Valérie Magique ou L’interminable Périple Labyrinthique


Où Sont Rendu les Dimanches?
Dimanche, 8 juin, 2008,
Classé dans : Mon Monde Perdu | Tags: ,

J’ai eu un réveil digne des plus bas fond de l’enfer se matin. J’ouvre les yeux en sursaut, apercevant le radio réveil qui ne sonnait pas mais qui dévisageait de ses grands yeux rouges m’annonçant qu’il était dépassé déjà depuis plusieurs heures le temps de se lever. En une fraction de seconde, le cours de ma fin de semaine se déroula sous mes yeux. Et je réalisa, se qui par la suite lorsque je m’en rendit compte un délire complet gracieuseté de mon imagination, que nous étions lundi. Ah! Lundi. Première journée de la semaine. Tout pour qu’elle se sente spécial malgré le dégout que j’ai envers elle. Mais si nous sommes lundi, plus je regarde le cadran, plus je réalise que je suis dans de gros problèmes car je ne suis toujours pas au bureau. Dieu, aidez moi s’il vous plait.

Je saute sur le téléphone en composant aussi vite que possible le numéro du bureau comme le ferait un pianiste jouant du free jazz si on lui annonçait qu’on allait lui couper les doigts. Évidement, je tombe sur le répondeur parce que personne n’est aussi perdu que moi pour sincèrement penser que cette journée de dimanche est un lundi.

- Euhmmm… Salut!… C’est Valérie. C’est juste pour vous aviser que je vais arriver en retard parce que (vite une excuse)… En fait non, je vais prendre la journée, je ne me sens pas très bien. J’ai des vomissements violent. Je fait de la fièvre aussi. J’ai des sueurs froides et on dirait que le mal en personne s’acharne sur moi. Je crois aussi que c’est très contagieux car mon coloc l’a aussi…Je serai présente mardi seulement si tout va mieux. Merci.

Je raccroche le téléphone avec une boule d’énervement dans l’estomac, comme un enfant qui à fait un mauvais coup. Je ne peux pas être plus heureuse d’avoir une journée de congé supplémentaire. Je me paie donc un petit déjeuner au resto. Une fois sur place, je me demande si il y a une journée fériée que je ne connaitrais pas. Cette endroit est bondé pour un lundi.

Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond et je ne peut mettre le doigt sur le problème. Une peu de lecture étendu au soleil me fera le plus grand bien. Bon sens! Il y a des gens à profusion ici aussi. Somme nous déjà dans les deux semaines de la construction? Le temps a-t-il filé à se point!

Je rentre donc à la maison avec un peu plus de couleurs que ce matin et je tombe face à face avec mon coloc. Que fait-il ici? Il travail d’habitude à cette heure là!

- Il n’y avait plus de boulot? Tu es parti plus tôt?

- … Non, pourquoi?

- Juste comme ça.

Pourquoi me dévisage-t-il de la sorte!

- Alors! Fin de semaine difficile?

Sa question me frappe de plein fouet. Je ne me souviens pas tout à fait de ce que j’ai fait dimanche. J’ai probablement profité de la belle température… mais je ne me souviens pas de la température.

- Dis, on est dimanche ou lundi?

Même pas de réponse. J’ai vu par le regard qu’il me donnait que nous sommes bel et bien dimanche.

- Donne moi le téléphone.

- Pourquoi?

- Oui, bonjour, ici Valérie… Vous savez le message que je vous ai laissé plus tôt dans la journée, il s’agissait d’une blague… Ah ha.



Encore un Autre Dimanche Matin
Dimanche, 6 avril, 2008,
Classé dans : Colocation | Tags: , ,

Toujours fidèle à ses habitudes, il y en a un dans la maisonnée qui ne fait aucun relâchement pour être fidèle à ses habitudes.

Comme à l’habitude, le rendez-vous s’est effectué dans l’entre de la cuisine. Il me regarda avec son jolie air éméché. Le radar de son cerveau se dirigea une fois de plus sur l’énorme silex de café commun. Il semble tout de même heureux, malgré les sons de douleurs qui sortait de sa bouche aux petites heures du matins dans la salle de bain.

- Ça va mon grand? Tu as la face de quelqu’un qui s’est fait rouler dessus par un camion.

- Oui je sais, méchant party hier.

- Ah oui?

- Oui, un party condom.

La seule idée de savoir mon charmant coloc anarchiste être le gentil invité d’un démonstration tuperware d’objets sexuels me rend tellement heureuse! J’ai juste une image en tête : sa face de grand niais qui s’est fait prendre au piège par une de ses amies de filles, entourés de madame ”horny” qui a juste un seul et unique souhait, s’en aller de là en courant.

- Puis? C’était bien?

- Ah oui oui, ça s’est bien déroulé.

- …?

- Oui oui, tout le monde est venu!

Puis il se mit à rire.

Quelle bonne blague de fond de ruelle. C’est à en vomir. Lâche pas coloc, tu va peut-être m’en fournir une drôle d’ici dimanche prochain.



Un Cadeau du Ciel
Samedi, 5 avril, 2008,
Classé dans : Le Merveilleux Monde du Travail | Tags: , , ,

Il m’est arrivé la chose la plus merveilleuse au monde mercredi matin dernier. C’était sublime, féérique même. Vraiment, il me fallait tout simplement cette petit chose pour faire ma journée au grand complet, et ce, sans même avoir mis le pied encore dans ma tour à bureau préféré, la mienne. Bon, vous allez probablement penser que j’en met un peu plus que la réalité. Pas du tout. Une simple chose comme celle là a su me rendre folle de joie. C’était comme un cadeau du ciel, et c’est le cas de le dire. Directement du 20e étage en plus. Je sais que mercredi est déjà passé, mais je cherchais les bons mots pour pouvoir vous dépeindre la scène.

Matin typique en apparence. Je laisse le cadran me sonner dans les oreilles au moins une bonne heure avant que les cris de mon coloc me décide a m’activer à la préparation. Une bonne douche brulante question de se remémorer les draps plus longtemps. Vite un café, puis un deuxième pour emporter s’il vous plait. J’ouvre la porte qui m’est gentiment refermé en plein visage par monsieur le vent violent. Une jolie partie de plaisir s’annonce pour se rendre à l’arrêt. Tête première corps penché vers l’avant. C’est probablement la position la plus aérodynamique que je peux faire tout en gardant un peu de dignité. Puis vite vite vite, il faut s’entasser dans la limousine de vieux (je commence à travailler à l’heure qu’il sorte, l’heure la plus dangereuse de la journée, croyez moi) qui me mènera au bureau.

Enfin sortie de la boîte à grincements de dentiers et de kleenex de manches, il ne reste qu’à traverser le magnifique boulevard sans se faire happer par un fou furieux qui est en pause diner. C’est là que je me fait frapper au visage. Pas par un de ces automobilistes cons qui ne respectent pas les piétons, non. Il y a un énorme forme rouge sur le sol. Ce n’est pas du sang, c’est beaucoup trop solide pour ça. Ce n’est pas non plus un bout de Père Noël, il doit être encore à Cuba en ce moment.

Je reste donc plantée là, laissant plusieurs lumière à préférence piéton s’éteindre, poussant même le jeu à me rendre à me rendre plus en retard que je le suis déjà. Plus je regarde la forme, plus elle me dit quelque chose. Qu’est-ce qui pourrait bien être associé a un amas confus de rouge dans les environs. Elle ressemble à… à… AH MON DIEU!

C’est le gros ”b” gigantesque en haut du building de ma compagnie qui s’est fait sauvagement ramasser par les bourrasques de vent. Je travail maintenant pour une compagnie avec un nom handicapé (par respect de la vie privée, je suis désolée de vous apprendre que cette dernière vous restera probablement anonyme. Je parle de la vie privée de mes collègues, bien entendu). Je ne peux laissé la chose en place. Je ramasse le ”b”. Moi qui me cherchais une décoration à apposer sur mes murs mou! Voilà! Je ne pouvais pas trouver mieux.
Parce que je dois vous spécifier l’interdiction de décoration à l’exception seule qu’il dois s’agir d’objet relié au travail.

Me voici donc en plein milieu de l’ascenseur remplie de Monsieur important. Je suis déjà habituée d’être dévisagé par ces babyboomers beaucoup trop fiers de l’être avec le simple fait que je porte des écouteurs à têtes de morts immense de façon à maximiser le son de Monsieur Spooky, mais cette fois ci, je bas des records avec le gros ”b” sous le bras. Je le dépose discrètement (du moins j’essaie) à mon bureau, cherchant une solution pour l’accrocher sans non plus démolir la structure qui entour mon poste de travail. Je passe au vestiaire rapidement. Puis un collègue m’intercepte.

- Eh! T’as vu? Il parait que le nom en haut du building à sacré le camps!

- Oui je sais, il est a mon bureau.

- … Quoi?

- Bien, je l’ai ramassé.

Oui oui, j’ai fait ça.

- Tu veux m’aider, faut que je trouve un moyen de l’installer.

Après quelque acharnement, entre quelques clients qui nous empêchaient de travailler, la bête est maintenant en place. C’est complètement horrible, aucun esthétique, mais ohhhhh combien symbolique. J’attends avec impatience le moment où le grand patron va se montrer le bout du nez.

Enfin! Le voici qui tourne le coin. Ayons l’air un peu plus professionnelle tout de même. Je dois bien avoir un dossier qui traîne. Vite je m’y plonge. Il s’approche.

- Excuser moi mademoiselle Magique, voulez-vous bien me dire ce que c’est?

- Il s’agit de mes nouvelles décorations.

- Vous savez qu’il est strictement défendu d’apposer d’objet de la sorte dans votre cubicule.

- Bien, c’est que je me suis dis que s’il était assez bon pour décorer l’extérieur de la bâtisse, pourquoi pas l’intérieur aussi.

- De quoi s’agit-il?

- Ah! Mais vous ne savez pas? Vous avez perdu une partie de l’enseigne.

Il se dirigea d’un pas pressé vers l’ascenseur qui mène vers l’extérieur. J’espère qu’ils ont de bonne assurances! (désolé, celle-là, faut faire partie de la famille pour comprendre). Puis, depuis mercredi, j’ai le bureau aux murs mous le plus convoité.



Les Dimanches Matins
Dimanche, 23 mars, 2008,
Classé dans : Colocation | Tags: , ,

Mon coloc a sincèrement décidé de rendre les dimanches matins traditionnels. Il ne manque pas une opportunité de me prouver à quel point il joue bien son rôle. Pour mieux vous aider à saisir le personnage, imaginez vous un mélange d’André Arthur et de Gilles Proulx dans la vingtaine coiffé d’un mohawk.

Il sort sa tête dans l’embrasure de la porte arborant un énorme sourire tenant à la main sa livre. Si vous préférez, sa Bible de toilette, son livre du le poker. Il me regard avec son air niais.

- Tu t’en vas à la salle de bain je présume?

La réponse à ma question lui a semblé inutile car sa réponse n’était pas tout à fait celle espérée.

- Moi là, quand je vais être joueur professionnel de poker, je vais me faire faire un siège spécial.

Et c’est reparti, le grand joueur de poker le plus meilleur du monde! Je dois vous avouer que son attitude lorsqu’il est temps de poker m’amuse un peu.

- Ah oui, lequel?

- Moi là, je vais me faire faire un siège en toilette! J’ai appris en chiant, c’est clair que je vais jouer en chiant!

Puis il s’enferme dans son temple de poker personnel.

Merci coloc de rendre les dimanches matins complètement absurdes.



Le Calepin et l’Autobus
Lundi, 3 mars, 2008,
Classé dans : Les Tentatives Amoureuses | Tags: , , ,

Comme à tous les matins, je sort mon petit calepin dans l’autobus. Je trouve cette endroit et ce moment précis de la journée si inspirant. C’est incroyable d’observer les gens, chacun et chacune loger dans leurs petites routines quotidiennes. C’est même fascinant. Depuis déjà quelques mois que j’occupe le même emploi et que chaque matin, j’emprunte le même trajet à la même heure retrouvant les mêmes gens. Je reconnais maintenant leurs visages familiers, leurs vêtements d’hiver, leurs places respectives, leurs petites habitudes matinales.

Plus particulièrement, il y a un passager que je classifierais dans la catégorie ”craquant”. Je l’ai remarqué il n’y a que quelques semaines seulement. Peut-être est-il là depuis mon abonnement au trajet 95, qui sait! Depuis son entré soudaine dans mon univers, je me pose sans cesse la même question : comment fait-on pour aborder un complet inconnu dans le transport en commun? C’est le genre de situation toujours présente dans les film ou le sujet idéal pour les textes d’un groupe de musique pop destiné aux filles. Pour ce qui est de la vrai vie, c’est toute une autre paire de manches, croyez moi.

Mon imagination fébrile et moi n’avons tout de même pas laisser cette situation à la dérive. Voilà pourquoi que la conception d’une tactique de rapprochement viens me hanter trop fréquemment. Elle me rend complètement fiévreuse le soir venu et complètement stupide une fois rendu à bord de l’autobus dès le lendemain matin.

PREMIER ESSAI

L’idéal est de faire comme s’il s’agissait du destin, et non les tentatives farfelus de la jeune hurluberlue que je suis. Je met donc en oeuvre cette première manoeuvre. Interdiction complète de m’agripper aux poteaux décoratif de l’autobus pour faciliter mon équilibre. De cette façon, j’arriverai à me laisser tomber dans ses bras afin qu’il puisse me secourir. Le premier contact sera fait, et comme un preux chevalier, il s’assurera que je vais bien en m’invitant à discuter le soir même autour d’un verre.

RÉSULTAT

Tout en respectant mon interdiction, j’applique le refus complet de stabilisation possible. Au premier tournant, je suis éjectée dans le fond du bus. Je me retrouve les pied par dessus la tête, renversant mon breuvage matinal au grand complet. Mon foulard anciennement blanc est devenu d’une couleur brunâtre. C’est avec le manteau trempé que je prend place sur sur le banc qu’un vieux monsieur m’offre si gentiment. La tête baissée que je décide de remettre mes stratégies à demain. Je me console en me disant que maintenant, il m’a remarqué, inévitablement.

DEUXIÈME ESSAI (de tentative)

La deuxième tactique m’a été gracieusement proposé par mon imaginaire le soir venu, pendant le lavage à la main de mon foulard. Cette fois si, le plan est infaillible. Impossible de penser qu’il échouera. IM-PO-SI-BLE. Je n’ai qu’à me placer stratégiquement face à lui et échapper mes effets personnelles. Si bien élevé qu’il est (j’en suis convaincue), il les ramassera pour me les remettre. Et voilà, encore une fois le premier contact fait, pour être certain que je n’ai rien perdu, il s’assurera que je vais bien en m’invitant à discuter le soir même autour d’un verre.

RÉSULTAT (non espéré)

Je suis parvenue désespérément à m’installer debout devant lui, de peine et de misère. Le déversement débute! Je m’applique tant bien que mal à ”échapper” mes choses le plus subtilement possible. Il n’y a qu’un seul petit détail auquel je n’avais pas du tout pensé. Il est si plongé dans la lecture de son livre (Les Confessions de Saint Augustin (oui oui, je suis assez déséquilibrée pour le noter)) qu’il ne remarque absolument pas la formation du tapis constitué de la totalité entière de mon sac à ses pieds. Déjà son arrêt! Il enjambe le monticule et me quitte. Mon fouillis est maintenant éparpillé entre les pied de tous les passagers et je dois sortir à mon tour.

TROISIÈME ESSAI (le plan machiavélique)

Suite à mes quelques jours de répit imposé, j’ai enfin réussi à concocter LE plan le plus géniale. Il faut dire que j’y ai travailler afin de le peaufiner. Ce matin, c’est le Matin, avec un grand ”M” (aussi comme dans ”Méchante détraquée”). Je suis gonflée d’énergie. Il n’y a rien pour m’atteindre! Et c’est d’un pas ferme et décidé que j’entre dans l’autobus. La chance est définitivement de mon coté. Le siège à ses cotés est vacant, il n’attendait plus que moi. Je m’y installe, sort mon calepin comme à l’habitude et débute mon écriture en m’appliquant du mieux que je peux pour faciliter sa lecture. Puis sous le charme, pour s’assurer que je suis bien, il m’invitera à discuter le soir même autour d’un verre.

RÉSULTAT (déplorable)

Bonjour… Je te trouve très séduisant. Comme je n’ai aucun talent dans se genre de situation, j’espère fortement que tu es assez curieux pour regarder par dessus mon épaule et lire ce que je t’écris. Je crois que si je te parles directement, ma nervosité va faire en sorte que mon café ne se retrouvera pas sur moi comme à l’habitude, mais viendra t’ébouillanter à la place. Donc, si tu veux prendre contact avec moi, inscrit les mots Valérie Magique sur ”Google” et …

Amusé de mon petit jeu, il toussota en prenant bien soin de me montrer la bague de mariage qu’il porte au doigt jusqu’à ce jour soigneusement dissimulée par ses gants…

Aujourd’hui, je le regarde toujours (discrètement du moins) en prenant place dans l’autobus. Comme à tous les matin, je me laisse imprégner de l’inspiration que je trouve dans l’autobus. Puis à chaque fois que je sort mon calepin, j’aperçois avec enchantement son petit sourire en coin.