Valérie Magique ou L’interminable Périple Labyrinthique


Les Dimanches Matins
Dimanche, 23 mars, 2008,
Classé dans : Colocation | Tags: , ,

Mon coloc a sincèrement décidé de rendre les dimanches matins traditionnels. Il ne manque pas une opportunité de me prouver à quel point il joue bien son rôle. Pour mieux vous aider à saisir le personnage, imaginez vous un mélange d’André Arthur et de Gilles Proulx dans la vingtaine coiffé d’un mohawk.

Il sort sa tête dans l’embrasure de la porte arborant un énorme sourire tenant à la main sa livre. Si vous préférez, sa Bible de toilette, son livre du le poker. Il me regard avec son air niais.

- Tu t’en vas à la salle de bain je présume?

La réponse à ma question lui a semblé inutile car sa réponse n’était pas tout à fait celle espérée.

- Moi là, quand je vais être joueur professionnel de poker, je vais me faire faire un siège spécial.

Et c’est reparti, le grand joueur de poker le plus meilleur du monde! Je dois vous avouer que son attitude lorsqu’il est temps de poker m’amuse un peu.

- Ah oui, lequel?

- Moi là, je vais me faire faire un siège en toilette! J’ai appris en chiant, c’est clair que je vais jouer en chiant!

Puis il s’enferme dans son temple de poker personnel.

Merci coloc de rendre les dimanches matins complètement absurdes.



Le Léopard
Dimanche, 16 mars, 2008,
Classé dans : Colocation | Tags: , , ,

J’adore mon coloc.

Il n’y a que lui pour me réserver un accueille matinale de la sorte le dimanche matin. Je me lève, un peu emmécher de ma soirée de la veille. Merveilleux! Il y a un silex remplie au rebord de café brulant. Probablement le sixième qu’il consomme depuis une heure. Ça annonce le ton de son humeur.

Puis, sans même me dire un jolie bonjour :

- Aille, tu sais c’est quoi la différence entre une pute et un léopard?

Wow! Il est en forme pour ce dimanche matin.

- Euh… Non?

- T’as tu déjà vu un léopard avec un g-string en peau de pute faire une danse?

Bon, je sais pas pour vous, mais moi personnellement, c’est une vision à laquelle j’aimerais bien assister. Merci coloc pour me laisser cette image gravée au fer rouge dans ma tête pour le restant de la journée.



Dialogue Matinal
Lundi, 10 mars, 2008,
Classé dans : Insomnie | Tags: , ,

- De la confiture sur votre cerveau?

- Ahhhh Mais si, mais si!

- Elle est un excellent moyen de boucher vos canaux circulatoire d’ondes de réceptivités sensorielles nerveux.

- Je comprends!

- Avec vos oreilles en rôties, le tout se portera à merveilles dans cette sandwich de tête à tête.

- Tout à fait.

- Votre journée en sera comblé par l’apport de miel cervical ainsi bien liquéfié dans votre réceptacle crânien.

- Vous trouvez?

- Puis-je me permettre de vous presser un breuvage d’agrume par les pores faciales?

- Probablement un pure plaisir.

- Je devrai par contre agrémenter vos cheveux par le biais de gruau de façon à extraire le maximum de lustration sous votre voile capillaire.

- Je m’en délecte déjà l’estomac.

- Je vous néglige donc la note par l’entremise de votre pourboire.

- Et je vous en remercie de m’avoir sustenter par ce déjeuné de confusion.



La Haine
Mercredi, 5 mars, 2008,
Classé dans : Le Merveilleux Monde du Travail | Tags: , , ,

Est-ce qu’il faut absolument une raison pour détester quelqu’un? Sincèrement… Parce que si c’est le cas, je ne dois pas respecter les règles morales de la haine du genre humain.

V.I.P. Je ne l’aime pas. Je n’ai aucune raison valable pour ce faire. C’est comme ça. Les raisons ”valables” qu’il m’a tendu n’ont simplement ajouté à mon animosité.

Voilà c’est dit! Ce n’est VRAIMENT pas la peine de faire le tour du bureau en entier pour valider l’information. Et pour vous chers lecteurs qui connaissez le personnage, allez-y, marrez-vous. Vaut mieux rire en se frottant les mains ensemble tout en observant un décolleté AUCUNEMENT provocateur que de dépenser la totalité de son énergie à essayer de plaire à son tour à une personnalité complètement incompatible.

Vous voulez me rendre la pareil très cher V.I.P.? Allez-y! Faites, faites! J’ai la carcasse beaucoup plus solide que ce qu’elle peut transparaître. N’oubliez pas demain matin de passer chez le pâtissier, car rien n’est égale au plaisir de vous voir tenter d’embrasser l’arrière train de la haute direction en offrant beignes, cafés et croissants.



Le Calepin et l’Autobus
Lundi, 3 mars, 2008,
Classé dans : Les Tentatives Amoureuses | Tags: , , ,

Comme à tous les matins, je sort mon petit calepin dans l’autobus. Je trouve cette endroit et ce moment précis de la journée si inspirant. C’est incroyable d’observer les gens, chacun et chacune loger dans leurs petites routines quotidiennes. C’est même fascinant. Depuis déjà quelques mois que j’occupe le même emploi et que chaque matin, j’emprunte le même trajet à la même heure retrouvant les mêmes gens. Je reconnais maintenant leurs visages familiers, leurs vêtements d’hiver, leurs places respectives, leurs petites habitudes matinales.

Plus particulièrement, il y a un passager que je classifierais dans la catégorie ”craquant”. Je l’ai remarqué il n’y a que quelques semaines seulement. Peut-être est-il là depuis mon abonnement au trajet 95, qui sait! Depuis son entré soudaine dans mon univers, je me pose sans cesse la même question : comment fait-on pour aborder un complet inconnu dans le transport en commun? C’est le genre de situation toujours présente dans les film ou le sujet idéal pour les textes d’un groupe de musique pop destiné aux filles. Pour ce qui est de la vrai vie, c’est toute une autre paire de manches, croyez moi.

Mon imagination fébrile et moi n’avons tout de même pas laisser cette situation à la dérive. Voilà pourquoi que la conception d’une tactique de rapprochement viens me hanter trop fréquemment. Elle me rend complètement fiévreuse le soir venu et complètement stupide une fois rendu à bord de l’autobus dès le lendemain matin.

PREMIER ESSAI

L’idéal est de faire comme s’il s’agissait du destin, et non les tentatives farfelus de la jeune hurluberlue que je suis. Je met donc en oeuvre cette première manoeuvre. Interdiction complète de m’agripper aux poteaux décoratif de l’autobus pour faciliter mon équilibre. De cette façon, j’arriverai à me laisser tomber dans ses bras afin qu’il puisse me secourir. Le premier contact sera fait, et comme un preux chevalier, il s’assurera que je vais bien en m’invitant à discuter le soir même autour d’un verre.

RÉSULTAT

Tout en respectant mon interdiction, j’applique le refus complet de stabilisation possible. Au premier tournant, je suis éjectée dans le fond du bus. Je me retrouve les pied par dessus la tête, renversant mon breuvage matinal au grand complet. Mon foulard anciennement blanc est devenu d’une couleur brunâtre. C’est avec le manteau trempé que je prend place sur sur le banc qu’un vieux monsieur m’offre si gentiment. La tête baissée que je décide de remettre mes stratégies à demain. Je me console en me disant que maintenant, il m’a remarqué, inévitablement.

DEUXIÈME ESSAI (de tentative)

La deuxième tactique m’a été gracieusement proposé par mon imaginaire le soir venu, pendant le lavage à la main de mon foulard. Cette fois si, le plan est infaillible. Impossible de penser qu’il échouera. IM-PO-SI-BLE. Je n’ai qu’à me placer stratégiquement face à lui et échapper mes effets personnelles. Si bien élevé qu’il est (j’en suis convaincue), il les ramassera pour me les remettre. Et voilà, encore une fois le premier contact fait, pour être certain que je n’ai rien perdu, il s’assurera que je vais bien en m’invitant à discuter le soir même autour d’un verre.

RÉSULTAT (non espéré)

Je suis parvenue désespérément à m’installer debout devant lui, de peine et de misère. Le déversement débute! Je m’applique tant bien que mal à ”échapper” mes choses le plus subtilement possible. Il n’y a qu’un seul petit détail auquel je n’avais pas du tout pensé. Il est si plongé dans la lecture de son livre (Les Confessions de Saint Augustin (oui oui, je suis assez déséquilibrée pour le noter)) qu’il ne remarque absolument pas la formation du tapis constitué de la totalité entière de mon sac à ses pieds. Déjà son arrêt! Il enjambe le monticule et me quitte. Mon fouillis est maintenant éparpillé entre les pied de tous les passagers et je dois sortir à mon tour.

TROISIÈME ESSAI (le plan machiavélique)

Suite à mes quelques jours de répit imposé, j’ai enfin réussi à concocter LE plan le plus géniale. Il faut dire que j’y ai travailler afin de le peaufiner. Ce matin, c’est le Matin, avec un grand ”M” (aussi comme dans ”Méchante détraquée”). Je suis gonflée d’énergie. Il n’y a rien pour m’atteindre! Et c’est d’un pas ferme et décidé que j’entre dans l’autobus. La chance est définitivement de mon coté. Le siège à ses cotés est vacant, il n’attendait plus que moi. Je m’y installe, sort mon calepin comme à l’habitude et débute mon écriture en m’appliquant du mieux que je peux pour faciliter sa lecture. Puis sous le charme, pour s’assurer que je suis bien, il m’invitera à discuter le soir même autour d’un verre.

RÉSULTAT (déplorable)

Bonjour… Je te trouve très séduisant. Comme je n’ai aucun talent dans se genre de situation, j’espère fortement que tu es assez curieux pour regarder par dessus mon épaule et lire ce que je t’écris. Je crois que si je te parles directement, ma nervosité va faire en sorte que mon café ne se retrouvera pas sur moi comme à l’habitude, mais viendra t’ébouillanter à la place. Donc, si tu veux prendre contact avec moi, inscrit les mots Valérie Magique sur ”Google” et …

Amusé de mon petit jeu, il toussota en prenant bien soin de me montrer la bague de mariage qu’il porte au doigt jusqu’à ce jour soigneusement dissimulée par ses gants…

Aujourd’hui, je le regarde toujours (discrètement du moins) en prenant place dans l’autobus. Comme à tous les matin, je me laisse imprégner de l’inspiration que je trouve dans l’autobus. Puis à chaque fois que je sort mon calepin, j’aperçois avec enchantement son petit sourire en coin.