J’ai eu une demande spéciale un peu plus tôt dans la soirée. Il y a un certain monsieur italien qui m’a demandé d’écrire sur lui dans mon blog. Il s’agit d’un lecteur occasionnel qui rêve de voir sur l’internet une histoire inusité qui parle de lui. Tout un mandat.
C’est toujours plus facile de dépeindre une histoire mettant en scène un gros crétin innocent qu’un monsieur qu’on apprécie. Je l’avoue donc, je n’ai aucune idée de quel élucubration fantastique je pourrais vous exposer à son sujet, et ce, sans le vexer car pour une fois, ce n’est pas mon but de déblatérer à propos d’un gros cave parce que ce n’en ai pas un.
Je ne vous dirai donc pas qu’il fait parti d’un band que j’aime beaucoup, et dont l’album peut être acheté chez Crazy Lily sur la Plaza St-Hubert, car moi la publicité gratuite, je n’en fais pas. Juste comme ça en passant, j’espère que vous aussi aurez la chance de vous faire attaquer par le vendeur pas du tout ajun de la boutique car il s’agit d’une expérience sensoriel très enrichissante.
Je ne vous mentionnerai pas non plus qu’il porte sur le bras droit un jolie tattouage, parce que moi les tattoos, ça m’écoeure (Quelle menterie slash sarcasme provenant de la part d’une fille ayant une demi-manche.)
Un autre point important à ne pas mentionner est qu’il est d’origine italienne. Comme ce petit détail fait partie de l’ensemble de son charme, je ne vois pas pourquoi je vous le mentionnerais.
Franchement, plus j’y penses et plus la seule chose que je vais vous mentionner à son sujet est un détail au niveau d’une partie de son anatomie. Là, vous vous demandez probablement laquelle. Oui, il a des belles fesses.
Content monsieur?
Classé dans : Le Monde Inusité du Web | Mots-clefs: musique, n'importe quoi
Je ne vous ai pas oublié mes chers lecteurs. Je suis tout simplement en vacances! YEAH! En attendant les péripéties extraordinaires du déménagement, et c’est le cas de le dire, je vous offre un jolie petit vidéoclip.
J’espère que vous avez un bel été! Sinon, la vidéo va vous remonter le moral, garantie.
Il faut réserver son mardi soir la semaine prochaine. Mon coup de coeur musical de l’année 2007, Les Frères Goyette avec l’album Minimiser les Dégâts est en concert à Montréal, et il faut absolument faire le détour pour aller se délecter de leur musique folk à saveur incomparable, de leur présence sur scène absolument sublime et leur performance inoubliable. Bon, je suis vendue, je n’y peux rien. Mais l’essayer, c’est définitivement l’adopter! Je vous le garantie.
Je vous suggère donc d’ici mardi prochain d’aller vous procurer l’album, de l’écouter en boucle afin de bien vous imprégner de leurs douces mélodies, d’apprendre leurs paroles de chansons au grand complet et de vous tenir prêt à vivre un très bon spectacle le 6 mai à 20h au Verre Bouteille rue Mont-Royal à Montréal. Je ne peux pas être plus précise que ça!
Il faut souligner aussi la portion performance du spectacle offert par Sylvain Goyette qui, suite à un incident de porte patio a terminer prématurément sa carrière musicale mais qui a su la remplacer par le bizounage. De ses dix doigts, à l’aide de carton et de ducktape, il crée sous nos yeux des vertisseries, des batteries équivalentes à tout bon show métal qui se respectent, des machines qui fournissent les numéros gagnants de la 6/49 et j’en passe. Que va-t-il nous pondre la semaine prochaine? L’attente est insoutenable. Il ne faut pas oublier les succulentes charades d’actualités qu’il nous sert.
Il n’y a pas que Sylvain quand même! Il y a Mario Goyette avec sa moustache douce comme le miel, Bob-Robert Goyette avec ses solos endiablés, Michel Goyette et son sens rythmique incomparable, Birmance Goyette avec ses danses sexys et envoutantes et Bédard Goyette au combien indispensable.
Je vous laisse même un petit avant goût avec la chanson Highwood, clip dans le quel on sens l’inspiration de Dylan. Et oh combien on à l’air intelligent quand on chante les paroles de la chanson à tue tête en plein milieu d’un spectacle.
Les Goyette, je vous aimes. Je suis probablement un groupie. Oui je l’avoue. J’ai même fait tatouer sur ma fesse droite mon nom de Goyette, Lynda Goyette. Je peux être votre styliste? Membre honoraire? N’importe quoi?
Elle court en boucle cette salope. Elle ma propulsée tout droit sur le nuage du quel je vous parvient. Il n’y a pas à dire, je flotte littéralement dans une vapeur féérique qui m’enveloppe d’une douce euphorie. Depuis cette rencontre, le son mélodieux de sa voix danse et virevolte entre mes deux oreilles m’hypnotisant afin de contrôler la totalité de mes sens.
Cette rencontre, c’est le type qui viens chambouler votre quotidien. Elle peut le détruire en claquant des doigts tout comme elle peut l’émerveiller et lui redonner tout son sens. Elle écorche votre vie pour se tailler confortablement une place et n’y dérogera jamais. Malgré tous les efforts que vous y appliquerez, que vous le voulez ou non, il n’y a absolument rien a faire. Elle vous accompagnera jusqu’à la mort. Peut-être par contre que vous n’en serez pas déçu. Peut-être vous direz vous que justement, il s’agit du type de figure que vous souhaitez tant retrouver à vos funérailles car vous savez que elle seule peut faire résonner qui vous étiez au reste de l’assemblé. Vous l’avez toujours su avec certitude qu’elle est pour vous, qu’elle a été conçu à votre image, qu’elle a su résumer en si peu de mot l’entière personne que vous êtes.
Pour ma part, elle est là depuis mon enfance.Elle a prit la forme de Présidents Américains la première fois que mes sous m’ont permis de la consommer. Bien sûr, elle a su se transformer au fil du temps. Elle a su prendre différentes formes, différentes vies, différentes directions, différents rythmes, différents accords, différents arrangements, différente tonalité, différentes sonorités. Elle est devenu rapidement ma meilleure amie, ma meilleurs confidente. Elle m’a toujours épaulé. Toujours présente, elle me souffle encore et toujours les mêmes paroles de réconfort, suivant son texte sans y déroger lorsqu’elle prend le visage d’une trame sonore de film sur l’État Jardin. Elle m’accompagne dans les moments de bonheurs à d’autres occasions comme l’oiseau libre que je suis. Elle m’envahit de la tête au pied et me fait vibrer avec elle au son délicieux de sa mélodie lorsque je suis fébrile, mais non sur le déclin.
Je vous la présente car dernièrement, on m’a reproché de la préférer à son ancêtre collègue, témoin d’un souvenir du passé. Je ne peux m’en cacher, cette lointaine comparse me fait tout aussi vivre des émotions qui restent trop souvent sans nom, unique dans leur impossibilité descriptive. Jalousement, elles exercent chacune d’entre elle une compétition dans mon existence à savoir qui prendra la tête. Jamais elle ne se détrônerons.
Aujourd’hui elle a pris la forme d’un jardin aux allures de Creepshow. Demain elle prendra peut-être la forme d’un arche de feu, d’un loup sournois ou d’un gigantesque dôme qui m’enveloppera d’une bulle incassable. Peut-être me soufflera-t-elle des mots doux dépeint aux couleur de la ville qu’aucun homme ne me procure pour l’instant. Elle me fera peut-être danser jusqu’à mon habitacle de travail de murs mous en me remémorant le souvenir de vieux amis. Qui sais!
Il reste impossible de vous la présenter en entier cette douce muse. Les possibilités en sont infinis. Les multiples facettes de sa personnalité me prendrais la nuit entière à vous décrire. Elle continuera tout de même à me hanter, même si le temps viendra à me fuir et me délaisser.
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- Où on va déjà?
Je ne suis pas vraiment consciente de ce qui se trouve à mon horaire. Souvent, j’ai tendance à ne pas trop savoir dans quoi je m’embarque. La plus part du temps, j’apprends le nom de mes destinations une fois rendu sur les lieux.
- Assister à un spectacle..! Tu ne te souviens pas m’avoir remboursé l’argent du billet la semaine dernière?
Probablement. Je ne sais toujours pas où se trouve cette représentation. Je sais par contre que cela fait déjà un bon moment que la voiture roule sur une route enveloppée d’arbres enneigés donnant sur un horizon qui semble si lointain.
- Tiens, c’est ici.
Évidement, je n’ai pas eu le temps de lire le nom de la ville (ou village) inscrit sur le panneau aux abords la bretelle de sortie nous propulsait dans les entrailles de l’inconnu. Sympathique endroit. La seul et unique rue, surement appeler avec grande originalité ”Rue Principale”, est bonder de la population entière du coin, environ une trentaine de personnes. Un petit spectacle dans une salle intime, il n’y a rien de mieux. J’adore découvrir de nouveaux talents et les voir se révéler en même temps qu’ils apprivoisent la scène. Mais avec tout ça, je ne connais toujours pas le nom de l’artiste qui nous a fait rouler des heures sur des chemins plus ou moins fréquentable. J’imagine que le tout doit être inscrit sur le billet que je n’ai pas en main et que mon amie conserve jalousement suite à ma tendance de tout égarer.
Jolie petite salle vu de l’extérieur. L’intérieur par contre ressemble à un bar que votre mère n’aimerait pas savoir que vous fréquentez. Une taverne comme celle que côtoient les messieurs de chantier. Notre entré fût mémorable. Habituellement, j’essaie de ne pas trop attirer l’attention sur moi. Ce fut un échec. Il est clairement inscrit en lettres fluorescents sur mon amie et moi, à en voir la totalité des regards se diriger vers nous, que nous ne sommes pas du coin.
- Vous allez manger avant le spectacle?
Avec plaisir. Je suis affamée! Il a fallu partir vite sans avaler le moindre petit bout de nourriture avant d’affronter le parcours qui nous séparait de la maison jusqu’à cet endroit dont le nom me restera probablement inconnu. Le gigantesque portier/placier nous conduit aux seules deux places qui sont jusque là encore inoccupées dans cette jungle au saveurs de ”night life” rural. Deux petits tabourets situé au bout du comptoir du bar au fond de la salle feront l’affaire.
Après de longues minutes d’attente, une serveuse se présente. Elle se nomme probablement Linda à en voir son maquillage intensif, son bronzage orangé et ses faux ongles d’au moins un bon pied et demi.
- Quelque chose à boire mes petits coeurs?
- Oui, bien sur! Quelles sont vos bières?
- Molson Ex, Dry et mes importées Smirnoff Ice.
Il y eu un silence. J’attendais la fin de la liste mais elle ne continuait pas. Après un moment d’hésitation, j’ai réalisé qu’il n’y aurait aucune suite à cette énumération.
- Une Ex j’imagine.
Bon! Étudions une peu le menu maintenant. À la manière de celui d’un ”truck-stop”, friture, grillades et mal-bouffe s’entremêlait pour donner aux lecteur de cette oeuvre une indigestion avant même d’avoir mastiqué la première bouchée. Le choix se fera donc sur une des trois seule salade inscrites sur le menu. Le tout nous est apporté maladroitement, servit dans des assiettes qui ressemble étrangement à de la vaisselle de cabane à sucre.
Le spectacle débuta avec un première partie douteuse. Une formation locale constitué de jeunes braillards démontrant leurs connaissance musical composé des trois mêmes accords et dont l’étendu du vocabulaire laissait à désirer. Ce léger intermède me permis d’observer la faune du coin. Un paquet de filles clonées en série, accoutrées de vêtements périmés. Elles avaient toute des airs de Linda dans sa jeunesse depuis longtemps perdu. Pour ce qui est des hommes présent, passons. Il s’agit du genre d’hommes qui me font adorer mon célibat.
Le spectacle était géniale. Je n’ai que des commentaires positifs à émettre au Pascale Picard Band. J’ai finalement appris le nom de la raison de ce voyage tordu. Après tous nos efforts quasi insurmontables pour se rendre, la récompense en valait définitivement la peine. Pascale Picard se donne sur scène dans une énergie explosive en partageant avec ses spectateurs des mélodies entrainantes et touchante à la fois.
Satisfaite de ma trouvaille, il ne nous reste plus qu’à emprunter le chemin du retour. Nous somme maintenant pleines d’énergie, prêtes à affronter l’horrible trajet avant d’arriver au confort douillet de la maison.
- Et merde. Je n’ai plus d’essence.
Je m’imaginais la scène. Pendant le spectacle, un résident du coin était sortie pour aller siphonner la voiture. Il s’agit d’un produit tellement rare dans les parages que pour effectuer leur déplacements, ils s’attaquaient aux voitures inconnu qui avait le malheur de rester trop longtemps stationnées sur la ”Main”.
- Bien non! J’ai oublié de faire le plein avant de partir.
Dommage. Je préférais de loin ma version de l’histoire. Pourquoi s’inquiéter, il doit bien y avoir une station ouvert 24h dans les environs… Non? Eh non! Alors il y en aura probablement une à la prochaine sortie sur l’autoroute. Comme il faut prendre des chances dans la vie, il ne nous reste plus qu’à espérer que c’est le cas. Vous savez à combien de temps se trouvait la cette sortie? Moi non plus! L’essence restante ne nous a jamais permis de le constater en temps réel. Nous voilà donc coincées sur la même route enneigé que nous avons emprunté plus tôt, mais cette fois dans un décor de film d’horreur, plongé dans l’obscurité total avec au loin aucun signe de vie.
- Ne t’inquiète pas! Je vais appeler une remorqueuse.
Et sur mon cellulaire se trouvait l’inscription ” No Signal”.