Valérie Magique ou L’interminable Périple Labyrinthique


Un Verre De Lait, des Fois c’est Bien
Lundi, 25 février, 2008,
Classé dans : Les Aventures Farfelus | Tags: , ,

- Ah oui? Vous voulez VRAIMENT aller là?

C’est ce que j’ai dit à mon amie en naviguant sur la page personnelle d’un inconnu.

- Ah oui. Tu vas VRAIMENT aimer l’expérience.

Sincèrement, je ne suis pas le genre de personne qui va critiquer lorsque quelqu’un me propose une nouvelle activité, mais ça!

- Ah oui! Moi c’est pas mêlant, j’en rêve à toutes les nuits.

Elles sont bizarres ces filles là. Peut-être que c’est moi. Je ne comprend pas beaucoup l’engouement qu’il peut y avoir à regarder un homme faire balancer son sexe nu devant une salle remplie d’hystériques hypnotisées par leur manque disgracieux de plaisir sexuel.

- Bien non! Ce n’est pas comme ça.

C’est vrai… Désolé! Il ne sont pas comme ça ces messieurs. Ils se proclame danseurs nus, mais en vérité, le tout reste bien rangé à sa place.

- Alors! Tu viens ou pas?

Je continuais d’observer les multiples clichés de cet homme sur le web. Il y abordait diverses positions: dans un lit de satin rouge se caressant les mamelons, dans une salle à saveur médiévale brandissant une épée gigantesque (non, pas la sienne (gratuit)) mais surtout dans la douche se versant des litres et des litres de lait sur son torse moite et dénudé. C’est exactement à ce moment que j’ai eu une de faiblesse.

- O.K. D’accord.

Ce ne fut qu’une simple confirmation de ce que j’avançais. Je me suis retrouvée prise au piège dans une énorme cage remplie de fauves sanguinaires qui voulaient toutes et chacune son morceau de viande fraîche. Puis, en gardant les yeux fixés sur la sortie, me dessinant dans la tête des tactiques d’évasion digne d’une agente secrète, j’ai eu la surprise de ma vie. Le laitier chers lecteurs et chères lectrices! Il s’avança langoureusement dans une démarche sensuel, un podium à la main, le sourire en coin tout en mettant de grands efforts pour avoir l’air coquin. Il déposa devant moi son pied d’estale (qui soit dit en passant était une caisse de lait) et y grimpa afin de débuter de curieux mouvements de bassins en prenant bien soin de les diriger vers mon visage.

Prise comme par une incontrôlable force, je n’ai pas pu m’empêcher d’éclater d’un rire si puissant que les employés ont du ramasser des morceaux de ma rate jusqu’au lendemain matin.

Il reprit donc de plus belle, comme s’il voulait, par les mouvements de son corps, faire de la crème fouettée. Tous ce qu’il a accomplit est d’intensifier de plus en plus mes rires.

Il s’arrêta sec! Comme pris dans du beurre.

- Non mais! Tu as fini de rire de moi?

- Je suis désolée mon petit coeur. C ‘est qu’il te manque une pinte de lait à la main pour que tous soit parfait!

Il redescendit sur le planché des vaches, prit sa petite boite et ne termina jamais sa danse.