, dit le piéton avec son doigt centrique bien haut.
Le piéton à fini sa grande traversé à l’arrière du véhicule.
5- Quand il y a température de merde à l’extérieur, les clients virent tous fous. Toute personne travaillant dans un département de service à la clientèle vous le confirmerons. Le meilleur moyen de se sortir de cette impasse est d’organiser un concours avec ses collègues à savoir qui va tomber sur le cas le plus spécial, parce que si vous en avez, eux aussi en ont. Je n’ai pas gagné, mais c’est toujours réconfortant d’entendre les malheurs des autres.
6- 25 novembre = Party de Noël dans 10 jours = Vacances dans 1 mois moins jour = Noël dans un mois
7- C’est le débat des chefs se soir. OK, je sais. Encore une autre élection, comme si on était pas assez saturé comme ça. Mais de grâce! Essayez au moins d’être des citoyens et citoyennes modèles.
8- La vitrine la plus laide de Montréal est encore là. Il y a un magasin de lunette au coin de Saint-Michel et Bélanger. Les propriétaires de ce magasin ont vraiment un problème. Je crois qu’ils vivent dans une bulle spatio-temporelle qui les empêchent de réaliser à quelle période de l’année nous sommes. Ils ont encore leurs décorations d’halloween. Ça vaut le déplacement. Si vous passez près de là, je vous suggère le détour. Il s’agit d’un mannequin féminin des années 80 en uniforme StarTrek portant des lunettes, accompagné d’un alien démesuré, portant également des lunettes, mais format géant sur fond de galaxie avec des petites lumières bleues qui clignotent. Wow….
9- Quand je sors de l’autobus, il y a exactement cinq pas qui me séparent de la porte d’entrée de mon appartement. Il a beau être laid, dans un voisinage pas nécessairement propre avec des voisins un peu bizare, ce détail n’a pas de prix quand il pleut de la marde à l’extérieur.
10- Ce soir, je ne cuisine pas. Oui, ma maman me fait encore des plats surgelés. La cuisine d’une maman, il n’y a rien qui peut remplacer ça. Le seul cas répertorié de l’histoire humaine où il était question de bouffe de maman effroyable était celle de mon ancienne belle mère. Quand c’est rendu qu’avant d’aller souper chez les beaux parents, tu soupes pour être certain de ne pas avoir faim, c’est que la situation est grave.
Alors, si vous trouvez que votre journée a été gâché par cette première tombée de neige, je vous reccomande fortement de faire l’exercice. C’est splendide ce que le tout peut faire sur l’esprit. Vous allez probablement vous rendre compte que ce n’était pas une si mauvaise journée que ça finalement.
Classé dans : Le Merveilleux Monde du Travail | Mots-clefs: autobus, b, matin, murs mous
Il m’est arrivé la chose la plus merveilleuse au monde mercredi matin dernier. C’était sublime, féérique même. Vraiment, il me fallait tout simplement cette petit chose pour faire ma journée au grand complet, et ce, sans même avoir mis le pied encore dans ma tour à bureau préféré, la mienne. Bon, vous allez probablement penser que j’en met un peu plus que la réalité. Pas du tout. Une simple chose comme celle là a su me rendre folle de joie. C’était comme un cadeau du ciel, et c’est le cas de le dire. Directement du 20e étage en plus. Je sais que mercredi est déjà passé, mais je cherchais les bons mots pour pouvoir vous dépeindre la scène.
Matin typique en apparence. Je laisse le cadran me sonner dans les oreilles au moins une bonne heure avant que les cris de mon coloc me décide a m’activer à la préparation. Une bonne douche brulante question de se remémorer les draps plus longtemps. Vite un café, puis un deuxième pour emporter s’il vous plait. J’ouvre la porte qui m’est gentiment refermé en plein visage par monsieur le vent violent. Une jolie partie de plaisir s’annonce pour se rendre à l’arrêt. Tête première corps penché vers l’avant. C’est probablement la position la plus aérodynamique que je peux faire tout en gardant un peu de dignité. Puis vite vite vite, il faut s’entasser dans la limousine de vieux (je commence à travailler à l’heure qu’il sorte, l’heure la plus dangereuse de la journée, croyez moi) qui me mènera au bureau.
Enfin sortie de la boîte à grincements de dentiers et de kleenex de manches, il ne reste qu’à traverser le magnifique boulevard sans se faire happer par un fou furieux qui est en pause diner. C’est là que je me fait frapper au visage. Pas par un de ces automobilistes cons qui ne respectent pas les piétons, non. Il y a un énorme forme rouge sur le sol. Ce n’est pas du sang, c’est beaucoup trop solide pour ça. Ce n’est pas non plus un bout de Père Noël, il doit être encore à Cuba en ce moment.
Je reste donc plantée là, laissant plusieurs lumière à préférence piéton s’éteindre, poussant même le jeu à me rendre à me rendre plus en retard que je le suis déjà. Plus je regarde la forme, plus elle me dit quelque chose. Qu’est-ce qui pourrait bien être associé a un amas confus de rouge dans les environs. Elle ressemble à… à… AH MON DIEU!
C’est le gros ”b” gigantesque en haut du building de ma compagnie qui s’est fait sauvagement ramasser par les bourrasques de vent. Je travail maintenant pour une compagnie avec un nom handicapé (par respect de la vie privée, je suis désolée de vous apprendre que cette dernière vous restera probablement anonyme. Je parle de la vie privée de mes collègues, bien entendu). Je ne peux laissé la chose en place. Je ramasse le ”b”. Moi qui me cherchais une décoration à apposer sur mes murs mou! Voilà! Je ne pouvais pas trouver mieux.
Parce que je dois vous spécifier l’interdiction de décoration à l’exception seule qu’il dois s’agir d’objet relié au travail.
Me voici donc en plein milieu de l’ascenseur remplie de Monsieur important. Je suis déjà habituée d’être dévisagé par ces babyboomers beaucoup trop fiers de l’être avec le simple fait que je porte des écouteurs à têtes de morts immense de façon à maximiser le son de Monsieur Spooky, mais cette fois ci, je bas des records avec le gros ”b” sous le bras. Je le dépose discrètement (du moins j’essaie) à mon bureau, cherchant une solution pour l’accrocher sans non plus démolir la structure qui entour mon poste de travail. Je passe au vestiaire rapidement. Puis un collègue m’intercepte.
- Eh! T’as vu? Il parait que le nom en haut du building à sacré le camps!
- Oui je sais, il est a mon bureau.
- … Quoi?
- Bien, je l’ai ramassé.
Oui oui, j’ai fait ça.
- Tu veux m’aider, faut que je trouve un moyen de l’installer.
Après quelque acharnement, entre quelques clients qui nous empêchaient de travailler, la bête est maintenant en place. C’est complètement horrible, aucun esthétique, mais ohhhhh combien symbolique. J’attends avec impatience le moment où le grand patron va se montrer le bout du nez.
Enfin! Le voici qui tourne le coin. Ayons l’air un peu plus professionnelle tout de même. Je dois bien avoir un dossier qui traîne. Vite je m’y plonge. Il s’approche.
- Excuser moi mademoiselle Magique, voulez-vous bien me dire ce que c’est?
- Il s’agit de mes nouvelles décorations.
- Vous savez qu’il est strictement défendu d’apposer d’objet de la sorte dans votre cubicule.
- Bien, c’est que je me suis dis que s’il était assez bon pour décorer l’extérieur de la bâtisse, pourquoi pas l’intérieur aussi.
- De quoi s’agit-il?
- Ah! Mais vous ne savez pas? Vous avez perdu une partie de l’enseigne.
Il se dirigea d’un pas pressé vers l’ascenseur qui mène vers l’extérieur. J’espère qu’ils ont de bonne assurances! (désolé, celle-là, faut faire partie de la famille pour comprendre). Puis, depuis mercredi, j’ai le bureau aux murs mous le plus convoité.
Classé dans : Les Aventures Farfelus | Mots-clefs: alcool, autobus, camion, gros cave
Vous savez, j’adore la stupidité humaine. Rien de tel qu’un beau gros cave pour illuminer une journée qui débute mal.
Les maudits chauffeurs de camions.
Je ne sais pas pourquoi, principalement le ”moronisme” se retrouve chez ces gros travailleurs de la routes. Vous ferez le test. Par une douce et gentille ballade en voiture lors d’une chaude et jolie journée d’été, qui viens sauvagement vous dépasser par la droite à toute allure? Et qui regarde, avec une rivière de bave dégoulinante de la bouche, vos cuisse chastement dénudées du à une chaleur insoutenable?
Les maudits chauffeurs de camions!
Remarquez, le test sera beaucoup plus concluant si vous êtes de sexe féminin. Désolé pour mes lecteurs masculins qui espéraient tant se faire déshabiller des yeux par un gros bedonnant, poilu et suintant routier.
Le point est que vendredi, j’ai eu droit à ma petite vengeance. Douce et agréable qu’elle fût.
Comme à tous les matins de la semaine, je fais un détour au dépanneur du coin sur la route qui me mène à l’arrêt d’autobus. Je suis incapable de me passer de ces délicieux muffins. Je les aimes tellement, que je les collectionne dans mon bureau au travail. De cette façon, je peux calmer mes élans soudains de ”junkie” de muffins asiatiques. Je ne sais pas comment elle fait cette mini tenancière de dépanneur pour les rendre si moelleux. Probablement un secret mystérieux asiatique conservé depuis des siècles… Qui sait!
Le point est que en plein milieu d’un moment de bonheur matinal, voilà tu pas le maudit livreur de bière (chauffeur de gros camion par la même occasion) gros, bedonnant, puant et crétin qui m’aborde.
- Ouin, tu viens souvent ici? Faudrait pas que ta mère sache sa que tu fait de l’oeil aux hommes matures.
- Euh…
- Tu t’en va ou comme ça? J’t'embarque tu dans mon gros camion?
- Non merci …
- T’es sur ma belle, j’te ferai pas mal!
- Euh…
Je lui lance le plus gros effort mondial possible d’horreur, de dégout et de répugnance avec un énorme dévisagement. Non mais franchement, c’est tu pas assez écoeurant. Si j’avais su que je me ferais accoster par un vieux coyote me présentant un repas complet dans la moustache, je ne serais tout simplement pas allée chercher mon délicieux plaisir quotidien. La journée aurait été pénible sans mon ami le muffin, mais tout de même, j’aurais peut-être survécut sans trop de blessures émotionnelles.
Je sort du dépanneur, en beau MAUDIT contre toute la race entière des maudits chauffeurs de camion d’avoir autant de classe qu’un poteau de bar de danseuses. Encore aveuglé par la fumée nauséabonde que dégageait son haleine de porc, je me rend de peine et de misère de l’autre coté de la rue pour attendre le gentil autobus qui viendra me sauver de ses griffes d’épais ambulant.
Je me retourne et le vois sortir à son tour! Non mais il veut VRAIMENT gâcher ma joie de ”casual friday”. Il s’accote sur le seul plus gros engin que lui, son camion et me cris après de l’autre trottoir.
- T’as repenser à ma proposition?
Il n’y a rien de mieux pour se sentir femme que de se faire crier après dans la rue par un rebut repoussant. Si il continue comme ça de m’emplir de désir, je vais jeter ma vie complète dans les air pour devenir serveuse de restaurants à maudit chauffeurs de camions pour pouvoir me faire insulter de la sorte continuellement. Je monte le volume de Monsieur Spooky (mon IPod, il fallait bien que je vous le présente) et je fais mine de rien.
Fâcher que je refuse catégoriquement de faire suite à sa demande, monsieur balourd essai de gravir son camion avec une technique pleine de grâce que seul les gros tas peuvent avoir. Puis, pour guérir la blessure à l’orgueil qu’il a du encaisser, il décide de démontrer sa virilité par l’entremise de sa capacité à appuyer sur l’accélérateur. Tout en s’assurant du coin de l’oeil que je l’observe bien, il emprunte la rue encore tout enneigée suite à la dernière tempête et s’embourbe dans le banc de neige.
Voilà! Il est bien pris! Il tente de garder sa dignité sans quitter la cabine qu’il doit probablement nommer le ”luv shack”. Malgré une série répétitive d’avance et de recule (pas ceux qu’il devait s’imaginer), il se résigne à sortir et demander de l’aide. Il décide donc de faire fondre son gras en prenant une pelle pour tenter de libéré son extension de masculinité.
Mon carrosse collectif arrive. J’y saute tout en gardant la jolie image matinale qui ma été si grandement donné. Ça t’apprendra maudit chauffeur de camion! Puis j’arrive au bureau pour déguster mon muffin. Je ne sais pas pourquoi, mais ce matin là, il était un million de fois plus savoureux.
Classé dans : Les Tentatives Amoureuses | Mots-clefs: autobus, café, calepin, matin
Comme à tous les matins, je sort mon petit calepin dans l’autobus. Je trouve cette endroit et ce moment précis de la journée si inspirant. C’est incroyable d’observer les gens, chacun et chacune loger dans leurs petites routines quotidiennes. C’est même fascinant. Depuis déjà quelques mois que j’occupe le même emploi et que chaque matin, j’emprunte le même trajet à la même heure retrouvant les mêmes gens. Je reconnais maintenant leurs visages familiers, leurs vêtements d’hiver, leurs places respectives, leurs petites habitudes matinales.
Plus particulièrement, il y a un passager que je classifierais dans la catégorie ”craquant”. Je l’ai remarqué il n’y a que quelques semaines seulement. Peut-être est-il là depuis mon abonnement au trajet 95, qui sait! Depuis son entré soudaine dans mon univers, je me pose sans cesse la même question : comment fait-on pour aborder un complet inconnu dans le transport en commun? C’est le genre de situation toujours présente dans les film ou le sujet idéal pour les textes d’un groupe de musique pop destiné aux filles. Pour ce qui est de la vrai vie, c’est toute une autre paire de manches, croyez moi.
Mon imagination fébrile et moi n’avons tout de même pas laisser cette situation à la dérive. Voilà pourquoi que la conception d’une tactique de rapprochement viens me hanter trop fréquemment. Elle me rend complètement fiévreuse le soir venu et complètement stupide une fois rendu à bord de l’autobus dès le lendemain matin.
PREMIER ESSAI
L’idéal est de faire comme s’il s’agissait du destin, et non les tentatives farfelus de la jeune hurluberlue que je suis. Je met donc en oeuvre cette première manoeuvre. Interdiction complète de m’agripper aux poteaux décoratif de l’autobus pour faciliter mon équilibre. De cette façon, j’arriverai à me laisser tomber dans ses bras afin qu’il puisse me secourir. Le premier contact sera fait, et comme un preux chevalier, il s’assurera que je vais bien en m’invitant à discuter le soir même autour d’un verre.
RÉSULTAT
Tout en respectant mon interdiction, j’applique le refus complet de stabilisation possible. Au premier tournant, je suis éjectée dans le fond du bus. Je me retrouve les pied par dessus la tête, renversant mon breuvage matinal au grand complet. Mon foulard anciennement blanc est devenu d’une couleur brunâtre. C’est avec le manteau trempé que je prend place sur sur le banc qu’un vieux monsieur m’offre si gentiment. La tête baissée que je décide de remettre mes stratégies à demain. Je me console en me disant que maintenant, il m’a remarqué, inévitablement.
DEUXIÈME ESSAI (de tentative)
La deuxième tactique m’a été gracieusement proposé par mon imaginaire le soir venu, pendant le lavage à la main de mon foulard. Cette fois si, le plan est infaillible. Impossible de penser qu’il échouera. IM-PO-SI-BLE. Je n’ai qu’à me placer stratégiquement face à lui et échapper mes effets personnelles. Si bien élevé qu’il est (j’en suis convaincue), il les ramassera pour me les remettre. Et voilà, encore une fois le premier contact fait, pour être certain que je n’ai rien perdu, il s’assurera que je vais bien en m’invitant à discuter le soir même autour d’un verre.
RÉSULTAT (non espéré)
Je suis parvenue désespérément à m’installer debout devant lui, de peine et de misère. Le déversement débute! Je m’applique tant bien que mal à ”échapper” mes choses le plus subtilement possible. Il n’y a qu’un seul petit détail auquel je n’avais pas du tout pensé. Il est si plongé dans la lecture de son livre (Les Confessions de Saint Augustin (oui oui, je suis assez déséquilibrée pour le noter)) qu’il ne remarque absolument pas la formation du tapis constitué de la totalité entière de mon sac à ses pieds. Déjà son arrêt! Il enjambe le monticule et me quitte. Mon fouillis est maintenant éparpillé entre les pied de tous les passagers et je dois sortir à mon tour.
TROISIÈME ESSAI (le plan machiavélique)
Suite à mes quelques jours de répit imposé, j’ai enfin réussi à concocter LE plan le plus géniale. Il faut dire que j’y ai travailler afin de le peaufiner. Ce matin, c’est le Matin, avec un grand ”M” (aussi comme dans ”Méchante détraquée”). Je suis gonflée d’énergie. Il n’y a rien pour m’atteindre! Et c’est d’un pas ferme et décidé que j’entre dans l’autobus. La chance est définitivement de mon coté. Le siège à ses cotés est vacant, il n’attendait plus que moi. Je m’y installe, sort mon calepin comme à l’habitude et débute mon écriture en m’appliquant du mieux que je peux pour faciliter sa lecture. Puis sous le charme, pour s’assurer que je suis bien, il m’invitera à discuter le soir même autour d’un verre.
RÉSULTAT (déplorable)
”Bonjour… Je te trouve très séduisant. Comme je n’ai aucun talent dans se genre de situation, j’espère fortement que tu es assez curieux pour regarder par dessus mon épaule et lire ce que je t’écris. Je crois que si je te parles directement, ma nervosité va faire en sorte que mon café ne se retrouvera pas sur moi comme à l’habitude, mais viendra t’ébouillanter à la place. Donc, si tu veux prendre contact avec moi, inscrit les mots Valérie Magique sur ”Google” et …”
Amusé de mon petit jeu, il toussota en prenant bien soin de me montrer la bague de mariage qu’il porte au doigt jusqu’à ce jour soigneusement dissimulée par ses gants…
Aujourd’hui, je le regarde toujours (discrètement du moins) en prenant place dans l’autobus. Comme à tous les matin, je me laisse imprégner de l’inspiration que je trouve dans l’autobus. Puis à chaque fois que je sort mon calepin, j’aperçois avec enchantement son petit sourire en coin.