Classé dans : Les Pensées Absurdes | Mots-clefs: alcool, chèvre, région
Tout dernièrement, j’ai été traumatisé au plus haut point par un certain monsieur rencontré dans une soirée beaucoup trop bien arrosée. Ce monsieur provenait des régions.
Bon.
Ce n’est pas que j’ai quelque chose contre les régions. Moi même je proviens d’une lointaine origine des régions. Mais tout de même, je doute que je puisse autant perturber les gens par mes paroles comme lui l’a fais avec moi.
Il a fallu que je lui parle de chèvres. C’est bien connu, les gens des régions possèdent ou ont possédé une chèvre au moins une fois dans leur vie. Je voulais simplement savoir comment se nommait la sienne : biquette, choupette, chèvre… Juste à titre informatif. Et lui a tenu bon de m’informer également de certains éléments sur la vie des chèvres qui selon lui semblait indispensable à savoir pour bien mener à terme une vie.
Selon ma vision personnelle, j’aurais très bien pu m’en sortir sans.
- C’est vrai qu’il existe plusieurs méthode pour violer une chèvre, me dit-il d’un ton plein de convictions, mais la mienne est définitivement la plus efficace.
- Pas vrai! Tu m’en diras tant.
Jusque là tout va bien. Il est fréquent d’entendre parler d’histoire de gens pas trop propre avoir des relations sexuelles avec des partenaires du monde animalier.
- C’est sur que le problème maheur, continua-t-il avec une voix mélodieuse d’accent, c’est que la chèvre la, elle veut se sauver.
- Non! Tssssss.
C’est bien certain que d’avoir un gars comme lui qui te cours après, n’importe qui, incluant les chèvres du monde entier voudraient décamper.
- Une des façons les plus fréquement utilisé, renchéri-t-il, est de l’attacher à un poteau avec une corde ou une chaine.
- C’est un moyen comme un autre.
Où va le monde, avec ces trip sado maso de zoophilie des champs?
- Mais les meilleurs trucs de champion, me dévoila-t-il, c’est les secrêts anciens des vieux loups de mer.
- Ah oui?
Un mélange de loups et de chèvres, c’est toujours bien interessant.
- Il faut pas la rendre immobile par le cou, me confia-t-il. Il faut s’assurer que ses pattes d’en arrière ne bougent pas et qu’elle reste bien en place.
- C’est sur que ça doit te laisser plus de lattitude.
Je ne comprenais toujours pas le lien avec les vieux loups de mer. Mais j’ai compris quand il a poursuivit.
- Il faut se procurer des bottes à eau format salopette, comme celle des pêcheurs, là tu les mets mais avec rien en dessous, flambant comme qu’on dit. Le truc, c’est d’inserer ses pattes d’en arrière dans les bottes. Comme ça elle est à la bonne hauteur mais elle peut pas s’enfuir, elle est complètement prise. T’as donc tout le temps désirer pour faire ce que t’as a faire s’en t’inquiéter d’avoir à courir après elle dans le champs les culottes à terre, le sexe au grand vent.
- … Wow. Y’a pas à dire hein. T’es… débrouillard.
Je me demande comment ce gars là s’adapte à la vie urbaine. Est-ce qu’il ramène des filles à la maison le soir à la sortie des bars et les insère dans ses botte à eau? C’est un mystère, mais la prochaine fois que je rencontre un type de la même provenance, je me fais un devoir de lui demander.
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- Où on va déjà?
Je ne suis pas vraiment consciente de ce qui se trouve à mon horaire. Souvent, j’ai tendance à ne pas trop savoir dans quoi je m’embarque. La plus part du temps, j’apprends le nom de mes destinations une fois rendu sur les lieux.
- Assister à un spectacle..! Tu ne te souviens pas m’avoir remboursé l’argent du billet la semaine dernière?
Probablement. Je ne sais toujours pas où se trouve cette représentation. Je sais par contre que cela fait déjà un bon moment que la voiture roule sur une route enveloppée d’arbres enneigés donnant sur un horizon qui semble si lointain.
- Tiens, c’est ici.
Évidement, je n’ai pas eu le temps de lire le nom de la ville (ou village) inscrit sur le panneau aux abords la bretelle de sortie nous propulsait dans les entrailles de l’inconnu. Sympathique endroit. La seul et unique rue, surement appeler avec grande originalité ”Rue Principale”, est bonder de la population entière du coin, environ une trentaine de personnes. Un petit spectacle dans une salle intime, il n’y a rien de mieux. J’adore découvrir de nouveaux talents et les voir se révéler en même temps qu’ils apprivoisent la scène. Mais avec tout ça, je ne connais toujours pas le nom de l’artiste qui nous a fait rouler des heures sur des chemins plus ou moins fréquentable. J’imagine que le tout doit être inscrit sur le billet que je n’ai pas en main et que mon amie conserve jalousement suite à ma tendance de tout égarer.
Jolie petite salle vu de l’extérieur. L’intérieur par contre ressemble à un bar que votre mère n’aimerait pas savoir que vous fréquentez. Une taverne comme celle que côtoient les messieurs de chantier. Notre entré fût mémorable. Habituellement, j’essaie de ne pas trop attirer l’attention sur moi. Ce fut un échec. Il est clairement inscrit en lettres fluorescents sur mon amie et moi, à en voir la totalité des regards se diriger vers nous, que nous ne sommes pas du coin.
- Vous allez manger avant le spectacle?
Avec plaisir. Je suis affamée! Il a fallu partir vite sans avaler le moindre petit bout de nourriture avant d’affronter le parcours qui nous séparait de la maison jusqu’à cet endroit dont le nom me restera probablement inconnu. Le gigantesque portier/placier nous conduit aux seules deux places qui sont jusque là encore inoccupées dans cette jungle au saveurs de ”night life” rural. Deux petits tabourets situé au bout du comptoir du bar au fond de la salle feront l’affaire.
Après de longues minutes d’attente, une serveuse se présente. Elle se nomme probablement Linda à en voir son maquillage intensif, son bronzage orangé et ses faux ongles d’au moins un bon pied et demi.
- Quelque chose à boire mes petits coeurs?
- Oui, bien sur! Quelles sont vos bières?
- Molson Ex, Dry et mes importées Smirnoff Ice.
Il y eu un silence. J’attendais la fin de la liste mais elle ne continuait pas. Après un moment d’hésitation, j’ai réalisé qu’il n’y aurait aucune suite à cette énumération.
- Une Ex j’imagine.
Bon! Étudions une peu le menu maintenant. À la manière de celui d’un ”truck-stop”, friture, grillades et mal-bouffe s’entremêlait pour donner aux lecteur de cette oeuvre une indigestion avant même d’avoir mastiqué la première bouchée. Le choix se fera donc sur une des trois seule salade inscrites sur le menu. Le tout nous est apporté maladroitement, servit dans des assiettes qui ressemble étrangement à de la vaisselle de cabane à sucre.
Le spectacle débuta avec un première partie douteuse. Une formation locale constitué de jeunes braillards démontrant leurs connaissance musical composé des trois mêmes accords et dont l’étendu du vocabulaire laissait à désirer. Ce léger intermède me permis d’observer la faune du coin. Un paquet de filles clonées en série, accoutrées de vêtements périmés. Elles avaient toute des airs de Linda dans sa jeunesse depuis longtemps perdu. Pour ce qui est des hommes présent, passons. Il s’agit du genre d’hommes qui me font adorer mon célibat.
Le spectacle était géniale. Je n’ai que des commentaires positifs à émettre au Pascale Picard Band. J’ai finalement appris le nom de la raison de ce voyage tordu. Après tous nos efforts quasi insurmontables pour se rendre, la récompense en valait définitivement la peine. Pascale Picard se donne sur scène dans une énergie explosive en partageant avec ses spectateurs des mélodies entrainantes et touchante à la fois.
Satisfaite de ma trouvaille, il ne nous reste plus qu’à emprunter le chemin du retour. Nous somme maintenant pleines d’énergie, prêtes à affronter l’horrible trajet avant d’arriver au confort douillet de la maison.
- Et merde. Je n’ai plus d’essence.
Je m’imaginais la scène. Pendant le spectacle, un résident du coin était sortie pour aller siphonner la voiture. Il s’agit d’un produit tellement rare dans les parages que pour effectuer leur déplacements, ils s’attaquaient aux voitures inconnu qui avait le malheur de rester trop longtemps stationnées sur la ”Main”.
- Bien non! J’ai oublié de faire le plein avant de partir.
Dommage. Je préférais de loin ma version de l’histoire. Pourquoi s’inquiéter, il doit bien y avoir une station ouvert 24h dans les environs… Non? Eh non! Alors il y en aura probablement une à la prochaine sortie sur l’autoroute. Comme il faut prendre des chances dans la vie, il ne nous reste plus qu’à espérer que c’est le cas. Vous savez à combien de temps se trouvait la cette sortie? Moi non plus! L’essence restante ne nous a jamais permis de le constater en temps réel. Nous voilà donc coincées sur la même route enneigé que nous avons emprunté plus tôt, mais cette fois dans un décor de film d’horreur, plongé dans l’obscurité total avec au loin aucun signe de vie.
- Ne t’inquiète pas! Je vais appeler une remorqueuse.
Et sur mon cellulaire se trouvait l’inscription ” No Signal”.