J’ai eu un réveil digne des plus bas fond de l’enfer se matin. J’ouvre les yeux en sursaut, apercevant le radio réveil qui ne sonnait pas mais qui dévisageait de ses grands yeux rouges m’annonçant qu’il était dépassé déjà depuis plusieurs heures le temps de se lever. En une fraction de seconde, le cours de ma fin de semaine se déroula sous mes yeux. Et je réalisa, se qui par la suite lorsque je m’en rendit compte un délire complet gracieuseté de mon imagination, que nous étions lundi. Ah! Lundi. Première journée de la semaine. Tout pour qu’elle se sente spécial malgré le dégout que j’ai envers elle. Mais si nous sommes lundi, plus je regarde le cadran, plus je réalise que je suis dans de gros problèmes car je ne suis toujours pas au bureau. Dieu, aidez moi s’il vous plait.
Je saute sur le téléphone en composant aussi vite que possible le numéro du bureau comme le ferait un pianiste jouant du free jazz si on lui annonçait qu’on allait lui couper les doigts. Évidement, je tombe sur le répondeur parce que personne n’est aussi perdu que moi pour sincèrement penser que cette journée de dimanche est un lundi.
- Euhmmm… Salut!… C’est Valérie. C’est juste pour vous aviser que je vais arriver en retard parce que (vite une excuse)… En fait non, je vais prendre la journée, je ne me sens pas très bien. J’ai des vomissements violent. Je fait de la fièvre aussi. J’ai des sueurs froides et on dirait que le mal en personne s’acharne sur moi. Je crois aussi que c’est très contagieux car mon coloc l’a aussi…Je serai présente mardi seulement si tout va mieux. Merci.
Je raccroche le téléphone avec une boule d’énervement dans l’estomac, comme un enfant qui à fait un mauvais coup. Je ne peux pas être plus heureuse d’avoir une journée de congé supplémentaire. Je me paie donc un petit déjeuner au resto. Une fois sur place, je me demande si il y a une journée fériée que je ne connaitrais pas. Cette endroit est bondé pour un lundi.
Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond et je ne peut mettre le doigt sur le problème. Une peu de lecture étendu au soleil me fera le plus grand bien. Bon sens! Il y a des gens à profusion ici aussi. Somme nous déjà dans les deux semaines de la construction? Le temps a-t-il filé à se point!
Je rentre donc à la maison avec un peu plus de couleurs que ce matin et je tombe face à face avec mon coloc. Que fait-il ici? Il travail d’habitude à cette heure là!
- Il n’y avait plus de boulot? Tu es parti plus tôt?
- … Non, pourquoi?
- Juste comme ça.
Pourquoi me dévisage-t-il de la sorte!
- Alors! Fin de semaine difficile?
Sa question me frappe de plein fouet. Je ne me souviens pas tout à fait de ce que j’ai fait dimanche. J’ai probablement profité de la belle température… mais je ne me souviens pas de la température.
- Dis, on est dimanche ou lundi?
Même pas de réponse. J’ai vu par le regard qu’il me donnait que nous sommes bel et bien dimanche.
- Donne moi le téléphone.
- Pourquoi?
- Oui, bonjour, ici Valérie… Vous savez le message que je vous ai laissé plus tôt dans la journée, il s’agissait d’une blague… Ah ha.