Classé dans : Les Pensées Absurdes | Mots-clefs: produits laitiers, kraft dinner, saucisses
Des fois, c’est l’fun de manger de la cochonnerie. De la belle grosse cochonnerie indigeste et chimique. Au travail, il y avait une madame du département de la comptabilité qui mangeait du Kraft Dinner. Pas que du simple KD ordinaire. Non. Celui de course parsemé de saucisse à hotdog fait de sabot de cochon. La madame de la comptabilité, elle mange en face de moi à une autre table. Si à ce moment, je ne me trouvais pas dans un environnement de travail, je lui tabasserais la tête sur le coin de sa table et partirais en courant avec son lunch… Bon peut-être pas aussi violament. Une chose est sur, je sais ce que je vais manger pour souper.
J’ai envie d’un Kraft Dinner.
L’après-midi fut longue en rêvant de toi, oh Kraft Dinner. Je t’imagine déjà fumant dans la casserole collée par le rond du poêle. Bientôt tu seras mien.
Comme tout bon plan demande une préparation impeccable, je dois faire un arrêt stop à l’épicerie. J’ai presque tous les ingrédients. La boite contenant le sachet de jaune et les nouilles informes, la matière grasse et la raison pour laquelle il est possible d’affirmer que le KD contient des produits laitiers, le lait. Je part donc accomplir ma quête, acheter des saucisses chimiques.
Le but est de ne pas se laisser distraire par les autres attractions de l’endroit. Il faut aller directement au comptoir des saucisses. Elles sont tout juste à coté des produits laitiers. Là où ils entreposent le nouveau yogourt de mon coeur. Saveur d’ananas et thé vert. Je ne suis pas nécessairement fanatique des infos pubs, mais celui-là, il faut l’essayer. Indispensable pour survivre au manque de chaleur grandissant. Bon, j’en prend un pot.
Vite, il faut bifurquer dans un rangée sans intérêt pour ne pas perdre le fil de la mission et allé manger au plus vite les produits chimiques. Ah! L’allée des produits ménagés! J’en ai de ça à la maison. C’est ce que je me disais jusqu’à ce que je vois les papiers mouchoirs à saveur de Vicks. Ça, je n’en ai pas à la maison. Je ne suis pas nécessairement fanatique des infos pubs, mais ceux-là, il faut les essayer. Indispensables pour survivre à l’hiver. Bon, j’en prend une boite.
Je cours jusqu’à la caisse. Il faut sortir d’ici dans les plus brefs délais. J’étalle donc mes emplettes sur le petit tapis roulant. En ordre, on y retrouve des saucisses, du yogourt et des papiers mouchoires. Mon regard reste stopé un instant sur le spectacle. Des saucisses, du yogourt et des papiers mouchoires. Fou rire générale. Évidement, la petite caissière de 16 ans abordant son air de boeuf naturel me dévisage en machant sa comme comme un joueur de baseball. Tentant de m’expliquer, c’est la que je la traumatise à vie.
- Non mais, quelqu’un de vraiment déviant pourrait croire que je m’en vais masturber des saucisses!
La question est de savoir qui est le plus déviant entre la personne qui le pense et la personne qui le dit.
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- Ah oui? Vous voulez VRAIMENT aller là?
C’est ce que j’ai dit à mon amie en naviguant sur la page personnelle d’un inconnu.
- Ah oui. Tu vas VRAIMENT aimer l’expérience.
Sincèrement, je ne suis pas le genre de personne qui va critiquer lorsque quelqu’un me propose une nouvelle activité, mais ça!
- Ah oui! Moi c’est pas mêlant, j’en rêve à toutes les nuits.
Elles sont bizarres ces filles là. Peut-être que c’est moi. Je ne comprend pas beaucoup l’engouement qu’il peut y avoir à regarder un homme faire balancer son sexe nu devant une salle remplie d’hystériques hypnotisées par leur manque disgracieux de plaisir sexuel.
- Bien non! Ce n’est pas comme ça.
C’est vrai… Désolé! Il ne sont pas comme ça ces messieurs. Ils se proclame danseurs nus, mais en vérité, le tout reste bien rangé à sa place.
- Alors! Tu viens ou pas?
Je continuais d’observer les multiples clichés de cet homme sur le web. Il y abordait diverses positions: dans un lit de satin rouge se caressant les mamelons, dans une salle à saveur médiévale brandissant une épée gigantesque (non, pas la sienne (gratuit)) mais surtout dans la douche se versant des litres et des litres de lait sur son torse moite et dénudé. C’est exactement à ce moment que j’ai eu une de faiblesse.
- O.K. D’accord.
Ce ne fut qu’une simple confirmation de ce que j’avançais. Je me suis retrouvée prise au piège dans une énorme cage remplie de fauves sanguinaires qui voulaient toutes et chacune son morceau de viande fraîche. Puis, en gardant les yeux fixés sur la sortie, me dessinant dans la tête des tactiques d’évasion digne d’une agente secrète, j’ai eu la surprise de ma vie. Le laitier chers lecteurs et chères lectrices! Il s’avança langoureusement dans une démarche sensuel, un podium à la main, le sourire en coin tout en mettant de grands efforts pour avoir l’air coquin. Il déposa devant moi son pied d’estale (qui soit dit en passant était une caisse de lait) et y grimpa afin de débuter de curieux mouvements de bassins en prenant bien soin de les diriger vers mon visage.
Prise comme par une incontrôlable force, je n’ai pas pu m’empêcher d’éclater d’un rire si puissant que les employés ont du ramasser des morceaux de ma rate jusqu’au lendemain matin.
Il reprit donc de plus belle, comme s’il voulait, par les mouvements de son corps, faire de la crème fouettée. Tous ce qu’il a accomplit est d’intensifier de plus en plus mes rires.
Il s’arrêta sec! Comme pris dans du beurre.
- Non mais! Tu as fini de rire de moi?
- Je suis désolée mon petit coeur. C ‘est qu’il te manque une pinte de lait à la main pour que tous soit parfait!
Il redescendit sur le planché des vaches, prit sa petite boite et ne termina jamais sa danse.